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31 mai 2026
Bonne fête à toutes les mamans
12 janvier 2026
N°316- Potion philosophale et ragoût "Chteumeuleu"
Défi 318 proposé par Martine Martin
Je mets ce vieux poème parce qu'il me semble correspondre à l'esprit de ce défi :
Potion philosophale
Dans le chaudron de mon cœur
Je prépare ma potion :
Quelques pincées de bonheur,
Du concentré d’émotion,
Quatre kilos de sourires
Arrosés de bonne humeur,
Quelques morceaux de délire
Un gros bouquet de douceur,
Une poignée de tendresse
Émincée très finement,
J’ajoute de l’allégresse,
De l’humour, très largement.
Pour lier ce doux breuvage
À la fin je mets toujours,
-L’oublier serai dommage-
À profusion de l’amour.
(9/11/2012)
©A-M Lejeune
Et maintenant une recette mijotée tout exprès pour ce défi gastronomique
Le ragoût "Chteumeuleu"
Allumez un grand feu, mettez-y le chaudron
Veillez à ce qu'il soit accroché comme il faut
Il faudra le remplir d'un bon volume d'eau.
En attendant qu'ça "bouille", épluchez des oignons,
Un bon kilo ou deux, c'est selon votre goût !
Pas besoin de saler, laissez couler vos larmes,
C'est c'qui donne au ragoût, sa saveur et son charme.
Vous pouvez ajouter quelques feuilles de chou
Pour votre "Chteumeuleu", choisissez plutôt celles
Qui racontent la joie et les gais faits divers.
Muscade et paprika, dix grains de poivre vert
Rajouteront du peps à ces bonnes nouvelles.
Ah ! J'allais oublier : jetez dans le bouillon
Vos querelles passées, vos soucis, vos embrouilles
Quelques navets dodus et une belle d'andouille,
Du venin de commère mais juste un soupçon.
La cuisson atténue l'amer des ingrédients
Qui relèvent un peu ce bon ragoût de fête.
Sans casser quelques œufs, fait-on une omelette ?
Vous verrez que l'ensemble en sera plus gourmand !
Laissez tout mijoter, une heure ou deux, ou trois.
Ou quatre, en touillant bien votre odorant mélange.
Il suffit de sentir pour que déjà l'on mange !
C'est prêt ? Alors savourez -le ce "Chteumeuleu" de roi !
Bon app '
04 janvier 2026
1 thème-4 mots N°5 -Ma participation-Je veux mes vœux
Tiroir - Excentrique - Vadrouille - Bricolage
J'ai fouillé le tiroir où je range les vœux
Qu'en phrases bien tournées chaque année je formule,
Je n'ai rien retrouvé, pas même une virgule
Pas un mot, pas un verbe ! Où sont-ils ? Je les veux !
En vadrouille sont-ils partis sans m'avertir
Fatigués de servir, la même ritournelle ?
Bonheur, amour, santé, des sous dans l'escarcelle
Souhaits habituels pour l'an neuf à venir...
Rêvaient-ils d'exaucer d'excentriques envies ?
Par exemple un voyage aux confins de l'Arctique
Rejoindre les dauphins dans leur ballet nautique
Ou changer d'un seul coup d'univers et de vie ?
Qu'importe s'ils sont simples mes vœux je les veux !
A toi qui souffre tant, je souhaite du courage,
Plein de nouveaux outils pour l'as du bricolage
Pour toi qu'il a quittée, un nouvel amoureux..
J'ai retrouvé mes vœux qu'ils soient sages ou fous
Je vous les offre en vrac pour cette année nouvelle
Que selon vos désirs elle soit riche et belle
Que chaque jour qui passe à votre cœur soit doux.
Meilleurs vœux !
A-M Lejeune
03 janvier 2026
L'hiver des sans-abri
Un vieux poème pour une réalité toujours d'actualité, hélas !
« J’ai froid ! » dit l’homme seul, sur son bout de trottoir,
Tu vas pouvoir dormir bien au chaud sous ta couette…
Je n’ai pour me couvrir, qu’un carton sur ma tête,
Je ne veux pas mourir, comme un chien dans le noir,
J’ai froid…Je tends la main…Tu ne veux pas me voir
Ils sombrent dans l’oubli, les mots de l’Abbé pierre
Combien ferment les yeux, face à notre misère
Alors qu’un seul regard peut nous rendre l’espoir.
