22 février 2026

Proposition N°109 de Nanou

- Phrases : la haine me consume - changer ses habitudes - petits tas de fruits - mauvaise volonté - la vitrine d’une boulangerie - plisser les yeux - des verres fumés.
- Mots ou expressions : voleter – ancre – frissonner - avoir de la branche – clé.
- et/ou Thème : Hiver
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Le crime de la Saint Valentin (2)

L'hiver est pluvieux, il s'éternise. Je déteste la pluie ! Je préfère mille fois voir voleter les flocons de la neige qui finit toujours par tout recouvrir ! Quel beau linceul elle aurait fait pour Paul étendu mort au pied du pommier !
J'ai beau m'être débarrassé de lui, la haine me consume encore. Comment ai-je pu le supporter si longtemps, ce mec incapable de changer ses habitudes ridicules? Celle qui m'agaçait le plus, c'était sa manie de faire des petits tas de fruits secs à côté de son verre à l'apéro. Un petit tas de cacahuètes, un petit tas de raisins secs, un petit tas de morceaux de fruits confits...Moi, je vidais le sachet du mélange dans la coupe dédiée à le recevoir et lui, il triait tout. Le pire c'est qu'il comptait en même temps ce qu'il posait sur la table ! Un vrai psycho maniaque !
-Pourquoi n'achètes-tu pas des sachets de chaque sorte ? Me demandait-il chaque fois ! C'est de la mauvaise volonté, vraiment !
-Parce que pour me contrarier, tu mélangerais sûrement tout ! Lui répondais-je.
Je suis la clé de l'énigme mais l'équipe qui enquête sur sa mort ne le sait pas encore. Leur présence dans le coin me fait frissonner  d'angoisse. Posté devant la vitrine d'une boulangerie que je fais mine d'admirer, je les observe de loin, le regard caché par des verres fumés qui me font plisser les yeux. Celle qui semble être la cheffe parle fort. Je l'ai entendue questionner des passants. Elle voulait savoir où habite Mylène Marchand, la femme de Paul. Une suspecte idéale ! Je sais mieux que personne qu'il y avait de l'eau dans le gaz au sein de ce couple en apparence modèle ! J'ai cru comprendre que la policière à l'allure martiale est la redoutable Philomène Larivière. J'ai lu dans la presse qu'elle a résolu pas mal d'affaires assez compliquées ! Elle semble avoir de la branche cette femme ! Ce n'est pas pour me rassurer ! Est-elle sur ma piste ? Si c'est la cas, il va falloir que je lève l'ancre.
J'ai très  froid d'un seul coup et plus que jamais j'ai peur !  Le vent humide de cet hiver pourri, balaye mes certitudes. Méritait-il de mourir ?
 Je t'aimais Paul ! Et toi tu jurais que tu n'aimais que moi, que ta femme ne servait qu'à masquer ta véritable nature. Pourquoi m'as tu trahi ?

21 février 2026

Ma participation pour le sujet 174 de Mille et une... Encore

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Revenons à la préhistoire avec le mot :tambouille
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Façonner la vie

Les femmes d'autrefois, entre leurs mains habiles
Façonnaient avec soin les récipients d'argile
Qui allaient leur servir pour faire leur tambouille.
On en retrouve encore aujourd'hui dans les fouilles.
Éclats d'un temps lointain qu'on nomme préhistoire
Ces morceaux du passé sont un peu leur mémoire.
J'essaie d'imaginer leur vie si difficile.
Qu'auraient-elles pensé de nos rues, de nos villes,
De nos fours programmables, de nos casseroles
Qui cuisent nos repas à une allure folle ?
Nous vivons plus longtemps, nous croyons vivre mieux
Mais si nous regardions le Monde avec leurs yeux,
Nous verrions que courir sans cesse est inutile !
Le Temps se moque bien de nos courses futiles.
Façonnons chaque jour, sagement, avec soin
Comme disait ma mère :"Doucement va loin !"

An'Maï

19 février 2026

Coup de pub pour mes créas tubes

(clic sur l'image)
De nouveaux tubes bientôt dans la vitrine de mon blog de création de tubes divers
En ce moment, beaucoup de portraits mais je compte bien me remettre dans les robes et froufrous
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Je vous rappelle que dans ce blog dédié aux tubes, vous pouvez vous servir à volonté, tout y est gratuit !
Une seule petite demande de ma part, citer l'origine du ou des tubes que vous choisissez.
Merci d'avance !
Bisous de moi

16 février 2026

Ma participation pour l'image 58


Rêves d'avenir

Dans une flaque d'eau,
L'enfant se voit là-haut...
Et il pense tout bas :
"Un jour, je partira..."
Sur les pavés mouillés,
Ses rêves projetés
L'emmènent en voyage
Au-dessus des nuages,
Vers l'infini du vide...
Alors d'un doigt timide,
En poussant un soupir
Il touche l'avenir.
Dans le reflet qui bouge
La manche d'un pull rouge...

