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28 janvier 2026

Homonyme n°13 de Nanou

Écrire un texte avec les homonymes : Ver, vers, vert, verre, vair
et/ou
Si je vous dis Vermifuge vous pensez à quoi. Écrire un texte avec ce mot et ceux qui vous sont venus à l’esprit. chat, désagréable, corvée, dégoutant, herbe, grimacer, ventre, remède
et/ou
Acrosticher le mot Vermifuge.
***

Minette

J'ai 3 ans, je m'appelle Minette. pas très original mais j'aime bien. En grimaçant, j'avale la dose de vermifuge aux herbes qu'on me force à prendre régulièrement, histoire de me débarrasser  de cette espèce de  ver minuscule et de sa très nombreuse  progéniture qui pullulerait dans mon ventre sans ce remède peu ragoûtant, pour ne pas dire carrément dégoûtant. Quelle désagréable corvée ! Mais je ne peux y couper ! Beurkkk ! Voilà c'est fait ! J'aurais préféré laper un verre de lait comme me le sert parfois Petit Tom en cachette de ses parents. Je n'ai plus qu'à me préparer pour aller sereinement au bal annuel des chats. Un événement très couru par la gent féline que je ne voudrais manquer pour rien au monde ! Des chats des beaux quartiers aux chats de gouttières, tout le monde y va ! Pour nous, pas besoin d'une jolie robe comme Cendrillon, ni de pantoufles de vair. On vient comme on est ! Enfin, pas tout à fait. On soigne ses griffes, on lave bien sa fourrure à grands coups de langue râpeuse et hop, on est nickel chrome ! La mienne est d'un joli gris souris et mes yeux  sont d'un vert superbe. Je suis une minette pas vilaine à regarder et j'espère toujours trouver mon chat charmant ! Ça y est, la lune est ronde dans le ciel noir. C'est l'heure H du jour J ! Je suis prête ! A mon avantage même, j'ose le prétendre. D'une démarche souple, je me dirige vers la chatière ! La fête m'attend ! Elle durera jusqu'à l'aube ! Ça va miauler à tout va dans la ville endormie. Nos zhumains vont s'inquiéter jusqu'à notre retour. Pour celles et ceux qui en ont à leur service en tout cas Combien seront heureux de nous retrouver lovés dans notre panier demain matin ?

11 janvier 2026

Proposition N°108 de Nanou- Manon



- Phrases : chemisier à carreaux - le maire de la commune - un temps de chien - une blouse blanche - allez, asseyez-vous - filet d’eau - un bouquet de fleurs.
- Mots ou expressions : avoir le béguin – bibelots – raire – bugle – animal.
- et/ou Thème : Campagne

