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18 août 2026

Liste 117 et image 64-Ma participation

La liste : Solidarité, hasard, frémissant, prince, instinct, se tromper(ou tromper), spectaculaire, reprendre, erreur, accessoire
L'image
Les aveux (suite et fin de "L'énucléateur")

       Comme prévu, l'habituel stratagème «flic gentil-flic méchant» a  fini par fonctionner même s'il a fallu attendre le lendemain pour reprendre les hostilités.
    Après plus de quatre heures sous le feu roulant des questions, proprement cuisiné par Fanny et Alexandre qui se relayaient aurpès de lui avec une solidarité exemplaire, le meutrier présumé des membres de deux  familles -le père, la mère et leurs trois enfants - n'était plus très loin de se mettre à table, Philomène en était convaincue !  Son instinct aiguisé de chasseuse de criminels le lui criait ! Elle ne s'était que très rarement fourvoyée et elle se rappelait  chacune de ses erreurs de jugement avec une douloureuse précision,.  Des erreurs qui l'avaient amenée à relâcher un suspect et qui lui avaient valu quelques remontrances  spectaculaires  de  la part de ses supérieurs ! Mais cette fois, elle ne se trompe pas !  Rodrigue Delavenne est coupable, elle en est sûre.. Il est celui qui a signé ses crimes en épinglant sur le corps du père de chaque famille assassinée,  le même petit mot  écrit en lettres gothiques noires :  «Le prince de la mort»,  et en glissant ente les mains jointes de la mère, une plume noire. Il faut être particulièrement retors pour se balader  avec des accesooires tels que des épingles de couturère et des plumes de corbeau ! Se dit-elle.
    Quand elle repense à son arrestation, elle doit reconnaître que le hasard fait parfois bien les choses et que les rêves prémonitoires, ce n'est pas toujours de la daube comme le lui affirmait  son défunt mari. en se moquant d'elle. La veille, fatiguée et énervée plus que de raison par cet interrogatoire qui ne menait à rien,  elle  a décidé de prolonger de 24 heures la garde à vue de Rodrigue Delavenne ! Lequel Rodrigue, qui l'eût cru, n'avait curieusement pas demandé l'assistance d'un avocat !
    - Je n'ai rien fait ! Vos accusations ne tiennent pas la route ! S'est il contenté de lâcher sans perdre une once de son flegme  tandis qu'on l'enfermait pour la nuit. 
    Un calme anormal pour Philomène qui a vu plus d'un suspect sortir de ses gonds lors de la mise en cellule ! 
    Alors que débute la deuxième phase de sa garde à vue, il semble un peu moins assuré et réclame la présence de son avocate. A peine arrivée la jeune femme s'insurge contre les méthodes arbitraires de la police. 
    -Vous n'avez rien contre mon client, je vous demande de le libérer immédiatement! Jette -t-elle d'un ton mordant.
    -Il est soupçonné de meurtre Maître et tant que  nous n'aurons pas élucidé les raisons de sa présence près de cette école, nous  continuerons à l'interroger. Plus vite il  nous donnera des explications plausibles, plus vite nous le libérerons De plus, il a insulté et menacé un agent de police,  ce fait à lui  seul justifie que nous le gardions encore un peu, le temps de vérifier qu'il n'était pas sous l'emprise de stupéfiants. Les analyses sont en cours.
    Pour ce qui est de son arrestation, il n'a été interpellé que  parce ce qu'il a insulté très grossièrement un agent qui venait de le verbaliser pour stationnement gênant devant l'école. Il aurait juste pu obtempérer et s'en aller mais il s'est brusquement mis à il vociférer en montrant  à l'agent un poing serré et menaçant. Ce qui ne collait pas du tout avec son apparence très classe.
