19 juillet 2026

Liste 115 et image 63 - Ma participation

La liste :
Millésime, modeler, inestimable, enchanté, langage, chantier, adorateur,bannir,cérémonie,héritier.

L'image 
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Danser sous la pluie

    Ahhhh ! Danser  et chanter sous la pluie, quel inestimable cadeau du ciel  ! C'est probablement ce qu'ont pensé  beaucoup de gens qui auraient été enchantés de pouvoir le faire sans cérémonieHéritiers du grand monde, ou simples quidams, chefs de chantiers, ouvriers , employés de bureau ou paysans, jeunes et vieux... Nul n'a été épargné par la chaleur écrasante qui s'est abattue sur le pays du nord au sud et de l'est à l'ouest. Pour utiliser un langage plus populaire,  on crèvait de chaud ! Et ne me parlez pas de climatisation !  Nous ne sommes pas tous climatisés dans nos logements, loin s'en faut et l'achat d'un climatiseur mobile ne fait pas forcément  partie de nos priorités !  J'en conviens volontiers,  cette année est un sacré millésime. Images à l'appui, les experts météo nous ont expliqué que cette vague de chaleur était due à un «Blocage en Oméga». On n'a quasiment parlé que de ça, en répétant que c'était un phénomène exceptionnel comme  s'il ne s'en était jamais produit de tels auparavant !  Ce n'est pourtant ni la première, ni la dernière fois !  
         Je me souviens  avec une certaine angoisse, je l'avoue, de tous ces champs qui brûlaient en 2019,  chez nous dans la Somme  et ailleurs,  à cause d'une chaleur et d'une sécheresse exceptionnelles de l'avis de tous cette année-là ! C'était impressionnant et ça faisait peur ! Un agriculteur cerné par les flammes est même mort, brûlé vif sur son tracteur !  Quelle fin épouvantable ! 
    On  a beau vouloir la modeler à notre convenance, la Nature est souveraine ! Elle fait ce qu'elle veut ! Je crois pouvoir dire sans me tromper, que durant cet éprouvant épisode caniculaire, les adorateurs du soleil tout puissant n'ont jamais eu aussi peu la cote ! Je pense pour ma part, qu'à ce moment -là,   en les écoutant dire et répéter: «C'est normal, c'est l'été !», j'ai eu plus d'une fois l'envie ..brûlante  de les bannir au milieu d'un désert  de sable sans la moindre goutte d'eau  ! 
    Tout le monde  aurait rêvé d'une averse salvatrice pour se rafraîchir et faire la fête dans les rues, de jour comme de nuit,  avec ou sans parapluie !
     Enfin, il a plu ! Pas longtemps ni beaucoup mais que c'est bon ! On n'étouffe plus !  Et aujourd'hui, il fait presque gris. Oserais-je dire «Pourvu que ça dure !» 
    Celles et ceux, dont je fais partie, qui se plaignaient hier de trop de soleil , vont ils râler demain et prier pour qu'il revienne ? Ça ne m'étonnerait pas !

15 juillet 2026

Liste 115 et image 63

 
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La liste 115
Millésime, modeler, inestimable, enchanté, langage, chantier, adorateur,bannir,cérémonie,héritier.
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L'image 63
Vous pouvez traiter les deux propostions ensemble ou séparément
A vos plumes !
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"Pour leur savoir-faire" Chez François (Liste)
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12 juillet 2026

Sujet N°120 de Filigrane- Un sac de billes

 La photo
Le livre :"U, sac de billes" de Joseph Joffo
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Mes jeux d'enfance

