12 septembre 2026

Jeu 122 de Filigrane- Ma participation

JEU 122 : " Écrire la vie"

La photo

Le livre :  :"Écrire la vie" d'Annie Ernaux 


Écrire la vie

Il y a des années de cela, sur un cahier  d'écolière, elle a commencé à écrire la vie, sa vie d'adolescente loin de sa mère. Pour le faire, elle a choisi la poésie. Page après page, elle l'a rempli de mots qui disaient le chagrin, la colère, la séparation, l'espoir de meilleurs lendemains... Elle écrivait la nostalgie du village de son enfance où toute sa famille  était réunie avant la mort du père.. Elle écrivait les jours heureux de l'insouciance, les parties de cache-cache, les baignades dans la rivière l'été venu, les vacances chez la grand-mère bretonne. Elle écrivait la chanson des vagues, celle du vent dans les blés murs celle du bruissement des feuilles dans les branches des arbres.... Son crayon de bois courait sur les lignes, de rêves bleus en noires peines, de premiers émois en premières désillusions... Puis elle troquait son cahier contre un bloc à lignes et elle écrivait à sa mère de longues lettres. Elle lui racontait son quotidien, ses joies, ses larmes, ses disputes avec les deux sœurs placées avec elles, ses problèmes relationnels avec la nourrice, ses études, ses bonnes et ses mauvaises notes.... «Tu écris un roman ?»Se moquait Zabeth, une des filles de la nounou plus matheuse que littéraire.
Puis elle a grandi mais elle a continué à écrire la vie, à remplir des tas de cahiers avec ou sans spirales. Elle est juste passée au stylo, parce que l'écriture au crayon de bois, ça finit par faire pâlir tous les souvenirs.
Un jour, elle a raconté à sa fille aînée, le rêve étrange dans lequel,  le stylo en l'air, elle était en panne sèche devant les premières lignes d'un roman. Elle a commencé à lui décrire le sujet de ce livre qui, sans même qu'elle s'en rende compte, prenait forme dans sa tête. «Écris le» lui a -t'elle  le plus sérieusement du monde.. Le soir-même elle posait les bases de son récit sur les lignes d'un grand cahier. Les cinquante premières pages écrites, elle a poursuivi l'aventure avec les personnages nés de son imagination. 
La moquerie de Zabeth devenait réalité.
  Puis le traitement de texte et le clavier d'un ordinateur, ont remplacé les cahiers et le stylo. Un deuxième roman a suivi, plus court. Puis un troisième qu'elle s'acharne à terminer. Un processus créatif long et parfois douloureux parce que chaque fois, elle s'attache à  ses personnages et a beaucoup de mal à les quitter, surtout celui, féminin, auquel elle s'identifie machinalement .Toutes ses histoires sont empreintes de la poésie qui est la source  originelle de son inspiration. Et puis il y a les ateliers d'écriture où le partage des mots rassemble les mêmes passionnés de la plume. Ces ateliers la remotivent et l'obligent à sortir de sa zone de confort :l'écriture en solitaire..
Mais toujours, elle écrit la vie parce que l'écriture fait partie de sa vie.
An'Maï