    - J'attends ma femme et mes enfants espèce de connard ! Hurlait-il  en désigant  une  maman qui sortait de l'école avec une petite fille de pas plus de deux ans dans sa poussette, escortée  par un garçonnet boudeur  et une fillette rieuse.    
    C'est cette coïncidence  qui a fait naître les soupçons de Philomène, soudain intimement persuadée qu'elle tenait l'énucléateur.
    Quant au rêve qu'elle a fait la nuit d'avant, alors qu'elle ne fait plus que d'affreux cauchemars au cours desquels elle revit sans cesse la mort de son mari, cette fois ça a été différent, presque apaisant. Elle était devant une belle porte  ouvragée en chêne massif.. De la serrure  joliment travaillée où était fichée une clé dorée, jaillissait une chaude  lumière.. Par le trou, elle pouvait entrevoir une forêt illuminée par le soleil.. Derrière elle, elle sentait la présence rassurante de son mari. «Tourne la clé, ouvre la porte, la vérité se cache derrière ! Mais n'oublie jamais mon amour, que la beauté cache souvent la noirceur», Lui murmurait-il.
    Face au suspect, cet avertissement onirique lui revient. Elle a pris la relève, bien décidée à forcer la serrure mentale de ce bel homme  si sûr de lui qui la nargue du regard ! 
    -C'est étrange, attaque-t-elle d'emblée, qu'on vous ait interpellé alors que vous prétendiez attendre votre épouse et vos enfants. Laquelle, aux dires de l'agent qui a procédé à votre arrestation,  était en fait attendue par son mari dont la voiture était dûment  garée sur le parking en face de l'école ! Une  mère, un père, trois enfants dont les âges respectifs correspondent exactement à ceux de vos victimes ! Pourquoi ce mensonge si vous n'avez rien à vous reprocher ?
    C'est alors que le masque hiératique de Rodrigue Delavenne a commencé à se craqueler avant de se dissoudre totalement.  Le souffle suspendu, Philomène n'avait plus qu'à attendre qu'il se libère.
    Avec une espèce de jubilation malsaine qui les a tous laissés frémissant d'horreur, il a raconté  sans jamais perdre son demi sourire ironique et sans omettre le moindre détail, chacun des crimes qu'il a commis. Les deux dont il était accusé plus  dix autres étalés sur  quinze ans. Des  massacres sanglants qu'on n'a pourtant jamais reliés à lui. Et pour cause ! S'il s'agisssait chaque fois de familles,  le sexe, l'âge et le nombre des enfants n'étaient pas déterminant, même s'il n'y en avait jamais plus de trois. De surcroit,  chaque fois le mode opératoire était différent !  Seules les deux dernières familles étaient pareillement composées; tant pour l'âge  de chacun des membres que pour le sexe des enfants. Et surtout, ces deux derniers massacres étaient  ostensiblement signés de la même facon, comme si Rodrigie Delavenne avait voulu se faire arrêter. Sa présence près de l'école,  sa réaction coléreuse contre l'agent de police,  le fait qu'il désigne la jeune mère et ses trois enfants, tout cela attestait qu'il était prêt à tuer à nouveau, qu'il avait déjà repéré ses futures victimes et qu'en même temps, il avait tout fait pour  qu'on l'en empêche..
. «Merci chéri !» Murmure Philomène 
- Affaire classée ma Philo  ? Pas si sûr ! Il te reste une porte à ouvrir  pour avoir la réponse à ta dernière question : pourquoi ? A-t-elle cru entendre.