Jouer à la marelle, je l'ai fait avec Isabelle, ma meilleure amie d'enfance.
Nous la tracions maladroitement à la craie au beau milieu de la route puis, chacune  à notre tour, nous sautions sur un pied de case en case, de la terre jusqu'au ciel. Avec elle j'ai aussi concocté des tambouilles aux herbes, à la terre et à l'eau de la rivière dans sa jolie dinette que je lui enviais. Puis nous faisions semblant de les manger. Un jour c'était elle la maman et moi l'enfant difficile, le lendemain nous inversions les rôles...
Mais c'est avec mes deux grands frères, mes cousins, ma cousine et toute  leur bande de casse-cou recrutés chez les gamins du village, que je préférais jouer à Tarzan, à d'Artagnan, aux ccw boys et aux indiens, entre autres héros  qui avaient le pouvoir d'inspirer notre imagination débordante.. Ceux  des films qui passaient le jeudi dans l'arrière-salle du café du village, ou ceux des BD que nous lisions.
Quand ils ne construisaient pas des cabanes  ou ne rejouaient pas «La guerre des boutons» à leur façon avec la bande des«Brouard-Pierre» comme on les appelait dans le village, mes frères   s'adonnaient à des jeux plus calmes ! Enfin, il faut le dire vite parce que  le calme cessait dès que leur petite sœur avait le malheur de vouloir participer. M'avoir dans  pattes, avait le don de les mettre sérieusement en boule ! Un sac de billes, un parcours compliqué entre parpaings, collines de sable et autres obstacles à franchir pour les billes de verre et d'agate, et mes deux frangins turbulents devenaient très sages et concentrés. Du coup, sitôt que je faisais mine de m'approcher,  ils devenaient pires que des bulldogs dont un misérable roquet aurait voulu piquer l'os. En l'occurence, le misérable roquet, c'était moi ! Ils ne voulaient pas de moi dans leurs batailles rangées de billes et de calots - mes frères disaient "gallots" - au terme desquelles le perdant cédait quelques uns de ses précieux trésors au gagnant.  
Pour les jeux de guerres et de batailles fictives entre deux camps ennemis, je n'avais de place qu'en tant que victime idéale : indienne prisonnière chez les cowboys, femme blanche attachée au poteau de torture chez les indiens, captive des méchants libérée par les mousquetaires... Et j'acceptais ce rôle ingrat parce que c'était pour moi, le seul moyen d'être intégrée à l'un ou l'autre des camps. Un rôle qui m'a valu pas mal de tirage de cheveux, quelques bleus et horions. De petites blessures de guerre dont j'étais en fait très fière parce qu'elles m'ont servi d'adoubement pour être acceptée dans la bande ! Une bande d'invincibles héros dont Isabelle qui n'aimait que nos gentils jeux de filles, n'a jamais fait partie.

An'Maï.

Un article sur les jeux de billes qui m'a permis de rectifier une petite erreur dans cette narration de mes souvenirs. C'est calots et non pas gallots comme disaient mes frères, que j'aurais dû écrire.

https://www.ribambel.com/activites-en-exterieur/les-noms-des-billes-par-tailles-on-fait-le-point

11 juillet 2026

Mil et une -Sujet 194


Parasols

toile de Eduardo Ungar (clic) merci à Emma et en hommage

le mot facultatif : souvenir

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Réconciliation-Monopoly
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Les vieux amis

Rappelle toi mon ami, mon vieux copain d'enfance, ce baiser sur ta joue déjà ronde. Nous avions passé l'après midi à jouer au Monopoly avec mon frère et ta sœur. Tu guignais l'Avenue des Champs-Élysées et la Rue de la Paix. Je tes les avais soufflées sous le nez.  Tu m'en avais tellement voulu que ça avait fait rire les autres ! Énervé plus que de raison, tu avais balayé cartes et pions d'un revers de main rageur avant de quitter la table et d'aller bouder tout seul dans ton coin. Nous n'étions que des gosses mais ce souvenir reste gravé dans ma mémoire, tout comme celui de notre réconciliation avec ce baiser sur ta joue et ces mots de consolation que je t'avais murmurés à l'oreille :« Promis Jacquou, la prochaine partie je te les laisse !»
Nous avons grandi Jacques ! Les rondeurs, toi et moi, nous les avons prises de partout. Mais  qu'importe que les années nous aient changés, jusqu'à aujourd'hui, nous sommes parvenus à rester les meilleurs amis du monde.  Oh ! Comme je voudrais que rien ne change ! Assise à la terrase du Grand Café, sous l'un des parasols jaune et vert qui la fleurissent, je t'ai vu arriver, ton bouquet de fleurs caché dans le dos. Je sais ce que tu mijotes mon vieux pote ! Je sais que tu crèves d'envie d'entamer avec moi une partie  d'un tout autre genre que celles qui nous rassemblaient autour d'une carte de Monopoly. 
Depuis bien des jours, crois-moi, j'ai capté tous les signaux que tu m'envoies ! Déjà, quand tu étais môme, tu ne savais pas dissimuler tes sentiments !
 Mon cher Jacquou, comment te dire sans te blesser que ce que tu rêves d'emporter et qui est pour toi tellement plus important que l'Avenue des Champs-Élysées et la Rue de la Paix réunies, tu ne l'obtiendras pas. Notre amitié m'est précieuse, la perdre me ferait énormément souffrir ! Pourtant, je crains que cette fois, aucun baiser  sur ta joue ronde, ne puisse en recoller les morceaux quand je t'aurai dit ce qu'assurément,  tu ne souhaites pas entendre. 
Cigarette à la main, assise à cette table devant le verre que je m'apprêtais à siroter, je t'observe du coin de l’œil. Tu es si prévisible mon vieil ami, que j'entends déjà ce que tu veux me dire ! Et je vais t'arrêter avant que tu ne le fasses ! Je le dois au souvenir sacré de notre amitié d'enfance. J'ai quelqu'un dans ma vie alors Jacques, même si ça doit te   briser le cœur,il faut que tu acceptes le fait que nous ne serons jamais rien d'autre que de vieux amis.