***
Manon

Avoir le béguin pour Paul Leduc, le maire de la commune qui est également le seul médecin à des kilomètres à la ronde, est le plus compliqué des dilemmes pour Manon, la sauvageonne qui vit seule dans sa bicoque encombrée de bibelots hétéroclites. Une cabane plus qu'une maison à la sortie du village, assez éloignée du centre pour qu'elle s'y sente en sécurité mais encore trop près à son goût pour sa tranquillité. Il ne se passe pas un jour sans qu'un gamin mal élevé ne vienne toquer à sa porte en l'accablant des pires moqueries. "Sorcière ! Boiteuse ! Pouilleuse ! Laideron !".
C'est la campagne profonde ici. Un bois où elle aime se promener à l'aube en jeans et chemisier à carreaux, chaussée de ses vieilles baskets; une petite rivière qui se transforme en filet d'eau lors des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents; des prés pour faire paître les troupeaux, des champs de blé et de pommes-de terre, les principales cultures du coin.... Pas de quoi illustrer une carte postale ! Le village en lui-même, c'est l'église, la mairie-école, la maison du maire qui est également le cabinet où il reçoit sa patientèle avec une blouse blanche à l'ancienne alors qu'il a tout juste la quarantaine ! Trois grosses exploitations agricoles flanquées de leurs habitations cossues, un café-épicerie-dépôt de pain et une cinquantaine de maisons aux murs teintés d'ocre et aux toits de lauses. On a vite fait le tour.
Ici, tout le monde connaît tout le monde. Et tout le monde clabaude à qui mieux mieux sur la pauvre sauvageonne qui vit seule, comme un animal pestiféré dans sa cabane délabrée depuis la mort de son père, un alcoolique notoire. Sa mère n'est pas morte mais c'est tout comme puisqu'elle s'et enfuie avec un autre homme en la laissant avec son géniteur. Elle n'avait que 12 ans et à partir de ce jour, sa vie avec ce dégénéré a été un enfer. Il n'a jamais abusé d'elle en revanche, il la battait comme plâtre à tout propos et pour couvrir ses pleurs, il jouait du bugle à tue-tête. L'instrument maudit est tout ce qu'il lui a laissé ! Ça et la jambe droite déformée, cassée l'année de ses 16 ans, un soir où il était rentré ivre-mort. Sans soins, l'os s'était réparé à la va comme je te pousse. C'est depuis ce temps-là qu'elle claudique, d'où le triste surnom. de boiteuse, entre autres. 
Les quelques sous qu'elle gagne, c'est en faisant le ménage deux fois par semaine, à cinq kilomètres de là, chez une vieille dame de la ville voisine où personne ne la connaît .C'est là-bas qu'elle fait des courses de première nécessité. Le reste du temps, pour se nourrir, elle chasse du petit gibier, ramasse et cueille ce que la nature lui donne gratuitement. Pour s'habiller, elle accepte sans aucune honte les vêtements que d'anonymes bonnes âmes déposent parfois dans des cartons sur le pas de sa porte quand elle n'est pas là..  Il y en a peu mais il y en a ! Il arrive que quelques vivres soient ajoutés à ces dons.
Il fait un temps de chien ! Manon tousse à s'en déchirer la poitrine. Hier elle a voulu aller se cueillir un bouquet de fleurs des champs et elle a pris froid. Elle entend raire le grand cerf dans le bois. L'automne sera bientôt là, puis l'hiver... Elle ne peut laisser la maladie s'installer. Il faut qu'elle aille consulter le trop séduisant médecin de campagne dont elle s'est si vite éprise l'année passée, lorsqu'un chien errant a mordu férocement sa jambe torse. Alors qu'il faisait  sa tournée quotidienne, c''est lui qui l'a retrouvée, inanimée, sur le chemin du village. En reprenant connaissance, c'est son beau visage inquiet qu'elle a vu penché vers elle. Coup de foudre instantané pour elle ! Sous le choc et malgré la douleur,  elle  a tenté de s'enfuir. Il l'a rattrapée sans peine, l'a fait monter dans sa voiture et l'a ramenée chez elle. Là, il l'a  soignée sans rien lui demander en retour, lui faisant promettre de venir le voir au moindre souci de santé. Elle ne l'a pas revu depuis.
Elle attend son tour sous les regards  aussi curieux que  dégoûtés des autres patients. "La sorcière, ici !" semblent-ils dire. 
Il sort, la fait entrer sans même la regarder. "Allez, asseyez vous" Dit-il. Puis il lève enfin les yeux.
" Vous ?" Lâche-t-il dans un souffle, l'air à la fois étonné et heureux.
Manon sait à présent que le coup de foudre n'a pas été à sens unique.

27 décembre 2025

Valse des mots N°15 de Nanou-Cloup-Cloup


réciproquement – intégrer – grenouille – hiver – détacher – remerciements - imaginaire - éclater – ébrouer – criminelle.
***
Cloup-Cloup