19 juillet 2026

Liste 115 et image 63 - Ma participation

La liste :
Millésime, modeler, inestimable, enchanté, langage, chantier, adorateur,bannir,cérémonie,héritier.

L'image 
***

Danser sous la pluie

    Ahhhh ! Danser  et chanter sous la pluie, quel inestimable cadeau du ciel  ! C'est probablement ce qu'ont pensé  beaucoup de gens qui auraient été enchantés de pouvoir le faire sans cérémonieHéritiers du grand monde, ou simples quidams, chefs de chantiers, ouvriers , employés de bureau ou paysans, jeunes et vieux... Nul n'a été épargné par la chaleur écrasante qui s'est abattue sur le pays du nord au sud et de l'est à l'ouest. Pour utiliser un langage plus populaire,  on crevait de chaud ! Et ne me parlez pas de climatisation !  Nous ne sommes pas tous climatisés dans nos logements, loin s'en faut et l'achat d'un climatiseur mobile ne fait pas forcément  partie de nos priorités !  J'en conviens volontiers,  cette année est un sacré millésime. Images à l'appui, les experts météo nous ont expliqué que cette vague de chaleur était due à un «Blocage en Oméga». On n'a quasiment parlé que de ça, en répétant que c'était un phénomène exceptionnel comme  s'il ne s'en était jamais produit de tels auparavant !  Ce n'est pourtant ni la première, ni la dernière fois !  
         Je me souviens  avec une certaine angoisse, je l'avoue, de tous ces champs qui brûlaient en 2019,  chez nous dans la Somme  et ailleurs,  à cause d'une chaleur et d'une sécheresse exceptionnelles de l'avis de tous cette année-là ! C'était impressionnant et ça faisait peur ! Un agriculteur cerné par les flammes est même mort, brûlé vif sur son tracteur !  Quelle fin épouvantable ! 
    On  a beau vouloir la modeler à notre convenance, la Nature est souveraine ! Elle fait ce qu'elle veut ! Je crois pouvoir dire sans me tromper, que durant cet éprouvant épisode caniculaire, les adorateurs du soleil tout puissant n'ont jamais eu aussi peu la cote ! Je pense pour ma part, qu'à ce moment -là,   en les écoutant dire et répéter: «C'est normal, c'est l'été !», j'ai eu plus d'une fois l'envie ..brûlante  de les bannir au milieu d'un désert  de sable sans la moindre goutte d'eau  ! 
    Tout le monde  aurait rêvé d'une averse salvatrice pour se rafraîchir et faire la fête dans les rues, de jour comme de nuit,  avec ou sans parapluie !
     Enfin, il a plu ! Pas longtemps ni beaucoup mais que c'est bon ! On n'étouffe plus !  Et aujourd'hui, il fait presque gris. Oserais-je dire «Pourvu que ça dure !» 
    Celles et ceux, dont je fais partie, qui se plaignaient hier de trop de soleil , vont ils râler demain et prier pour qu'il revienne ? Ça ne m'étonnerait pas !

15 juin 2026

Liste 113 et image N°62-Ma participation

Les mots
Coulisses,enchanter, intensité, apparences, visiblement, subtilité, maintenir, décalé, ambiguïté, enthousiasme
*
L'image 

***
Leila

Comme les autres, Leila fixe avec intensité l'écran de son portable, comme les autres, elle est visiblement captivée par ce qu'elle regarde. Comme les autres ce qui capte toute son attention, ne provoque chez elle aucun enthousiasme. Ses mains selon toute apparence, ne semblent avoir d'autre fonction que de maintenir ce petit objet à portée de sa vision. Si encore ce qu'elle voit avait un tant soit peu le pouvoir de l'enchanter ! Mais non ! La subtilité machiavélique de cet appareil du quotidien, c'est cette faculté qu'il a de vous faire croire que vous êtes connecté aux autres alors qu'en réalité et sans ambiguïté, il vous en isole irrémédiablement ! J'en veux pour preuve la scène muette que j'ai vu se jouer hier. Leila était assise sur un banc public près de Carmen, sa meilleure amie. Non loin d'elles, en coulisses, je les ai observées. Tristement, je l'avoue, j'ai assisté à un dialogue totalement décalé, pour moi en tout cas ! Les deux jeunes femmes se parlaient à coups de pouces ultrarapides sur leur portable. Elles faisaient preuve d'une incroyable dextérité, j'en conviens, mais là, et pourtant côte à côte, elles auraient tout aussi bien pu être chacune sur une planète différente !
Nous sommes la multitude des esclaves de nos portables. Nous sommes les hyper connectés,seuls au milieu des autres. Nous ne les regardons plus, nous ne leur parlons plus comme nous le faisions avant l'apparition de ce Dieu minuscule mais omniprésent. Bientôt, nos pouces hypertrophiés remplacerons définitivement cette lanque, cette bouche, indispensables outils de chair qui nous servaient à communiquer entre êtres humains.
Demain, nous serons tous des robots asservis à nos portables. Ne le sommes nous pas déjà?
-Allo, Carmen ? Pourquoi ne me réponds-tu pas ?
Silence radio....
- Allo ! Allo ! Répètait Leila passablement énervée
Sur le banc, à côté d'elle, ne restait que le portable. 
Silencieux...