An'Maï





 

04 juillet 2026

Liste 114 - Ma participation

Sacrifier, clin d’œil, rugueux, naissance, adopter,  populaire, carrière, doute, fraichement, disparition.

Courir et réfléchir

 Outre la salle chaque vendredi soir, sacrifier à son jogging matinal n'est plus un problème depuis longtemps pour Philomène. La naissance du jour lui semble  le moment idéal pour recharger ses batteries à plat.  C'est aussi et surtout pour elle une façon  de faire un clin d’œil quotidien à son défunt mari qui adorait se livrer avec elle à ce rituel si bénéfique pour le corps autant que pour l'esprit. Après sa disparition, elle a laissé tomber le sport, s'est négligée et a pris beaucoup de poids. Dans le même temps, elle a commencé à adopter un ton très rugueux avec ses collègues qui ont pris assez fraichement sa nouvelle attitude à leur égard. La populaire Philomène  Demolin au caractrère si avenant  est devenue  tellement invivable que sa carrière a failli en prendre un sérieux coup d'arrêt ! Plus personne ne voulait faire équipe avec elle. En haut lieu, on commençait même à avoir des doutes sur sa capacité à mener une enquête sans péter un plomb à la moindre anicroche. Alors elle s'est obligée à se reprendre en main. D'abord, elle a demandé un congé sabbatique que ses supérieurs lui ont octroyé, trop heureux de se débarrasser d'elle ne serait-ce qu'un temps !. Puis elle a  recommencé à courir à l'aube en souvenir de son homme dont le regard accusateur la poursuivait  jusque dans ses rêves. A la suite de son congé, elle a obtenu le droit de reprendre l'école pour devenir commissaire, tout en continuant à s'astreindre à un régime strict  afin de retrouver sa forme de jeune flic dynamique. Quand tous ses objectifs ont été atteints, elle a demandé sa mutation  pour un commissariat où nul ne la connaisait et  elle a repris son nom de jeune fille. Exit Philomène Demolin, bonjour Philomène Larivière. 
Elle n'oublie pas son mari mais désormais, elle ne laisse plus le chagrin de son absence interférer dans sa vie professionnelle. La seule chose qu'elle a conservée de ce temps-là, c'est son jogging à l'aube et par tous les temps. Ce matin ne fait pas exception. Courir l'aide à réfléchir. Les rouages bien huilés de son cerveau tournent à plein régime. L'affaire de «l'énucléateur» comme on  a baptisé l'horrible criminel, n'est toujours pas bouclée. Une autre famille a été massacrée mais le modus opérandi est différent. Le père, la mère et leurs trois enfants, ont été tués d'une balle dans la tête avant d'être éviscérés. On ne peut donc pas imputer ce crime odieux à l'énucléateur même si les deux affaires ont un point commun, le sexe et l'âge des enfants : une fillette de  deux ans et deux garçonnets de quatre et six  ans. C'est là qu'il faut creuser se dit Philomène : les victimes, pas le mode opératoire.