J’ai froid, j’ai faim j’ai mal… je quête un peu d’amour,
Pas juste une piécette au fond de ma sébile.
J’ai tout perdu tu sais, mon toit et ma famille…
Regarde-moi, veux-tu, un instant, sans détour.
Regarde-moi, j’ai froid, tu peux me réchauffer
En me tendant la main comme à l’un de tes frères
En m’offrant de tes yeux la radieuse lumière.
Je ne serai plus seul si tu sais t’arrêter.
Je ne veux pas des gens, charité ni pitié
Ce qui me fait souffrir, c’est leur indifférence
Ou qu’ils fassent semblant d’ignorer la souffrance
De tous les sans-abri qui peuplent leurs cités.
« J’ai froid ! » Dit l’homme seul sur son bout de trottoir…
Combien d’indifférents vont détourner la tête ?
Merci toi l’inconnu, pour cette cigarette,
Pour cette main tendue, pour ce regain d’espoir.
01-11-2019
©Anne-Marie Lejeune
06 octobre 2025
Poésie . des vers libres aux règles établies
Dans mon dernier billet j'ai évoqué la poésie du cœur, libérée des contraintes académiques mais la musique des mots peut prendre toutes les formes sans perdre cette vibration unique que l'inspiration du moment lui donne.
Native (7 /01/2014)
Je suis née de la mer, d’une mère bretonne
Mais aussi du bocage, d’un père normand,
De l’océan je sais la houle qui moutonne,
De la verte prairie, je sais les pommiers blancs.
Chaque fois que j’entends les vagues mugissantes
Qui viennent en grondant fracasser les rochers,
Je vibre et je frissonne sous la déferlante.
C’est la voix de ma mère que j’entends chanter.
Chaque fois que je vois la neige printanière
S’envoler, parfumée, des branches des vergers,
Je repars les yeux clos des années en arrière
Et la voix de mon père en moi vient résonner.
De ces deux-là je tiens mes racines profondes.
Même si j’ai posé mon cœur en Picardie,
Vers le souvenir d’eux, mon âme vagabonde
S’échappe et fait revivre les années enfuies.
Alors allez savoir pourquoi de la montagne
Je me sens la payse tout pareillement.
Devant les hautes cimes l’émotion me gagne,
Minuscule caillou à l’ombre d’un géant.
Si je n’y suis pas née, j’aimerais tant y vivre
Aux sentiers rocailleux, promener mes pas lents
Puis m’envoler parfois, tel un grand oiseau ivre
Vers mes pommiers fleuris et mes flots rugissants.
Rigueurs d’hiver
Voici venir l’hiver habillé de froidure,
La neige a recouvert la plaine, le coteau.
La nature est sublime sous ce blanc manteau
Mais pour les sans abri, la vie sera plus dure.
Aussi belle que soit l’immaculée parure
Faisant d’humbles prairies de somptueux tableaux
Pour tous les pauvres hères sous leurs oripeaux
Elle devient cruelle et froide sépulture.
Si le givre et le gel aux fastes éclatants
Qui cisèlent joyaux, perles et diamants
Procurent à l’esthète des frissons d’ivresse,
Est-il consolateur pour celui qui meurt seul
Ultime et dérisoire preuve de richesse
D’avoir un si unique et si parfait linceul ?
01 octobre 2025
Poésie
©Anne-Marie Lejeune
(extrait du recueil : "De la source à la mer")
22 septembre 2025
N° 311 ces "Croqueurs de môts" - Rosa
Proposé par Jill Bill
21 septembre 2025
Mon ressenti pour l'image N°55
©A-M Lejeune
20 septembre 2025
Participation au ujet N°153 de Mil et une suite :" Les flots de l'amer"
Sujet 153 - semaine du 13 au 20 septembre
J'ai souvent navigué
Sur les flots de l'amer
Mon esquif malmené
En a beaucoup souffert.
Le souffle des grands vents
L'a tant fragilisé
Que sa coque se fend,
Que son mât est brisé
Et sa voile autrefois
Si joliment gonflée,
Giflée par le noroît,
S'affale, déchirée.