©A-M Lejeune

 

15 février 2026

Image N°58

 

 Avant  toute chose je tiens à remercier Emma pour sa participation à mon dernier  "un cadre, un tube" qu'elle m'a envoyée par message privé avec un superbe tanka et que je partage avec vous aujourd'hui 

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Et voici l'image que je vous propose d'illustrer de vos mots
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Allez lire

" Un monde parallèle" Chez Ecridelle
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13 février 2026

Valse des mots N°°16 de Nanou-Version 2

Un petit clin d'œil pour Ecridelle avec cette version un peu moins "à l'eau de rose" où l'on retrouve Philomène Larivière en pleine enquête avec ses deux coéquipiers
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Silencieux, frisson, rosée, colère, voyage, éternité, amour, respect, multitude, soupir

Le crime de la Saint-Valentin

Le cadavre étendu dans l'herbe humide de rosée de ce frais matin du 14 février pose à Philomène Larivière et à ses lieutenants, Xavier et Agathe, plus de questions qu'il ne leur apporte  le plus petit élément de réponse. La seule chose que la réputée Philomène peut dire avec certitude, c'est que la victime, un homme d'une quarantaine d'année, a entrepris son voyage vers l'éternité la veille aux alentours de 16 h-17 h, vu la rigidité cadavérique de son corps. Le jogger très matinal qui l'a découvert, a aussitôt  appelé la police. Il était exactement 7 heures du mat'.
Parmi la multitude d'enquêtes qu'elle a menées, celle-là risque d'être l'une des plus étranges. Elle pousse un soupir de frustration en classant d'emblée cette affaire dans la catégorie "ésotérisme", celle qu'elle déteste le plus au monde !
Le corps, totalement nu, d'une pâleur extrême, git les bras en croix au pied d'un pommier où finissent de pourrir quelques fruits. Une mise en scène macabre soigneusement écrite par l'assassin, homme ou femme, qui a commis ce crime horrible. La première chose qu'elle a vue et qui a fait naître un frisson le long de son échine, c'est le cœur, sanguinolent, posé sur la bouche de l'homme exsangue. Puis, la poitrine soigneusement recousue après extraction de l'organe. Agathe, enceinte de trois mois, est allée vomir dans un buisson, soutenue par Xavier qui prend grand soin de sa femme. Les détails qu'elle découvre au fur et à mesure, la confortent dans sa première analyse. Ça ressemble fort à un crime rituel, ce qui impliquerait qu'il a été méticuleusement préparé et non pas perpétré sous le coup de la colère. Les mains du mort, paumes en l'air, sont clouées au sol par des piquets de clôture comme on en voit autour des prés de pâturage. On a posé sur ses yeux et sur son sexe flasque, une rose rouge sans sa tige. Autour de sa tête, sont disposées des roses blanches qui forment comme une auréole. 
Signes de respect ? D'amour peut-être...
Jusque là silencieux le médecin légiste avance une hypothèse qui a déjà fait son chemin dans l'esprit méthodique de Philomène :
-Des points de couture soignés, le cœur posé sur la bouche, des roses rouges sur les yeux et le sexe, des blanches autour de la tête. Ça sent la femme trahie qui portait cet homme aux nues. C'est un saint qu'elle vénérait, c'est un traître qu'elle a tué.
-Vous avez raison Antoine ! Nous allons creuser dans ce sens et chercher la femme.
- On va creuser et trouver patronne ! Acquiescent en chœur Xavier et Agathe, un peu pâle mais remise de ses émotions.

11 février 2026

Valse des mots N°16 de Nanou


Silencieux, frisson, rosée, colère, voyage, éternité, amour, respect, multitude, soupir
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Noah