01 juillet 2026

Liste 114

Liste 114 tirée du Télé magazine  du 27 juin au 3 juillet

Sacrifier, clin d’œil, rugueux, naissance, adopter,  populaire, carrière, doute, fraichement, disparition
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Allez lire

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"Dissonance" Chez Jill Bill




29 juin 2026

N°329 des Croqueurs de mots

Défi 329 mené par Annick Lotus : Vacances j'oublie tout !!!

 Écrire un texte (prose, poésie…) avec pour thème « Les vacances  » mais avec deux contraintes:
1- Ecrire votre texte avec l’anaphore « C’est le temps… » (répétition en tête de phrase ou de paragraphe). 
2 – Et avec 5 mots obligatoires: transhumance, farniente, rire, soucis, heure
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C'est le temps

C'est le temps des vacances,
Des grandes transhumances
Sur les routes de France.

C'est le temps de l'oubli,
Du travail, des soucis... 
On se vide l'esprit.

C'est le temps des balades,
Plus d'heure, montre en rade
Et du rire en salade.

C'est le temps des voyages, 
Du farniente en partage,
Allez, fais tes bagages ! 

C'est le temps, c'est le temps !
Le soleil nous attend,
Montagne ou océan ?
On s'en fout, c'est le temps ! 

27 juin 2026

Mil et une - Sujet 192 - Semaine du 20 juin au 27 juin

La cabane
Un mot facultatif  ballon
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La cabane

Cabane au  Canada ou château en Espagne,
L'enfant grimpé là-haut a lâché le ballon
Et construit de ses mains, dans l'arbre sa maison.
Rêve-t-il ce gamin  au pays de cocagne

Où quand il sera grand, il cherchera fortune ?
De géantes cités sera-t-il bâtisseur
Ou  bien deviendra-t-il du ciel explorateur
Et ira-t-il un jour se poser sur la lune ?

A moins que simplement, il ne parte en voiture
Au gré de ses envies vers d'autres horizons
Sera-t-il sur une île un nouveau Robinson ?
 De Crusoë d'un trait, il a lu l'aventure.

En attendant il cloue une à une les planches
De sa maison perchée, de son palais de bois
Ce sera son domaine.  Il sera le seul roi
De la belle cabane calée  dans  les branches

Il y invitera ses amis et son père,
Son héros, son mentor qui lui a tout appris
Qui lui a fait confiance et prêté ses outils.
 Sans jamais s'en mêler , il l'a  seul laissé faire.

Ni cabane lointaine ou royale demeure...
L'enfant grimpé là-haut  reprendra son ballon
Et puis très sagement, apprendra ses leçons,
Les yeux sur la pendule où s'écoulent les heures.

An'Maï




 

22 juin 2026

Atelier N°2/2026 d'Ecridelle



 Atelier N° 2/2026

Sujet 1) Chaos, rumeur, recul, mur, absent.
Sujet 2)Un texte avec des mots commençants par AB, au moins 5 
Sujet 3) Texte sur le thème "Chaud, chaleur,"
Sujet 4) Un texte avec le prénom Alban 
Sujet 5)Un texte avec un personnage connu , vivant ou décédé