Mil et une-Sujet 199


Mot facultatif : dossier
La photo
Ça va bouillir

-Ah bon ! Tu crois vraiment que ce tableau de l'évolution de nos dessous féminins est à lui seul la preuve du réchauffement climatique ? Tu  exagères mamie !
- Pourtant, il explique bien la triste réalité ce drôle de tableau ! Ça va bouillir ma chérie ! Et dans pas si longtemps, on se retrouvera tous  comme Adam et Eve, à oualpé comme vous dites , vous les jeunes !
- Et alors ?Ça ne serait pas si mal ! Plus de lessive ni de repassage ! La belle vie  pour les femmes d'aujourd'hui quoi  !
- Parlons en des femmes d'aujourd'hui, dont je fais partie, parce que j'ai évolué avec mon temps ma petite ! Elles entassent leurs petites culottes et le reste dans la machine à laver avec une dosette de lessive, puis elles fourrent tout ça dans le sèche-linge et basta ! On plie, on range, c'est  vite fait ! Plus besoin de fer ni de table à repasser !
- Ben oui et c'est rudement chouette et pratique ! On a autre chose à faire qu'à perdre du temps avec ces corvées d'un autre âge tu ne trouves pas ?
- Je ne dirais pas que c'est chouette même si je reconnais le côté pratique et gain de temps !  Mais à ce train là, avant de se retrouver tout nus sous un soleil  de plomb, on portera tous des vêtements jetables et minimalistes ! Et du coup, on n'aura même plus besoin de lave-linge !
- Tant mieux ! C'est bon pour la planète ça mamie ! Notre consommation excessive d'électricité, d'électronique  et tout le toutim,  y est pour beaucoup dans le réchauffement climatique. Et je ne te parle pas des voitures, avions, énormes bateaux de croisière qui enfoncent le clou ! Il n'y a qu'à voir la banquise qui fond, les  déserts qui avancent.... Quand j'y réfléchis bien, je me dis que notre simple présence sur la planète est la première cause du réchauffement climatique. Nous, nos petites culottes, notre technologie, notre surconsommation, quel mal nous faisons endurer à cette bonne vieille Terre !
- Finalement nous nous rejoignons sur ce dossier brûlant et sur cette conclusion effrayante : :ça va bouillir ma chérie !




 

09 septembre 2026

Liste 118, vos participations et des nouvelles

 Merci pour vos participations à cette liste dont vous trouverez le récap ici: https://defisetmoidanmaimistic.blogspot.com/2026/09/liste-118.html
Toutes mes excuses pour le retard que j'ai pris dans ma lecture  de vos participations à mon atelier et à tous ceux  pour lesquels vous écrivez ici et là
J'ai quelques soucis au niveau du dos (pincement foraminal très douloureux) qui m'obligent à des séances de kiné hebdomadaires suivies d'exercices quotidiens à domicile entre deux séances Tout ça  entame sérieusement mon énergie . A côté de ça, il faut quand même gérer la vie de tous les jours, cuisine, ménage et tutti quanti ! De plus, j'y vois mal avec mes lunettes de près qu'il va falloir que je change je pense ! J'ai rendez vous le 22 septembre pour du laser sur l'œil droit  !
Heureusement parce que pour écrire à l'ordi, c'est galère ! Ajouté à cela, depuis quelque temps, j'ai des crises d'arthrose très  handicapantes pour mes mains ! J'ai tellement mal et mes doigts sont si tordus que je n'ai même plus envie de tricoter ! Trop douloureux !
Demain, je vais essayer de marcher un peu avec mon mari ! Nous avons évité de le faire durant les grosses chaleurs ! J'avoue que j'appréhende cette balade ! Mais il faut que je la fasse sinon je vais rouiller définitivement !
Voilà les dernières nouvelles ! 
J'espère que vous allez bien ou mieux pour celles et eux qui traversent de durs moments niveau santé
Je vous embrasse du fond du cœur.
Anne-Marie

07 septembre 2026

N°330 des Croqueurs de môts


***

Défi 330 mené m par Marie-Sylvie
✦ L’ESPRIT DU SUJET :Écrire autour de la couleur bleue et de ce désir profond de s’évader, de prendre le large, de suivre un sillage ,de rêver un ailleurs.
 
✦ LA CONTRAINTE  :Intégrer les 10 mots suivants (au singulier ou au pluriel) : 
 AZUR - SILLAGE - ÉCUME - RIVAGE - COQUILLAGE - HORIZON - BRISE - SIFFLER - AMARRER - VOLER  

Le coquillage

J'ai retrouvé un coquillage
Ramassé un jour sur la plage...
Mon esprit d'un coup a volé
Vers ce rivage du passé...
Dans l'azur bleu pas un nuage
Annonciateur de ces orages
Qui troublent parfois l'horizon.
La brise sifflait sa chanson.
Au loin, d'un voilier le sillage
Semblait m'inviter au voyage.
Comme lui  j'aurais pu voguer.
Avant de venir m'amarrer
Sur le quai d'une île lointaine, 
De rêves bleus ma cale pleine !
Blanc coquillage, souvenir...
De la mer  j'entends le soupir. 
Sur le sable la vague écume...
Dans mon cœur se lève la brume,
Le ciel indigo devient gris, 
J'ai peur qu'en moi vienne l'oubli