C'est l'hiver au Pays imaginaire, le royaume de Cloup-Cloup la grenouille. Il faut bien intégrer que ce monde n'existe que si vous faites l'effort d'y croire. Et réciproquement. Pourquoi ? Parce que ces deux mondes ne peuvent coexister si l'un des deux décide de nier l'existence de l'autre. Si demain Cloup-Cloup, reine incontestée du Pays imaginaire, proclame du haut de son trône que seul est réel son royaume, pouf ! Nous disparaitrons illico presto. Et réciproquement ! En effet, il suffit que s'efface définitivement en chacun de nous ce qui subsiste de notre âme d'enfant pour faire éclater en une criminelle seconde, la bulle qui protège tous les pays imaginaires de la planète, là, juste derrière le miroir magique.
Pas d'inquiétude pour l'instant, tout va bien dans l'univers de Cloup-Cloup qui n'en finit pas de s'ébrouer comme un chien mouillé, pour détacher de sa robe verte toutes les gouttes givrées que son bain matinal y a laissé. Après s'être un peu séchée mais pas trop tout de même- n'oublions pas que c'est une grenouille - elle enfile sa robe de chambre rouge et s'installe devant son miroir afin de s'apprêter pour la journée qui commence. Maître Crapaudin, son valet de chambre attitré, frappe discrètement. "Entrez !" Coasse-t-elle joliment. Il entre, la salue avec un grand respect et dépose cérémonieusement sur le lit royal, la couronne sertie d'émeraudes et la robe d'apparat du même vert scintillant , rebrodée de perles de rosée, de sa bien aimée souveraine
Aujourd'hui, Sa Majesté Cloup-Cloup, reine du Pays imaginaire sorti tout droit de ma tête pour mes petites-filles, reçoit ses sujets en son palais de verdure. Assise sur son trône de jaspe et d'ambre, elle va écouter avec patience et compréhension, les doléances de son peuple pour l'année écoulée. Elle va également recevoir sous forme de menus présents choisis avec amour, ses remerciements pour ses bienfaits. Ce n'est pas pour rien que tous  ses sujets sans exception, l'appellent "La bonne reine".
Devant mon miroir, je m'apprête pour le réveillon du Nouvel an. Une touche de maquillage, deux gouttes de parfum...Je souris, heureuse au reflet de Cloup-Cloup qui me fait face, souriante, elle aussi. Je souffle un peu de buée sur la surface brillante. j'y dessine un cœur et j'écris : "Bonne année Cloup-Cloup". " Bonne année ! Merci à toi de m'avoir inventée, grâce à toi et à tes petites filles, j'existe !" Me répond-elle en coassant joyeusement.
C'est vrai ! Mes petites filles on grandi mais je sais que Cloup-Cloup la grenouille vit toujours dans leur mémoire.
***
Bonne année à venir à toutes et tous
Que votre imaginaire continue à vibrer en vous.
Bisous du cœur.
                                                                
Anne-Marie
 

16 décembre 2025

Anagramme N°13 de Nanou-Nicolas

Anagramme n°13

ABANDONNER

Les mots trouvés sont en rouge dans le texte


Nicolas


Tous les sens aux aguets, Nicolas, garde forestier de son état, aborde sa ronde matinale quotidienne dans la forêt du village, à l'affût d'éventuelles traces d'incivilités laissées par les promeneurs de la veille. Il faut avouer que parmi eux, il y a ceux qui respectent la nature et ceux qui la prennent pour une poubelle. Il n'y a pas si longtemps, il a croisé une bande de jeunes désinvoltes qui avaient abandonné leurs canettes de bière vides sur le sentier bordé de fougères. Un abandon conscient, preuve de leur total irrespect de la nature. Et puis il y a les braconniers qui se servent sans scrupule au mépris des lois. Le gibier abonde alors pourquoi se priver, pas vrai ? Quand il en chope un qui rôde là où il ne faut pas, la gibecière pleine, je vous jure que ça barde pour lui. Nicolas est malheureusement abonné à ces infractions qui l'obligent à sévir même quand c'est un de ses vieux potes qui les commettent ! Ce qu'il a le plus de mal à maîtriser, c'est l'onde de colère qui s'empare de lui quand il tombe sur un mégot mal éteint, comme celui qu'il a encore ramassé hier au milieu du feuillage doré qui tapisse le sous-bois en cette fin de novembre très sèche pour la saison. Cette inconscience crasse a le don de le mettre en rage ! Un brandon jamais éteint dans son cœur. Il y a tellement d'abrutis qui n'ont rien dans le ciboulot ! Mais ce matin, tout est calme. Les lève-tôt qu'il croise d'habitude, ont préféré rester au chaud. Le frimas précoce brode ses festons givrés sur les dernières feuilles. L'automne donne son ultime spectacle avant que l'hiver n'entre en scène à son tour. Plus que tout, Nicolas aime s'abandonner à ces instants privilégiés où la forêt n'appartient encore qu'à lui.

30 novembre 2025

Homonyme n°12 de Nanou - Arsène

Écrire un texte avec les homonymes :
arrhes, art, are, hart, ars.
et/ou
Si je vous dis ARSOUILLE vous pensez à quoi. Écrire un texte avec ce mot et ceux qui vous sont venus à l’esprit.

Arsène

Mon pauvre Arsène, quel arsouille tu fais ! Piètre magouilleur, piètre fripouille, petit voyou de bas étage, tu n'es pas à la hauteur de celui dont tu portes le prénom, l'illustre Arsène Lupin, prince des voleurs. Tu n'en as ni l'art, ni la manière. Si l'on devait vous comparer à un champ, lui ferait plus d'un hectare, toi à peine un are ! Tu te prends pour un bandit de grand chemin parce que tu as réussi à piquer le portefeuille de quelques touristes sur la place du Trocadéro sans te faire prendre ou encore à arracher le sac d'une vieille dame, tout ça pour 20 euros ! Non mais tu t'es vu ? Tu parles d'une crapule ! Tu crois que ça mérite d'être saigné aux ars ou de connaître la morsure du hart sur ton maigre cou ? Tu te fais des illusions si tu t'imagines qu'un éditeur qui se respecte, te versera des arrhes pour ce bouquin censé raconter tes exploits. Rien qu'en lisant  le titre, je rigole : "Arsène Dupin, roi des pickpocket". Allez, arrête de jouer les canailles, tu n'as pas les épaules pour ça ! Et rentre à la maison,  maman se fait un sang d'encre pour toi !