Trentenaire posé et un peu trop sérieux au goût de la gent féminine, Noah est un calme, un silencieux, un discret peu enclin aux débordements en tous genres. Personne ne l'a jamais vu se mettre en colère ! Que faudrait-il pour qu'il perde son flegme légendaire ? Nu ne le sait ! Noah n'est pas non plus le du genre à susciter le grand frisson chez la multitude de femmes qui gravitent dans le corps enseignant. Il impose le respect alors qu'il rêverait de faire naître la passion chez au moins l'une d'entre elles: Caroline. Mais la belle ne le gratifie pas même d'un regard quand elle le croise dans les couloirs du collège où il enseigne le français. Elle n'a pas le temps ! Pas le temps pour s'extasier , comme lui le fait, devant une rose emperlée de rosée. Pas le temps pour s'interroger sur l'éternité du monde ou sur le caractère éphémère de la vie humaine. Pas le temps pour rêver d'un beau voyage à deux et pour l'organiser avec minutie comme lui a tellement envie de le faire avec elle. Caro comme on l'appelle au collège, est prof d'EPS. C'est une hyper active toujours à courir à droite et à gauche. Elle parle fort, rit fort, aime fort et vite. Elle a fait sienne la devise : "Un de perdu, dix de retrouvés". Elle est en somme tout l'opposé de Noah. Mais ne dit-on pas que les contraires s'attirent ?. Alors contre toute attente, le discret prof de français espère qu'un jour, elle saura s'arrêter et le regarder. Enfin!
La voilà qui arrive, pressée comme d'habitude.
- Salut Caro ! Lance-t-il tout à trac.
-Salut ! Répond-elle sans cesser de courir .
Ce n'est pas encore aujourd'hui qu'elle va s'apercevoir qu'il existe. Désappointé, il retient un soupir et se dirige tête baissée vers sa classe. Soudain, elle s'arrête, se retourne, lui adresse son plus beau sourire..
- Au fait Noah, j'organise une petite fête pour mon anniv' ce soir ! J'aimerais bien que tu viennes ! Tu sais où j'habite. 20h 30, ça te va ? Si tu veux me faire plaisir, un bouquet de roses rouges suffira. Ce sont mes fleurs préférées
Des roses rouges, celles de l'amour.. Ses espoirs ne seraient donc pas vains ?
 

09 février 2026

Défi 320 des Croqueurs de mots-Ma participation

 N°320 proposé par Durgalola
J'ai écrit une fable à ma façon en 2024, inspirée par deux messieurs de ma connaissance qui se disputaient les faveurs de la même jeune femme. J'y ai juste ajouté une strophe pour y inclure une des deux expressions proposées par Durgalola
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"Je me sers des animaux pour instruire les hommes"
Jean de La Fontaine
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Les deux coqs

Deux coqs se chamaillaient pour une jolie poule
Sous les yeux amusés de tout le poulailler. 
Ils luttaient pied à pied à en perdre la boule,
La coquette ravie, semblait s'en amuser.

- Je l'ai eue avant toi petit, ne t'en déplaise !
Se vantait le plus vieux, dressé sur ses ergots.
- Tu l'as eue en effet ! Eh bien j'en suis fort aise
Vu que c'est moi céans, qui détient le gros lot !

Répondait le plus jeune, le torse bombé.
Dans cette basse-cour vivent d'autres poulettes
Aucune ce me semble ne t'a regardé !
Mais tu n'as plus la cote, Où avais -je la tête ?

Tu te crois coq hardi, or tu n'es qu'un vieux beau !
- Holà ! Ferme ton bec prétentieuse volaille
Sinon je t'écrabouille et je te fais la peau !
- Contre moi vieille barbe tu n'es pas de taille !

- Approche ! Tu vas voir de quel bois je suis fait,
Je m'en vais de ce pas te voler dans les plumes !
- Tu ferais mieux je crois, de déclarer forfait,
C'est toi qui va finir le nez dans le bitume !

Tandis que nos deux coqs, la crête émoustillée,
Se livraient énervés à leur joute verbale,
L'objet de leur querelle, pour finir lassée,
Avec un  coquelet est partie en cavale.

Celui-là n'était pas pelleteux de nuage
A vouloir à tout prix se montrer le plus fort.
Sans combattre et risquer d'abimer son plumage,
Discret il a conquis la poulette aux œufs d'or.

22/02/2024 - 05/02/2026 
©Anne-Marie Lejeune (An'Maï)

07 février 2026

Mil et une suite - Sujet 172 -Ma participation

Le mot facultatif : instrument
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Petit déj'

Petit déj, quatre bols
Pour les quatre petits trolls.
Il est tard, maman s'affole,
Pour les conduire l'école
C'est toujours ell' qui s'y colle.

L'instrument de torture
Pour elle c'est la voiture.
Caser sa progéniture
Puis filer à toute allure,
Ce n'est pas un' sinécure

Le papa lui, travaille,
Que ça chauffe ou que ça caille,
Pour gagner vaille que vaille
Des sous pour la boustifaille
Qui nourrira sa marmaille.

Et ce soir, plus que las
Bougonnant il rentrera.
Les quatre trolls seront là,.
Maman ouvrira les bras
Et lui taira ses tracas.

Ce sont là les moments
D'une famille d'antan.
Aujourd'hui, bien des parents
Bossent tous deux à plein temps.
Qui s'occupe des enfants ?

Quatre bols...Souvenir
Ne pourrait on revenir
En arrière et réunir,
Même le temps d'un soupir
 Autour de la table et des bols
Maman, papa et les trolls ?