©A-M Lejeune
 

04 septembre 2026

Liste 118 - Ma participation

 

Liste 118 : Apocalyptique, bellâtre, ajouter, subvenir, village, formidable, entraînement; effrontée, tourtereaux, place


Adeline et Franck

Adeline est  jolie comme un cœur, menue et assez petite avec son  mètre cinquante-cinq sans talons. Cette brunette aux yeux noisette, ,pétillante, dotée d'un formidable aplomb, est bien un peu excentrique mais elle est très efficace  si l'on en croit l'avis du maire qui l'emploie au ménage de l'école du  village.  Un avis somme toute mesuré auquel  il conviendrait d'ajouter celui des  quatre commères de la place  de l'église pour compléter le portrait de la demoiselle Ces quatre- là, confites en dévotions,  sans concession aucune, la jugent effrontée, impolie, à la limite de l'indécence avec  ses tenues outrageuses qui laissent un peu  trop voir. de son anatomie. 
Franck lui, est baraqué comme  athlète de haut niveau  sans pour autant avoir eu besoin d'en  subir l'entraînement. Avec son mètre quatre-vingt cinq de muscles impressionnants,  ce  grand blond aux yeux très bleus pourrait avoir l'air d'un bellâtre qui se la joue beau gosse s'il n'était pas si timide.  Le jeune homme,, tellement effacé qu'on ne le remarquerait pas sans sa haute taille, entretient les espaces verts et tient également le rôle peu envié de gardien du cimetière. Le ratissage des allées,  le nettoyage des tombes , la gestion du dépôt des fleurs fanées, font partie de sa fonction. C'est également lui qui creuse les dernières demeures de ses concitoyens. Il s'acquitte de ses diverses tâches avec discrétion sans  se départir de son humeur égale. Jamais un mot plus haut que l'autre et une politesse de bon aloi. Il sait ce qu'on le surnomme le grand dadais tout comme il  sait ce qu'on  pense d'Adeline et il s'en moque. Il l'aime telle qu'elle est, avec son tempérament de feu et  sa vision utopique d'une ère post apocalyptique  où tous les humains sur la planète seraient  enfin traités  sur un même pied d'égalité.  Plus de riches, plus de pauvres, plus de puissants qui dominent le «bas peuple»,  Plus personne, homme ou femme, ne serait obligé obligé de travailler comme d un forçat pour subvenir aux besoins de sa famille.. C'est ce qu'a dû faire son père, jusqu'à en tomber malade et à en mourir.. 
« Tu imagines mon Doudou comme ce serait merveilleux »
Non hélas, il n'imagine pas ! Il est beaucoup plus réaliste que  sa chérie. ! Mais il fond quand elle l'appelle ainsi «Mon Doudou», son petit bout de femme !
Ils savent tous les deux  que dans leur dos, on cancane en les appelant les tourtereaux mal assortis, genre un cygne avec un moineau.  Qu'importe ! Ils sont heureux, Dans huit mois, ils seront parents.  Grand dadais ou petit bout, leur bonheur sera immense ! 
Ça  risque de jaser encore plus au village !

01 septembre 2026

Proposition n°112

 

- Phrases :  tremblement de terre - diminuer la consommation - une carrière prometteuse - une œuvre d’art - vaquer à ses occupations - conversations téléphoniques - garçon de café.

- Mots ou expressions : à bonne école - toucher du bois – indiquer – grenouilles – exécution.