21 mai 2026

Liste 112 et image 61-Ma participation

 

Les mots : 
Brillante, séparément, horoscope, galaxie, formuler, parfaite, absorber, icône, cosmopolite, végétation
*
L'image
***

Un pont pour Sybil

Au bout du pont de pierre,  la brillante lumière du soleil l'attirait irrésistiblement. Elle avait beau être légèrement voilée par une espèce de brûme impalbable, elle n'en représentait pas moins à ses yeux, l'ultime but à atteindre. Absorbée par les gros pavés raboteux, la lueur dorée paraissait lui indiquer le chemin à suivre. Le pont  était très étroit  et pas forcément très solide. Il était certainement préférable de ne l'emprunter  que séparément si l'on arrivait devant lui en groupe. Mais elle était seule et il était là, ouvert rien que pour elle, tentant, tel un portail temporel vers une autre galaxie. L'occasion parfaite pour Sybil d'échapper enfin à sa morne vie dans cette immense mégapole où elle se sentait si petite, si perdue, si seule  au milieu de la foule cosmopolite en perpétuel mouvement. Seule et sans autre ressouce que sa maigre indemnité de chômage. Elle avait beau chercher sans relâche, pas de travail pour elle depuis que la boîte où elle était secrétaire avait fermé.
De chaque côté, de ce passage, deux bouquets de cardères  semblaient monter la garde. Il n'y avait pas d'autre végétation que ces grands chardons et que quelques arbres en ce lieu hors du temps ! Pouvait elle le traverser sans risque ce pont étrange ? Devait elle formuler  un sésame magique pour gagner le droit d'y passer ? Dans la poche de sa veste légère, la petite icône de la vierge que sa mère lui avait donnée avant de mourir, se mit à vibrer. Interloquée, elle la sortit et la regarda. Elle brillait aussi fort que le soleil à l'autre bout du pont et le visage de sa mère avait remplacé celui de la Madone. Le portrait lui souriait. Dans sa tête une voix douce lui murmurait :«Va ma fille, traverse ! La vie est dure, le pont étroit mais tu vas y arriver. papa et moi, nous veillons sur toi !»  
Rassurée elle s'engagea sur le pont et se dirigea d'un pas ferme vers la lumière....
Alors elle se réveilla, le sourire aux lèvres et les yeux remplis de larmes. Comme d'habitude, elle sortit acheter son pain, le journal et déposer quelques CV ici et là. Machinalement, elle ouvrit le quotidien pour consulter son horoscope. Elle fut à peine étonnée d'y lire les prédictions pour son signe : vous êtes à un tournant de votre vie, une voie royale s'ouvre devant vous. Foncez ! Elle regagna sa chambrette sous les toits en chantonnant !  Elle ne fut pas  non plus très surprise quand son portable sonna. Une voix masculine des plus agréables lui proposait un entretien pour un CDI à la mairie. C'était demain ! Elle allait traverser le pont.

18 avril 2026

Liste 110 +image 60 - Ma participation

 Liste 110 et image 60

Disponible, destination, basculer, planète, exceptionnellement, coupable, élément, dévaler, âme, confidences


Viser la lune 

Confidences pour confidences, je l'aime de toute mon âme notre planète bleue Je l'aime cette Terre qui abrite la vie sous ses milliards de formes. J'aime ses arbres, ses fleurs, ses fleuves, ses rivières, ses prairies, ses montagnes, ses océans aux mugissantes vagues, sa faune infiniment variée, ses humains dans toute leur diversité... J'aime jusqu'à ses éléments qui parfois se déchaînent: le vent, la pluie, la neige les tempêtes, les orages, le feu qui réchauffe autant qu'il peut détruire... J'aime chacune de ses saisons: le printemps quand tout revit, reverdit, refleurit.; l'été, le farniente sans se sentir coupable, destination la plage ou tout autre lieu propice à la détente; l'automne qui nous fait basculer dans le tableau d'un peintre inspiré; L'hiver quand la Nature enfile un manteau de froidure et qu'elle se repose pour mieux se régénérer... Oui, je l'aime notre planète, pourtant comme je voudrais pouvoir un toucher, ne serait ce que du bout du doigt ,mon rêve le plus ancien, cet astre qui éclaire tant de mes nuits, là-haut, au milieu d'une poussière d'étoiles, cette perle d'opale qui m'a si souvent inspirée : la Lune ! Exceptionnellement, je serais même disponible pour décoller, quitter l'attraction terrestre, alunir... Ahhhh ! Rejoindre fut ce une seule fois le berceau de mes rêves, me poser dans la Mer de la Tranquillité, dévaler les pentes escarpées des Monts Apenninis , explorer sa face cachée enfin dévoilée par la dernière mission spatiale...Viser la Lune, ça me fait pas peur comme dit la chanson d'une bien sympathique terrienne. Et ça ne me coûte rien !
***