17 juillet 2025

Anagramme N°11 de Nanou - Kay

KAYAKISTES
Trouver au moins 10 mots et les intégrer dans un texte, un poème etc.
***


Kay

En regardant les kayakistes ramer avec vigueur, Kay se dit que le kayak, ce n'est pas pour lui même si les sites que montre le reportage sont très chouettes. Il sait bien qu'avec sa taille hors normes, il n'entrerait pas dans cette légère  embarcation ! Rien que d'y penser, il se tasse dans son fauteuil en skaï king-size. Il est loin le temps où il s'asseyait à l'aise dans un fauteuil "normal" ! Le skate non plus, ce n'est plus pour lui ! S'il essayait de réitérer ses exploits de jeunesse, la pauvre planche à roulette, aussi solide soit elle, ne résisterait pas !  Et ne parlons pas du ski ! Il se voit mal dévaler les pentes à toute vitesse sans risquer de finir en énorme boule de neige !
Il soupire et ferme les yeux en espérant que dans sa tête se taise la voix de son ex. Il l'entend encore lui répéter sans cesse : «Si tu étais moins paresseux, tu te remettrais au sport ! Tu skiais pas mal autrefois ! Si tu étayais quelques projets pour te bouger un peu, au lieu de rester là à glander» Si, si si.. Tous ces si, ça le scie ! Avant de pouvoir s'endormir, il se tisse des rêves en kit : il s'y voit parcourant l'Himalaya à dos de yak, à la recherche du mythique Yéti. L'aventure avec un grand A, loin de son fauteuil, loin des si et des Y'a qu'à grinçants de Katia. Et tandis que le sommeil l'emporte enfin, la tête sur la blanche taie de son oreiller,   c'est encore sa voix sarcastique  qu'il entend :"Pauvre Yak ! "

30 juin 2025

Homonyme N°10 de Nanou - Le temps des taons


Écrire un texte avec les homonymes :Tant, t'en, tan, taon, temps, tend(s)
et/ou
Si je vous dis tambourin vous pensez à quoi. Écrire un texte avec ce mot et ceux qui vous sont venus à l’esprit. taper, joyeusement, rythme, musique, joie, fête, , danser
et/ou
Acrosticher le mot tambourin

Le temps des taons

Voici venir le temps des taons. Ils piquent, piquent tant que le tendre tan de ma peau en est tout irrité ! Je t'en prie, tends moi la lotion anti taon ! Mais non ! Pas le tambourin ! Où as-tu entendu que le bruit les fait fuir ? Plus de lotion ! Tant pis ! J'attendrai en me grattant que finisse le temps des taons et des moustiques qui piquent piquent tant !

J'ai "mixé" acrostiche du mot tambourin et texte avec les mots qu'il m'a inspirés

Tape tape joyeusement
Avec tes mains sur le tambourin
Mets y du cœur, mets y du rythme
Bam, bam ! Mets-y de la joie !
Oublie les ans, le temps qui pique
Un deux trois, un deux trois !
Rions ensemble et puis dansons.
Ivres de fête et de musique
Nous le vaincrons ce fichu temps !
*


Un poème écrit en 2018

Pièges 

Piéger les taons
Qui piquent, piquent !
Piéger le temps
Qui pique autant...
Oui mais comment,
Ça tique, tique
Oui mais comment
Piéger le temps ?
Car pour les taons,
Je vous explique
Un piège à taons
Cela se vend !
Or pour le temps
Quelle tactique ?
Ce grand méchant
Passe en courant
Tic-tac...