- et/ou Thème : CANICULE

Martin
Les grenouilles ne sont pas à la fête. Martin non plus  ! 
La jolie mare des pauvrss rainettes s'est transformée en triste marigot presque à sec. Quant à Martin, tout semble indiquer que cette saison figurera parmi les plus creuses d'une carrière prometteuse de garçon de café  au  bar de la place qui vient de l'embaucher. 
Les conversations téléphoniques des rares clients qui osent s'attabler  sous les parasols,  tournent toutes autour du même sujet : la canicule !  Et on débat sans fin sur  l'arrêté municipal qui demande à chacun de  diminuer  la consommation d'eau de façon drastique ! Un trembement de terre n'aurait pas mieux vidé les terrasses des cafés ! Il faut avouer que la chaleur est si étouffante que même vaquer à ses occupations les plus simples, est épuisant ! Martin a beau avoir été à bonne école et être passé maître dans l'exécution de délicieux cocktails, dont chacun grâce à son talent est une oeuvre d'art, depuis que cette maudite canicule s'est installée, son savoir faire ne lui est d'aucune utilité ! On ne lui commande que des boissons fraîches, soda, eau gazeuse, thé glacé «Avec des glaçons s'il vous plaît !»
Il sert des bières  aussi, demis et pintes  en quantité «Parce que ça dessoiffe par cette chaleur, jeune homme !» ! Ce qui marche le mieux,c'est encore la distribution gratuite d'éventails ! Heureusement pour l'équipe, les pourboires sont généreux ! Ça aide  à supporter la tenue stricte de service  imposée par le patron. 
«Je sais qu'il fait  très chaud mais pas question de se présenter débraillé devant la clientèle» A-t-il ordonné péremptoire après avoir surpris Margot, les manches de son chemisier blanc repliées jusqu'aux coudes ! A la pause, Martin s'est  empressé d'aller la consoler.  Il est un peu amoureux d'elle alors il ne lui reste plus qu'à toucher du bois pour qu'elle succombe à son charme avant la fin de l'été.  Au terme de son contrat saisonnier, elle retournera à Paris où elle est étudiante. Lui restera ici à servir cafés et boissons diverses en espérant la voir revenir à la belle saison.

Liste 118

Apocalyptique, bellâtre, ajouter, subvenir, village, formidable, entraînement; effrontée, tourtereaux, place

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"Le tombeur" Chez Jill Bill
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"Tous aux abris" Chez Ecridelle
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30 août 2026

Coup de pub pour mes tubes

 

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C'est ici : Les tubes d'Anne-Marie L

18 août 2026

Liste 117 et image 64-Ma participation

La liste : Solidarité, hasard, frémissant, prince, instinct, se tromper(ou tromper), spectaculaire, reprendre, erreur, accessoire
L'image
Les aveux (suite et fin de "L'énucléateur")