Sur la toile les mots
Par les embruns trempés,
S'effaceront bientôt
Ou seront oubliés.
A l'angoisse enchaînée
Comme au banc de galère
Je rame fatiguée
Sur les vagues amères.
An'Maï
***
Ce poème, tristement d'actualité, fait écho à un autre, écrit en 2007
Les années se suivent et finissent toujours par se ressembler
Vague à l’âme
Je me sens mal,
Je vague à l’âme.
Je vogue triste
Sous les embruns
De mes larmes.
L’amer me griffe,
Mon cœur, fragile
Et frêle esquif
Craque et chavire.
Sa voile blanche
Que le vent déchire
En lambeaux sales,
S’affale.
Je coule,
La houle
M’avale…
09 septembre 2025
Le grand échiquier
Poème posté sur Facebook en 2013
©A-M Lejeune
29 août 2025
Arc-en-ciel poétique d'Elea d'août
©A-M Lejeune
23 août 2025
Clin d'œil à Gigi...
©A-M Lejeune
18 août 2025
Mon ressenti pour l'image N°54-La petite fille et la rose
16 août 2025
N°149 -Mil et une-Suite - Luna mater
Sujet 149 - QUINZAINE du 9 au 23 août
Luna mater
Suis-je née de la Lune,Si belle SélénéQui berce tendrementBien trop de mes nuits blanches?Parfois si blond croissantQu'enfant je voulais mordreEt parfois médaillonSur un collier d'étoiles,Qu'un pierrot amoureuxOffre à sa Colombine,Je voudrais tant l'atteindreMais je suis prisonnière.Sous la charpente obscureDe ma prison nocturne,Mon lit est la celluleOù les yeux grands ouvertsJe rêve d'évasion.Et pendant que certains,Croyant faciliterLeur endormissement,Recomptent les moutonsÉpargnés par le loup,Qui n'est qu'un chien courantsur une morne plage,Moi je compte les arbresPour trouver le sommeil.Un deux trois...tous pareils !Des arbres alignésSur fond de gris nuages...Tourne tourne ma vieSur les rubans usésD'une vieille cassetteTournent tournent les pagesAvant que tout s'arrête...Avant qu'au bout du bout,Je traverse le pontQui mène à cet ailleursAuquel je crois si peu.En attendant je nageComme tant d'autres nagentDans l'océan profondDe ces bizarres nuitsOù le sommeil me fuit.Et quand enfin pourtant,La cruelle me prend,Je rêve en souriantQue je suis un enfantEndormi et confiantDans les bras de la Lune.
An'Maï
24 juillet 2025
L'Arbre à palabres
Texte écrit pour un ami de plume avec lequel j'ai longtemps échangé, jusqu'à ce qu'un maudit crabe l'emporte. Il s'appelait Jean-Luc Bouton mais son nom de plume était Ysengrin 45. Sur son blog, il avait créé "l'Arbre à palabres" où ses amies et amis en écriture venaient déposer leurs textes.
Je ne t'oublie pas Ysengrin
***
Le réveil de Baobab
Sous ton arbre…
Sous ton arbre à palabres je viens Ysengrin
Déposer mon fardeau lourd encor de chagrin
Mais aussi quelques fleurs à l’odeur enivrante
En hommage, poète, à ta verve charmante
Sous ton arbre l’ami, se partagent les maux
Tout autant que les rêves d’un monde plus beau
Où règneraient sans fin l’amour et la sagesse
Où ceux qui nous gouvernent tiendraient leurs promesses
Sous ton arbre le Loup, j’entends toujours ta voix
Tes rimes qui mettaient les femmes en émoi
Ah combien nous l’aimions ta poésie légère
Et ta grivoiserie devenue légendaire !
Sous ton arbre griot tu nous as rassemblés
Amoureux fou des mots, chantre de l’amitié.
Aujourd’hui une fée perpétue la légende
De ce fier Baobab que ton esprit transcende
Comment te remercier de nous avoir offert
La douceur de son ombre au milieu du désert
Sous ton arbre, Ysengrin, seule dans la nuit noire
Je t’écoute apaisée raconter tes histoires…