(01-07-2018)
©A-M Lejeune


23 juin 2025

Proposition N°105 de Nanou - Une coupable idéale


- Phrases : décider de son sort - moitié de la salle - protecteurs de la nature - sur le quai de gare - l’enquête suit son cours - une plaie ouverte - la boîte de Pandore.
- Mots ou expressions : sangler – vaste – pénétrer – pauvrette (mot ancien) – sommeil.
- et/ou Thème : Bien-être


Une coupable idéale

Pour son bien-être, Philomène Larivière doit sangler ses émotions de femme et enfiler sa dure carapace de commissaire. Elle connaît bien la pauvrette que l'on vient d'arrêter : Violette Latour, une jeune femme un peu simplette qui fait le ménage à la cantine de l'école. Elle ne ferait pas de mal à une mouche. Pourtant, sans même savoir ce que ça veut dire, elle a ouvert la boîte de Pandore de toutes les suspicions quand une bande de gamins dont c'est le terrain de jeux, l'a trouvée sur le quai de la gare désaffectée, à genoux devant le cadavre de Patrick Mercoux, le leader local de la ligue des protecteurs de la nature. Il gisait dans une mare de sang provenant d'une plaie ouverte au niveau du cœur. Elle tenait encore l'arme du crime à la main, un couteau de cuisine qui avait dû pénétrer profondément pour faire autant de dégâts ! L'air totalement hébété, elle ne cessait de répéter :«L'a beaucoup sommeil Patrick, j'arrive pas à le réveiller. ». Selon toutes les apparences, sa culpabilité ne fait aucun doute pour les partisans et amis de Patrick qui ont eu tôt fait de décider de son sort. Nora, sa fiancée, est de loin la plus acharnée des détracteurs de Violette «Ce n'est pas parce qu'elle n'a pas toute sa tête qu'elle est innocente ! Tout le monde sait qu'elle a le béguin pour Patrick depuis des années !» Clame t-elle à qui veut l'entendre, Philomène en tête, chargée d'élucider l'affaire.
A la mairie où la population s'est réunie dans le vaste salon d'honneur pour rendre un dernier hommage à Patrick, la moitié de la salle est d'accord avec Nora. l'autre moitié ne sait quel parti prendre.
- Nul ne doit tirer de conclusions hâtives tant qu'on n'aura pas toutes les preuves. Or, en l'état actuel des choses, rien ne prouve la culpabilité de Violette. Je ne peux vous en dire plus ! L'enquête suit son cours Nora ! Laisse-nous faire notre travail !
- Elle l'a tué je te dis ! Elle tenait le couteau plein du sang de Patrick ! Un couteau de cuisine de la cantine ! Ce n'est pas une preuve ça  Philo ?
-Non! Et tu le sais bien ! En lançant tes accusations sur la place publique, tu fais entrave à l'action de la police.
Elle aurait mieux fait de se taire Nora, se dira Philomène au terme de ses investigations. Son acharnement violent contre Violette a finalement orienté les soupçons sur elle. Des soupçons largement étayés par la présence de ses empreintes sur le manche du couteau -pas malin ça - et par la découverte d'une autre femme dans la vie de Patrick. De quoi provoquer sa jalousie maladive et justifier son acte criminel. Après avoir tué son fiancé elle a envoyé la simplette à la gare en lui disant que le jeune homme l'attendait là-bas. Elle savait comment fonctionnait Violette : sans réfléchir !  Et ça l'arrangeait bien ! Elle était sûre que la pauvre fille retirerait le couteau et espérait que les gamins seraient au rendez-vous de son coup monté. Bingo !
Elle aurait juste dû se souvenir que Philomène Larivière ne s'arrête jamais aux apparences.
Question bien-être, Nora va être servie ! Des années de prison l'attendent. Elle y sera logée, nourrie, blanchie gratis, pendant que Violette la simplette, continuera à trimer comme femme de ménage à la cantine scolaire.

11 juin 2025

Valse des mots n°12 de Nanou - Nature Créative


Créativité – énergie – chanter – océan – forêt – rarement – défi – imagination – joie – amour.

Nature créative

La créativité de la Nature est inégalable ! Mise au défi, l'imagination humaine n'a que très rarement pu s'approcher d'une telle perfection. Grands poètes, peintres reconnus, musiciens renommés, architectes géniaux... Depuis la nuit des temps, tous ont essayé avec une énergie digne d'éloges certes, de faire aussi bien qu'elle. Ils n'ont pu que reproduire ce que la Nature, très justement, fait naturellement. Ils n'ont pu que l'imiter ou s'en inspirer. Musicienne, la Nature fait chanter l'océan, les ruisseaux, les rivières, les oiseaux...Elle crée des symphonies avec la pluie, le vent, l'orage... Peintre, à chaque saison elle étale ses milliers de couleurs sur les forêts, les champs, les fleurs...Architecte, elle érige des montagnes, dessine des collines, des vallons... Au sein de la Nature, nous sommes tout petits, minuscules parcelles d'un Grand Tout. Pourtant, nous avons une autre sorte de créativité en nous, celle des émotions, des sentiments qui font battre le cœur et qui sont le propre de l'Humanité. Nous ressentons la joie, l'amour, le chagrin, l'émerveillement et mille autres touches de couleur émotionnelle, mille autres notes de la musique de l'âme qui font de nous, non pas des êtres supérieurs mais à tout le moins, à part dans l'œuvre éternelle et grandiose de la Création. La Nature nous porte et nous supporte, alors n'utilisons pas notre créativité pour la blesser.