Alban

Loin du chaos et de la rumeur permanente de la ville,  Alban sent le chagrin qui l'abrutissait, abandonner peu à peu son corps et sa tête. Le sentier qui mène aux ruines de l'abbaye est abrupt. La chaleur  qui s'abat sur lui est accablante et  il n'y a pas le moindre petit arbre  où s'abriter du soleil qui tape dur ! Cela rend encore plus éprouvante la montée vers la  vieille bâtisse de pierres blanches. 
Voilà trois heures qu'il crapahute et il fait de plus en plus chaud ! En vérité depuis deux semaines maintenant, l'été est caniculaire même pour cette région habituée à des températures assez élevées en cette saison. Marcher dans ce cagnard est une aberration, il le sait, comme il sait qu'il est en train d'abuser de ses forces. Il sait aussi que tout recul est absolument impossible ! Il pourrait revenir sur ses pas bien sûr mais il s'est promis d'aller au bout de ce pélerinage. Grimper jusque là haut, sur cette vieille route Napoléon qui n'est désormais plus empruntée que par de rares connaisseurs de la topographie originelle des lieux, aboutir après des heures de marche épuisante, à l'endroit même où, lui a-t-on raconté, l'empereur s'est arrêté lors de son retour de l'île d'Elbe,  est le moyen qu'il a choisi non pas pour abolir son pire péché mais pour en demander l'absolution. Qu'importe que son idée soit absurde, Alban  est sûr qu'au terme de sa randonnée, il pourra aborder cette nouvelle étape de sa vie avec  un peu plus de sérénité. Voilà pouquoi il s'est mis aux abonnés absents de son boulot et a entrepris ce voyage, comme une forme de mea culpa douloureux pour avoir trompé Abigaïl, la femme de sa vie ! Que ne s'est il abstenu de plonger dans les abysses azur des yeux de sa secrétaire, avant de sombrer corps et biens dans ses draps et dans ses bras ? Un jour, alors qu'elle lui apportait à son bureau un dossier qu'il avait oublié, Abigaïl les a surpris en pleine action. Dabord abasourdie, elle est restée sans réaction, puis elle est sortie sans un mot et sans même claquer la porte derrière elle..  Pourquoi n'avait-il pas pensé à fermer à clé ? N'importe qui d'autre que sa femme aurait pu les surprendre. Quoi qu'il en soit,son incartade extra conjugale lui a coûté cher. Quand il est rentré, elle était partie.
Sur le bord du chemin, un mur de pierres sèches lui permet de se reposer quelques minutes et de s'abreuver à l'eau tiédasse de sa gourde.  Dans le village en contrebas  la cloche de l'église sonne et résonne dans son cœur telle un glas funèbre. Un chien aboie furieusement. Au bout du sentier caillouteux surchauffé par les rayons encore ardents du soleil de juillet, l'abbaye se profile.  Délabrée comme l'est sa vie sans Abigaïl.
A bout de souffle, recru de fatigue,trempé de sueur,  endolori de partout, Alban laisse alors les souvenirs heureux le submerger.
Et il pleure...

20 juin 2026

Mil et une-Sujet 191 – semaine du 13 juin au 20 juin

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sujet 191 – semaine du 13 juin au 20 juin

La Préhistoire, tout une Histoire

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La petite fille des temps anciens

Étendue sur sa couche d'herbe sèche, couverte d'une fourrure d'auroch, Ehi Sha se détend un peu en repensant à tout ce qu’elle a appris aujourd’hui : cueillir les baies comestibles dans les buissons piquants,  remplir une outre d'eau et la ramener sans en renverser une goutte, tanner les peaux que les anciennes assembleront pour en faire des vêtements... Tout cela en guettant le moindre bruit furtif annonçant l'approche d'une bête sauvage assoiffée de sang. Oubliant un instant ses craintes, elle sent le sommeil la gagner. Près d’elle, Sha Rah, sa mère, respire mieux. La toux qui lui déchire la poitrine  jour et nuit, semble vouloir se calmer. La bouche grande ouverte, elle ronfle si fort que c’en est rassurant. Elle n’est pas la seule à faire du bruit. Il y a aussi ceux qui parlent en rêvant, ceux qui se tournent et se retournent en grognant sur leur couche parce qu’ils ne peuvent dormir à cause de ceux qui s'accouplent bruyamment. Il y a Ouhm Rah, la plus ancienne du clan, qui psalmodie en veillant sur le feu. Il y a les nourrissons qui geignent contre leur mère…Tous ces sons autour d’elle, c’est la vie !
            Avant de fermer les yeux, elle regarde les parois sombres de la caverne faiblement éclairées par les braises rougeoyantes du foyer dans lequel Ouhm Rah remet du bois de temps à autre. Les dessins qui l’ornent sont si beaux ! Ils racontent les chasses qui ont vu périr tant d’hommes vaillants, jeunes et moins jeunes. Elle reconnaît le renne, le cheval, le bison ou l’auroch. Il y a d’autres animaux dont elle ne sait pas le nom. Il y a aussi des traces de mains. Beaucoup sont celles des chasseurs. Combien de ces empreintes sont celles de disparus ? Dans un petit coin connu d’elle seule, il y a les siennes. En voyant faire les grands, elle aussi a voulu laisser une trace pour se souvenir de l’avènement de son septième cycle.
            Nées du reflet des flammes, des ombres mouvantes dansent sur les sombres rochers redonnant la vie à ces animaux tués et mangés depuis longtemps. 
Apaisée, Ehi Sha s’endort enfin.

(Un court extrait de mon roman "Les rêves d'Élisa", remanié pour la circonstance)