Un vieux poème qui illustre mes propos d'aujourd'hui


Contemplation

Les yeux levés au ciel, le nez dans les étoiles
Je regarde la nuit s’étendre infiniment
Tandis qu’à mon regard peu à peu se dévoile
La Lune mon amie, ma muse si souvent.

Je les vois ces myriades d’astres scintillants
Autour de la géante perle opalescente
Dans l’écrin de velours sombre du firmament
Et mon âme éblouie s’élève, incandescente,

Minuscule étincelle vers l’immensité !
Ô comme je voudrais qu’elle y brille, éternelle,
Pure et fière lueur de mon humanité !
Peut-être qu’un beau soir, les yeux fixés sur elle,

Un doux contemplatif, le nez dans les étoiles
Regardera la nuit s’étendre infiniment,
S’éprenant pour toujours de la Lune sans voile,
Opalescente perle au milieu des diamants.

(Oraison, Alpes de Haute-Provence)

tiré de mon recueil "De la source à la mer"

16 février 2026

Ma participation pour l'image 58


Rêves d'avenir

Dans une flaque d'eau,
L'enfant se voit là-haut...
Et il pense tout bas :
"Un jour, je partira..."
Sur les pavés mouillés,
Ses rêves projetés
L'emmènent en voyage
Au-dessus des nuages,
Vers l'infini du vide...
Alors d'un doigt timide,
En poussant un soupir
Il touche l'avenir.
Dans le reflet qui bouge
La manche d'un pull rouge...

©A-M Lejeune

 

16 janvier 2026

Ma participation pour l'image N°57

Prisonnière

Dans sa tête les rouages
Tournent et tournent sans fin..
En prison dans cette cage,
Elle pense à son destin,.

A sa vie qui se délite, 
A son amour en allé
A ce chagrin qui l'habite
Et qu'elle  tient enfermé.

Accroupie elle rumine 
Sa rancœur et ses regrets...
L'avenir qui se dessine
Est en train de la ronger.

Ouvre les yeux et les ailes,
Échappe-toi bel oiseau !
Respire ! La vie t'appelle !
Regarde ! Le Monde est beau !

Un jour renaît l'espérance
Et revient enfin l'amour,
Bien plus vrai que la romance
Chantée par le troubadour.

Tu quitteras cette cage
Où t'isolent tes pensées
Puis tu tourneras la page,
Toutes peines envolées.

16/01/2026

©A-M Lejeune





20 décembre 2025

Image N°56-Ma participation-Tiens ta lampe allumée

Image N°56



Tiens ta lampe allumée

A l'approche des fêtes, à l'abri de mon foyer heureux et uni, je me souviens encore de ces mots d'autrefois, paroles d'un cantique que je chantais à la messe, le cœur tout illuminé par la ferveur de ma Foi. Tiens ta lampe allumée, pour tous ceux qui n'ont rien et cherchent la lumière, la chaleur d'un abri même provisoire, un regard qui comprend et ne juge pas, un sourire, une main tendue, un peu d'amitié et de réconfort... Tiens ta lampe allumée... Je n'ai pas oublié. Même si ma Foi en un Dieu hypothétique s'est éteinte au fil des années, même si le Monde d'aujourd'hui me fait de plus en plus peur à cause de la folie de certains mégalomanes au pouvoir ici et là, même si chaque jour qui passe tendrait à me prouver que j'ai tort de continuer à croire en la bonté humaine, je tiens ma lampe allumée, je garde le cœur ouvert et la main tendue pour celles et ceux qui ont besoin de moi. Si je perds ce don d'amour, je perds mon humanité alors oui, je tiens ma lampe allumée

Joyeux Noël et Joyeuses fêtes à toutes et tous

Anne-Marie


21 septembre 2025

Mon ressenti pour l'image N°55

Il s'envole

Il s'envole, vole, au Temps qui passe accroché.
Il s'envole, vole et traverse les nuages.
Il fut, il est, sera avant d'avoir été
Du printemps à l'hiver, il n'est que de passage.