02 juin 2025

Anagramme N° 10 de Nanou - Salut Béa !

Anagramme n°10 : Abricotier


Salut Béa !

J'ai écrit à Bart pour lui faire le récit des dernières nouvelles d'ici. Je préfère ne plus l'appeler ! Quand je lui parle de tout ce qu'il a quitté, il se cabre et ne fait que crier qu'il n'en à plus rien à cirer de cette ville de m..., qu'il l'a rayée de sa carte personnelle, qu'il est heureux et libre  comme un cabri dans son petit abri côtier au milieu de son bric -à -brac , sous son arbre, un magnifique abricotier très prolifique !
En parlant de bric -à- brac, je suis en train de trier celui qu'il a laissé dans la colloc, j'y ai retrouvé son arc, un jeu de tric-trac, une photo de lui à ton bras, l'air béat et aussi ce mot rageur, seule trace de la dispute qui a amené à votre rupture. Je n'arrivais pas à m'ôter de l'esprit que c'était ma faute s'il s'était barré ! J'avoue tout à trac que j'ai été rassuré d'apprendre qu'il n'en est rien et que c'est toi la seule responsable ! Je comprends mieux maintenant qu'il ait eu envie de rebâtir sa vie loin de toi ! Il n'a fait qu'obéir à son instinct de survie ! En parlant de toi, il a dit, je le cite texto : "Je croyais que c'était une rose, j'aurais supporté, même avec les épines, mais non, Béa, c'est une saleté d'ortie ! Elle pique, elle irrite et le seul moyen de ne plus souffrir, c'était de l'arracher de mon cœur !"
Au fait, il m'a invité à l'inauguration de son resto-bar sur la côte. Au menu : crabe frais pêché, bar grillé et cocktail maison au jus d'abricot. On boira mais pas à ta santé. Ne viens pas ! Tu ne serais pas la bienvenue ! Il vit avec  Rita maintenant ! Tu peux tirer un trait sur lui !

26 mai 2025

Homonyme n°9 de Nanou - Correspondance

Homonyme n°9
Écrire un texte avec les homonymes : Ni – n’y – nid – nie(s/nt)
et/ou
Si je vous dis niaiserie vous pensez à quoi. Écrire un texte avec ce mot et ceux qui vous sont venus à l’esprit.
et/ou
Acrosticher le mot niaiserie
***
Correspondance

Mon cher fils,

Si je te dis qu'Alice est un peu niaise, n'y vois ni méchanceté, ni jalousie d'une mère abusive. Je ne nie pas que je ne la porte pas vraiment dans mon cœur mais c'est ton choix et je le respecte. Pour autant j'aimerais te voir ouvrir les yeux sur sa propension à une naïveté qui frise la bêtise ! Rappelle-toi ! Quand vous êtes venus me voir à Pâques, elle m'a soûlée avec ses enfantillages ! Quand je l'ai vue grimper à l'échelle, avec ses talons hauts, jusqu'au nid dans le cerisier, juste pour vérifier si les œufs étaient de toutes les couleurs comme ceux des paquets qu'on achète pour les gosses, je me suis dit qu'avec elle, la niaiserie gagnait ses lettres de noblesse ! Et toi idiot, tu étais tellement ému par sa candeur que tu paraissais aussi niais qu'elle à rire comme un gamin attardé. Tu avais l'air béat du crétin satisfait aurait dit ton pauvre père ! Tant de sottise, tant de crédulité me confondent ! Je suis sûre qu'elle croit encore que le Père Noël existe. Quand vous aurez des enfants, je crains le pire ! Hériteront ils de la stupidité de leur mère ?
Mon Jérémy, toi si intelligent, je pense que tu es devenu plus sot que le bredin du village le jour où tu t'es entiché de cette donzelle de la ville plus bête qu'une oie. J'aurais tellement aimé que tu épouses une fille de chez nous !
Je suis triste pour toi mais je t'aime mon fils !
 