       Comme prévu, l'habituel stratagème «flic gentil-flic méchant» a  fini par fonctionner même s'il a fallu attendre le lendemain pour reprendre les hostilités.
    Après plus de quatre heures sous le feu roulant des questions, proprement cuisiné par Fanny et Alexandre qui se relayaient aurpès de lui avec une solidarité exemplaire, le meutrier présumé des membres de deux  familles -le père, la mère et leurs trois enfants - n'était plus très loin de se mettre à table, Philomène en était convaincue !  Son instinct aiguisé de chasseuse de criminels le lui criait ! Elle ne s'était que très rarement fourvoyée et elle se rappelait  chacune de ses erreurs de jugement avec une douloureuse précision,.  Des erreurs qui l'avaient amenée à relâcher un suspect et qui lui avaient valu quelques remontrances  spectaculaires  de  la part de ses supérieurs ! Mais cette fois, elle ne se trompe pas !  Rodrigue Delavenne est coupable, elle en est sûre.. Il est celui qui a signé ses crimes en épinglant sur le corps du père de chaque famille assassinée,  le même petit mot  écrit en lettres gothiques noires :  «Le prince de la mort»,  et en glissant ente les mains jointes de la mère, une plume noire. Il faut être particulièrement retors pour se balader  avec des accesooires tels que des épingles de couturère et des plumes de corbeau ! Se dit-elle.
    Quand elle repense à son arrestation, elle doit reconnaître que le hasard fait parfois bien les choses et que les rêves prémonitoires, ce n'est pas toujours de la daube comme le lui affirmait  son défunt mari. en se moquant d'elle. La veille, fatiguée et énervée plus que de raison par cet interrogatoire qui ne menait à rien,  elle  a décidé de prolonger de 24 heures la garde à vue de Rodrigue Delavenne ! Lequel Rodrigue, qui l'eût cru, n'avait curieusement pas demandé l'assistance d'un avocat !
    - Je n'ai rien fait ! Vos accusations ne tiennent pas la route ! S'est il contenté de lâcher sans perdre une once de son flegme  tandis qu'on l'enfermait pour la nuit. 
    Un calme anormal pour Philomène qui a vu plus d'un suspect sortir de ses gonds lors de la mise en cellule ! 
    Alors que débute la deuxième phase de sa garde à vue, il semble un peu moins assuré et réclame la présence de son avocate. A peine arrivée la jeune femme s'insurge contre les méthodes arbitraires de la police. 
    -Vous n'avez rien contre mon client, je vous demande de le libérer immédiatement! Jette -t-elle d'un ton mordant.
    -Il est soupçonné de meurtre Maître et tant que  nous n'aurons pas élucidé les raisons de sa présence près de cette école, nous  continuerons à l'interroger. Plus vite il  nous donnera des explications plausibles, plus vite nous le libérerons De plus, il a insulté et menacé un agent de police,  ce fait à lui  seul justifie que nous le gardions encore un peu, le temps de vérifier qu'il n'était pas sous l'emprise de stupéfiants. Les analyses sont en cours.
    Pour ce qui est de son arrestation, il n'a été interpellé que  parce ce qu'il a insulté très grossièrement un agent qui venait de le verbaliser pour stationnement gênant devant l'école. Il aurait juste pu obtempérer et s'en aller mais il s'est brusquement mis à il vociférer en montrant  à l'agent un poing serré et menaçant. Ce qui ne collait pas du tout avec son apparence très classe.
    - J'attends ma femme et mes enfants espèce de connard ! Hurlait-il  en désigant  une  maman qui sortait de l'école avec une petite fille de pas plus de deux ans dans sa poussette, escortée  par un garçonnet boudeur  et une fillette rieuse.    
    C'est cette coïncidence  qui a fait naître les soupçons de Philomène, soudain intimement persuadée qu'elle tenait l'énucléateur.
    Quant au rêve qu'elle a fait la nuit d'avant, alors qu'elle ne fait plus que d'affreux cauchemars au cours desquels elle revit sans cesse la mort de son mari, cette fois ça a été différent, presque apaisant. Elle était devant une belle porte  ouvragée en chêne massif.. De la serrure  joliment travaillée où était fichée une clé dorée, jaillissait une chaude  lumière.. Par le trou, elle pouvait entrevoir une forêt illuminée par le soleil.. Derrière elle, elle sentait la présence rassurante de son mari. «Tourne la clé, ouvre la porte, la vérité se cache derrière ! Mais n'oublie jamais mon amour, que la beauté cache souvent la noirceur», Lui murmurait-il.
    Face au suspect, cet avertissement onirique lui revient. Elle a pris la relève, bien décidée à forcer la serrure mentale de ce bel homme  si sûr de lui qui la nargue du regard ! 
    -C'est étrange, attaque-t-elle d'emblée, qu'on vous ait interpellé alors que vous prétendiez attendre votre épouse et vos enfants. Laquelle, aux dires de l'agent qui a procédé à votre arrestation,  était en fait attendue par son mari dont la voiture était dûment  garée sur le parking en face de l'école ! Une  mère, un père, trois enfants dont les âges respectifs correspondent exactement à ceux de vos victimes ! Pourquoi ce mensonge si vous n'avez rien à vous reprocher ?
    C'est alors que le masque hiératique de Rodrigue Delavenne a commencé à se craqueler avant de se dissoudre totalement.  Le souffle suspendu, Philomène n'avait plus qu'à attendre qu'il se libère.
    Avec une espèce de jubilation malsaine qui les a tous laissés frémissant d'horreur, il a raconté  sans jamais perdre son demi sourire ironique et sans omettre le moindre détail, chacun des crimes qu'il a commis. Les deux dont il était accusé plus  dix autres étalés sur  quinze ans. Des  massacres sanglants qu'on n'a pourtant jamais reliés à lui. Et pour cause ! S'il s'agisssait chaque fois de familles,  le sexe, l'âge et le nombre des enfants n'étaient pas déterminant, même s'il n'y en avait jamais plus de trois. De surcroit,  chaque fois le mode opératoire était différent !  Seules les deux dernières familles étaient pareillement composées; tant pour l'âge  de chacun des membres que pour le sexe des enfants. Et surtout, ces deux derniers massacres étaient  ostensiblement signés de la même facon, comme si Rodrigie Delavenne avait voulu se faire arrêter. Sa présence près de l'école,  sa réaction coléreuse contre l'agent de police,  le fait qu'il désigne la jeune mère et ses trois enfants, tout cela attestait qu'il était prêt à tuer à nouveau, qu'il avait déjà repéré ses futures victimes et qu'en même temps, il avait tout fait pour  qu'on l'en empêche..
. «Merci chéri !» Murmure Philomène 
- Affaire classée ma Philo  ? Pas si sûr ! Il te reste une porte à ouvrir  pour avoir la réponse à ta dernière question : pourquoi ? A-t-elle cru entendre.