Le Temps bat la mesure au ciel de notre vie
Et qu'on le veuille ou non, c'est lui qui nous transporte.
C'est lui qui nous balade entre soleil et pluie
Puis un jour il nous lâche et se ferme la porte.

Il n'en fait pas exprès, il file au gré du vent,
Comme insensible tourne notre vieille Terre.
Le Temps n'éprouve pas le moindre sentiment
Pour nous, pauvres humains, ce n'est pas un mystère.

Il n'est que les poètes pour lui en prêter,
Pour l'accuser de tout. Il a le mauvais rôle !
Or, nous le savons bien, il ne fait que passer;
Il défile tic...tac,  tic...tac... Et puis s'envole.

©A-M Lejeune

18 août 2025

Mon ressenti pour l'image N°54-La petite fille et la rose

La petite fille et la rose

Regarde ,dit la rose
A l'enfant qui l'admire,
Dans la ville morose
Où la haine déchire,
Je me suis épanouie
Avec peu de lumière
Mais arrosée de pluie !
Dans cette rue austère
Au milieu des pavés,
Vois combien je suis belle
Et comme j'ai poussé !
Un jour tu seras telle
Si le veut bien la vie.
Profite de l'enfance
Fillette si jolie
Et puis saisis la chance
Grandis !


19 juillet 2025

Mon ressenti pour l'image N°53

A cœur perdu


Je suis le ramasseur de cœurs
Je récupère les cœurs perdus
Les cœurs fendus,
Les cœurs brisés des mal aimés
Ceux épuisés par le labeur,
Ceux laminés par la douleur
Les cœurs fanés par les années...
Tous les cœurs oubliés.
Dans la Cité au cœur de pierre...
Où chacun passe et puis trépasse
Sans regarder celui d'en face,
Dans les poubelles, je les ramasse
Tous ces cœurs las.
Et chaque jour je les apporte
Au raccommodeur de cœurs
Dans mon grand sac bien trop rempli.
Mais je fatigue, mon corps se courbe.
Un jour à bout de course, à bout de souffle
Mon cœur finira là
Dans la poubelle des cœurs perdus
Et me remplacera
Un nouveau ramasseur.
Avec les autres,
Tous ceux qu'on peut sauver
Il ramassera mon cœur
Ou pas...
***
Je suis le raccommodeur
De cœurs abimés,
Usés, fendus, brisés
C'est le ramasseur de cœurs
Qui m'apporte chaque jour
Tous ceux qu'on peut sauver.
Je ne recolle pas, je recouds
Je réassemble solidement
Avec du fil d'amour, des boulons des écrous.
Je répare tous les cœurs :
Cœurs de rockers, cœurs de pirates
Cœurs de bergères , cœurs de princes
Reines, rois et valets de cœur...
Cœurs tendres et cœurs purs...
Je remets en état, même les plus durs
Des cœurs de pierre, des cœurs d'acier
J'en ai plein dans mon atelier.
Mais je m'épuise à ce travail
Le jour viendra où c'est mon cœur
Que trouvera le ramasseur
Et me remplacera
Un nouveau raccommodeur
Qui réparera mon pauvre cœur
Ou pas...


04 juillet 2025

Mon ressenti pour l'image N°52 - Quel futur ?

 


Quel futur?

L'effeuillerons nous encore
Amour, la marguerite
Dans ce Monde futur
Que nous nous préparons ?
Ou serons nous alors
Des machines sans âme
Regardant une fleur
Sans savoir ce que c'est ?

19 juin 2025

Mon ressenti pour l'image N°51 - Les escargots

Image N°51

Qui connaît ou se rappelle cette chansonnette ?
«Petit escargot
Porte sur son dos
Sa maisonnette.
Aussitôt qu'il pleut
Il se sent heureux,
Il sort sa tête.»