*
Ma chère mère

Une fille de chez nous dis-tu. Je ne suis ni aussi candide ni aussi idiot que tu sembles le croire. Je sais bien que tu aurais préféré que je choisisse Blanche, la fille du boulanger qui m'a pourtant roulé dans la farine ! Mais ça, tu l'ignorais pas vrai ? Elle me faisait les yeux doux, se refusait à moi et couchait avec Jeannot. C'est même la raison pour laquelle je suis parti, désespéré de m'être fait avoir par cette oie pas si blanche que ça ! Oui, Alice est une fille de la ville. Oui, elle s'émerveille de tout ce qu'elle ne connaît pas de notre campagne: les champignons, les arbres, les fleurs sauvages, les oiseaux et leurs nids.. Elle te paraît niaise alors qu'elle est juste ignorante de notre monde comme j'étais ignorant du sien. Quand je suis arrivé à Paris, j'étais aussi perdu que le Petit Poucet dans la forêt ! Puis j'ai rencontré Alice dans son pays aux merveilles ! Je l'aime et tout ce que tu dis ou penses d'elle n'y changera rien !
Au fait, tu vas être grand-mère d'un petit gamin d'Paris !
Je suis triste pour toi mais je je t'aime maman.
***
N'est pas niais le campagnard
Ignorant de la ville
Alors que dans  son monde
I est le plus habile.
Sa science merveilleuse
En fait le roi des champs.
Respectant les saisons
Il cultive la terre
Et nourrit ses semblables.

14 mai 2025

Proposition N°104 de Nanou - Les souvenirs d'Éric

- Phrases : décrochage scolaire - formes souples et molles - chemise de nuit - militant écologiste - pendule énorme - chien de chasse - une mort instantanée.
- Mots ou expressions : sapé comme un milord – bouche – sandwich – couleur – grelotter.
- et/ou Thème : Animaux

Les souvenirs d'Éric

Depuis son algarade avec son père, Éric patauge dans la boue de ses souvenirs. Ils remontrent, tousde ce marécage nauséabond où il les avait jetésformes souples et molles, noires, puantes. C'est tellement douloureux qu'il en arrive à souhaiter une mort instantanée à celui qui lui a fait vivre cette enfance si peu enviable pour un gosse de riche, soit disant né avec une petite cuiller d'argent dans la bouche. Il revoit la pendule énorme qui trônait dans le salon. Une Comtoise en chêne, tellement grande qu'à 6 ans, il aurait presque pu se cacher dedans sans le balancier en cuivre. Il faut dire qu'il était plutôt de l'espèce des gringalets, au grand dam de son père qui ne cessait de lui répéter à quel point il avait rêvé d'un fils qui lui ressemble, grand et costaud comme lui ! Pas de cette espèce de fillette maladive qu'avait pondu sa femme ! Il la revoit, elle, sa mère, qui n'élevait jamais la voix contre le tyran mais venait en cachette le consoler dans son lit, le soir, quand il avait été envoyé grelotter pendant des heures en plein hiver dans la remise à outils du jardinier. «Juste histoire qu'il s'endurcisse un peu ce pleurnichard !» Prétextait le paternel. Il sent encore la délicate odeur de violette de sa chemise de nuit, quand elle le prenait dans ses bras et lui murmurait des : «Chutttt ! Ça va aller mon Ricou !» Jusqu'à ce qu'il s'apaise et cesse de trembler. Il se rappelle avec dégoût l'amour immodéré de son père pour les animaux. Morts de préférence et sous forme d'horribles trophées empaillés accrochés dans son salon particulier. Des têtes de sangliers, de cerfs, de chevreuils dont il avait une peur terrible. Le seul autre être vivant que cet homme acariâtre aimait plus que tout, c'était Octave, son chien de chasse. Lui avait droit à des caresses, pas le mioche qu'il avait pourtant engendré. Du moins le croyait il encore à l'époque. Éric lui, ce qu'il aimait c'était les animaux vivants, tous les animaux, avec une préférence pour les chats. Il rêvait d'en avoir un mais la présence détestable d'Octave l'interdisait. C'était une bête vicieuse qui ne perdait jamais une occasion de le mordre et de lui aboyer dessus, ce qui faisait rire son père. D'autres souvenirs le happent et le blessent. Il se rappelle l'école où il se rendait, sapé comme un milord, engoncé dans son costume de bourge de couleur bleu-marine stricte qui suscitait les quolibets de ses camarades de classe. Lesquels arboraient des tenues plus conformes à leur âge : jeans, sweat, baskets. Il les enviait, tout comme il enviait leur sandwich bien garni et dégoulinant de mayonnaise lors des sorties scolaires. Lui devait trimballer un panier pique-nique avec assiette, verre et couverts en bonne et due forme !
Tout cela ajouté au harcèlement que subissent souvent les premiers de la classe, lui fit perdre la motivation. Ses notes chutèrent ! Ce décrochage scolaire inadmissible déclencha la fureur de son père qui l'exila dans une pension très sévère loin de chez lui. Loin de sa mère qui ne s'en remit pas. C'est à cette époque-là, face au chagrin de sa femme, que cet homme fier et froid se mit en tête de lui faire un autre enfant pour la consoler. N'y parvenant pas, il fit des examens dont les résultats sans appel furent un énorme camouflet pour son orgueil de mâle dominant : il était stérile. Éric n'était donc pas de lui ! Pire, sa femme qu'il croyait loyale, soumise et dévouée, l'avait odieusement trompé ! Une seule fois, avoua-telle sous la contrainte, avec l'un de ses amis, militant écologiste de renom, de passage dans la région pour une série de conférences sur les méfaits de la pollution industrielle sur l'environnement. Il fit face, soucieux de l'opinion et continua à élever le bâtard avec une sévérité et une cruauté accrue. Quand Éric atteignit la majorité, l'homme bafoué cracha la vérité et le jeta dehors sans ménagement. Sa mère avait le cœur fragile. Elle en mourut ! Il trouva refuge chez les parents de son père biologique qui avait péri au cours d'une mission en Afrique. Auprès d'eux, entouré d'une tendresse qu'il n'avais jamais vraiment connue jusqu'alors, il finit par oublier celui qui l'avait tant fait souffrir. Jusqu'à ce qu'il l'appelle pour lui annoncer qu'il faisait de lui l'héritier de ses biens et de sa fortune.
Pas question ! Se répète-t-il ! Il est heureux avec Camille et leurs deux adorables garçons, plus leurs deux chiens et leurs trois chats ! Bientôt, il va fêter ses 40 ans au sein de sa famille, sa vraie, sa seule famille. Les parents de son véritable père seront présents. Et ceux de sa chère Camille. Loïc et Cédric s'en font une joie !
L'amour sera au rendez-vous.
 