15 août 2026

Liste 117 et image 64

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Liste 117
Solidarité, hasard, frémissant, prince, instinct, se tromper(ou tromper), spectaculaire, reprendre, erreur, accessoire
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Image 64

Vous pouvez traiter les deux propositions ensemble ou séparément ! C'est comme vous voulez !
A vos plumes !
Bon 15 août à toutes et tous
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"Avant qu'il ne soit trop tard" Chez François (Liste)
"Derrière la serrure" Chez François (Image)
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"L'éclat que porte le coeur" Chez Marie-Sylvie (Liste)
"La craie sur le seuil" Chez Marie-Sylvie (Image)
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"Le pays imaginaire" Chez Claudie (Liste et image)
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"Les aveux -(L'énucléateur,  fin)" Chez moi (Liste et image)
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"Le philanthrope" Chez Jill Bill (Liste)
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"La clé du destin" Chez Jill Bill (Image)
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" La rentrée se prépare au Mont Lycée" Chez Nana Fafo (Liste et image)






 

12 août 2026

Quand j'écrivais pour Janedeau

 Mots proposés le 12 mars 2024

Beauté / croiser, éveiller / visage / pluie / courant / transporter / fougères / langueurs / habiter

La beauté

Je l'ai souvent croisée, l'éternelle beauté
Elle habite tout près et si haut nous transporte !
Un visage d'enfant vers sa mère levé,
Les parfums du printemps que le vent nous apporte,

Au jardin qui s'éveille la rose en bouton ,
Le vert tout frémissant des nouvelles fougères,
L'oiseau perché dans l'arbre, mésange ou pinson...
De l'aurore naissante la douce lumière,.

La pluie qui rafraîchit les langueurs de l'été,
Ce léger courant d'air qui vient gonfler la voile,
Ce couple d'amoureux tendrement enlacé,
Ce ciel noir où scintille la première étoile,

La lune et le soleil qui éclairent nos pas,
D'un ami le sourire qui touche et rassure,
Tous ceux que nous aimons et qui sont toujours là
Partageant nos bonheurs autant que nos blessures.

L'éternelle beauté un jour je l'ai trouvée
Dans le cœur de celui qui sait me rendre heureuse
Je l'ai saisie au vol et puis je l'ai gardée
Sans jamais  enfermer son aura lumineuse

Car la beauté ne peut être mise en prison
Enferme-t-on le vent qui pousse les nuages 
Ou le soleil couchant qui flambe à l'horizon ?
L'amour ne survit pas au milieu d'une cage.

15/03/2024
©A-M Lejeune
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J'ai retrouvé Janedeau ici