Quand j'ai trouvé cette image, je me suis mise à la fredonner, comme autrefois.
Ils font tout le contraire de nous, ces mignons gastéropodes dévoreurs de salade, ils sortent quand il pleut alors que nous nous hâtons de nous mettre à couvert.
Sauf celles et ceux qui ont une âme d'escargot et aiment la pluie. Il y en a, si, si !
Un jour, pour une de mes nièces, j'ai écrit ce petit poème en hommage aux escargot.
Je le copie colle tel qu'il est dans mon premier recueil de poèmes : «Randonnée poétique», avec son illustration.

Les escargots

Aussitôt qu’il fait beau
Et que le soleil brille,
Messieurs les escargots
Enlèvent leur coquille.

Ils mettent leur maillot,
De la crème à bronzer
Puis se jettent à l’eau
Car ils aiment nager.

Ils jouent et s’éclaboussent
Comme font les enfants
Pendant que se trémoussent
Leurs femmes bavassant.

Elles causent de mode
En buvant des sodas,
Chez les gastéropodes,
C’est aussi comme ça !

Ce n’est pas un mirage,
De mes yeux je l’ai vu,
Lors d’un de mes voyages
Dans un monde inconnu,

Un monde aux antipodes,
Magique et merveilleux
Où les gastéropodes
Vivent nus et heureux.

À Marie, 2002


04 juin 2025

Mon ressenti pour l'image 50 - Lire

Lire délivre
Et fait barrage à l'ignorance
Lire , partir
Voyager dans un fauteuil
Lire et vivre
Mille aventures, mille existences
Lire, découvrir
Le monde, l'univers entre les pages
Lire des livres
Pour délivrer l'imaginaire
Lire est source
Et fleuve de la connaissance

Lire souvent,
Me ramène à l'enfance

18 mai 2025

Mon ressenti pour l'image N° 49 - Au creux de ta main

Au creux de ta main

Au creux de ta main
Petit être humain,
Tu détiens le pouvoir
De prendre et de donner,
De créer, de détruire,
De brûler ou d'éteindre,
De frapper ou d'étreindre,
D'étouffer une vie
Ou d'ouvrir une cage...
Et Si tu ne peux pas
Sauver tous les oiseaux
Guérir tous les enfants,
Donner un bout de pain
A tous les affamés,
Faire tomber la pluie
Sur la terre assoiffée,
Petit humain tu peux
Ouvrir tout grand tes mains
Et plus encor ton cœur
Pour offrir de l'Amour 
A qui en a besoin
Et ça ne coûte rien !


06 mai 2025

Mon ressenti pour l'image N°48 - La fillette sage


La fillette sage

Au milieu de l'image
Une fillette sage
Peint une rivière bleue.
 
Puis avec son pinceau
Dans le ciel tout là-haut
Elle peindra des nuages.
 
Dans un coin du dessin
Pour finir, avec soin,
Elle peindra le soleil.
 
Il sera éclatant
Jaune et très souriant
Avec d’immenses rayons.
-
Dans ses pots de couleur
Il y a tout son cœur
Et de l’enfance les rêves.
 
Fasse qu’à tout jamais
Elle garde en secret
En elle la fillette sage.
 
06/05/2025
©A-M Lejeune

 

06 avril 2025

Mon ressenti pour l'image N°47 - Pêcheur de rêves

Pêcheur de rêves...
Dans ton bateau de papier,
Attends tu qu'à ton appât
Vienne mordre
Un poisson de lune
Ou une sirène?

04 mars 2025

Mon ressenti pour l'image N°45 - Souffle

-Au pays des rêves
Vole  léger le ballon
De mes souvenirs-
*
-Un souffle de vent
Et voilà que je m'envole
Vers ma folle enfance-
*
-Souffler n'est pas jouer
Notre jeunesse envolée
Ne revient jamais-
*
-Je voudrais pouvoir
A deux mains te retenir
Enfance envolée-

17 février 2025

Mon ressenti pour l'image N°44 - Elle écrit

Elle écrit.
De sa tête s'envolent des nuées d'oiseaux,
Ils viennent se poser, mots légers sur ses pages.
Qu'ils disent  ses espoirs, ses joies ou ses orages
Elle applique sa plume pour qu'ils soient tous beaux.
Elle écrit...