04 mai 2025

Anagramme N°9 de Nanou - Refus


Anagramme n°9 : Superficie
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Refus

-Je refuse
-Comment ça, tu refuses ? C'est une offre super que je ne te ferai pas deux fois !
- Hola ! Ne crie pas et ne me fais pas une crise ! Je n'ai pas peur de toi ni de ta face cireuse ! Tu n'as plus aucune prise sur moi ! Tu fripes et tu pues la mort cher père ! Tu peux faire scier ton cercueil pendant qu'on creuse ta tombe, je ne veux pas de ton fric !
- S'il te plaît Éric , ne me plante pas un pieu dans le cœur, accepte, en mémoire de feue ta mère !
-C'est bien de toi ça ! Tu as l'art de retourner le fer dans la plaie ! Tu as toujours utilisé la ruse pour parvenir à tes fins et ça l'a tuée ma mère ! Le sucre et le miel un jour, la furie le lendemain ! Un jour tu donnes puis tu reprends tout ! Je te connais, tes intentions ne sont jamais pures ! La fourberie fuse de toi comme le pus d'une blessure infectée.
- Tu es mon fils, mon seul enfant ! Je n'ai plus que toi ! Pardonne moi, je t'en supplie et accepte ce qui te revient de droit !
- Tu m'as jeté à la rue père ! Tes trémolos, je n'en ai cure ! Je ne suis plus chez moi depuis longtemps ici ! Si j'ai cru un jour que tu m'aimais, tu m'as vite fait comprendre que je me trompais ! Le pire, c'est que tu penses encore pouvoir m'acheter ! Je me fiche de la superficie de ce château, des terres qui l'entourent, de tout l'argent que tu as entassé. Je n'en veux pas ! Je ne veux rien de toi que ce que tu m'as déjà donné en me bannissant de ta vie, juste parce que tu croyais que je n'étais pas de toi : la liberté ! Et ça tu vois, ça n'a pas de prix !
-J'ai reconnu mon erreur Éric ! Je veux pouvoir mourir en sachant que tous mes biens resteront dans la famille. Et tu es ma famille !
-Tu n'as plus de famille. Je porte légalement le nom de jeune fille de ma mère. C'est celui que portent aussi ma femme et mes deux fils. Adieu père !