06 décembre 2024

Image N°39



 Information importante  : Le défi "Une image, des mots"  sera désormais de nouveau proposé ici !

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Chez Colette



 

Liste N°92


 Liste aléatoire tirée du programme TV Diverto

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Exclusif, fous-rires, explorer, richesses, renouveau, menace, retrouvailles, délirant, s'engager, audacieux

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Je la remets ici avec les liens des participations déjà  postées sur mon Eklablog



05 décembre 2024

Proposition N°100 de Nanou - Michel

 

Proposition N°100
- Mots ou expressions : payer rubis sur l’ongle – écoulement – ajouter – soucieuse - échappatoire
- Phrases : signaler votre présence - ronronnement du moteur - d’un geste de la main - un chapelet de jurons - analyser la situation - maillot et caleçon - errer des heures
- et/ou Thème : Automne
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Michel

...On frappe violemment à la porte. Michel sursaute et lâche un chapelet de jurons bien sentis. Les cheveux ébouriffés, les yeux bouffis à cause du manque de sommeil, il dévale l'escalier en maillot et caleçon au risque de se rompre le cou !
-En voilà une façon de signaler votre présence ! Vous n'avez pas vu la sonnette ? Hurle-t-il excédé, avant d'ouvrir et de se retrouver nez à nez avec deux gendarmes. Leur mine soucieuse ne fait qu'ajouter à son inquiétude grandissante. Mathilde n'est toujours pas rentrée.
Il la voit encore partir au volant de sa petite voiture. D'un geste de la main, il lui fait coucou à la fenêtre. Elle s'éloigne. Le ronronnement du moteur s'atténue... La voila en route pour une de ces longues balades automnale en forêt qu'elle affectionne. C'est son échappatoire. L'automne est sa saison préférée. Elle est capable d'errer des heures sur les sentiers tapissés de feuilles craquantes. Elle va prendre des tas de magnifiques photos des arbres, des paysages colorés d'or et de rouille. Lui préfère rester à la maison. Il va l'attendre tranquillement en bricolant dans son petit atelier.
Écoulement des heures, tombée de la nuit...Pas de Mathilde à l'horizon !
Alors il tente d'analyser la situation sans laisser la panique prendre le dessus. Elle a dû pousser jusqu'à chez sa sœur qui habite non loin du "Bois des loges". Coup de fil... Non, elle n'est pas là. Accident, fugue, malaise, fuite avec un amant, meurtre...Toutes les hypothèse possibles et imaginables lui traversent l'esprit. Dans sa tête résonnent les paroles de la chanson de Brel "Mathilde est revenue..."
On l'appelle d'en bas. Une voix connue et aimée entre toutes, même quand elle hurle à lui crever les tympans.
-Micheeeel ! Tu descends ? Le petit déj' est prêt !
C'est Mathilde, sa Mathilde. Il a encore fait cet horrible cauchemar ! Il serait prêt à payer rubis sur l'ongle n'importe quel psy pour en être débarrassé !
Il se lève d'un bond , enfile maillot et caleçon à la va vite et dévale l'escalier au risque de se rompre le cou, pressé de retrouver sa chérie et de la serrer dans ses bras.

21 octobre 2024

Ma participation à l'anagramme N°4 de Nanou

 

Anagramme n°4

Les jeux olympiques dans l'antiquité

Si je te dis que les athlètes de l'antique Olympie performaient à poil ! Ne te moque pas, ce n'est pas poli ! C'est pile-poil la vérité. Ils couraient, sautaient, luttaient et tutti quanti, dans le plus simple appareil. La règle n'était pas souple ! L'emploi de la moindre loque les aurait disqualifiés je pense ! Poids plumes et poids lourds étaient logés à la même enseigne. Que le soleil brûle, que la pluie tombe ou que le froid pique, pas de poule mouillée chez ces sportifs dont je loue le courage ! Il sortaient tous du même moule. Un athlète nu ne simule pas, ça se serait vu et pas besoin d'une loupe pour ça ! Hé hé hé ! Je n'ose imaginer les jeux olympiques d'aujourd'hui dans les mêmes conditions ! Serions-nous ployés de rire 

N°295 des Croqueurs de môts-Quelles nouvelles ?

 



Quelles nouvelles?

- Chéri, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle !
-Accouche !
- Ben voilà, tu sais que pour son anniversaire mais aussi pour fêter l'ablation réussie de son rein malade, nous avons offert à ta mère le voyage de sa vie au Cap vert....
- Oui je sais, même que ça nous a coûté presque plus cher que notre mariage ! J'ai des boutons rien que de penser au pognon qu'on a dépensé ! Et alors ?
- Alors il y a eu une explosion en plein vol et l'avion qui l'emmenait au Cap vert s'est crashé...
- Ça c'est la bonne nouvelle, on va toucher l'assurance-vie qu'elle avait contractée à mon nom !
-Non, la bonne nouvelle c'est que vu votre relation pourrie, elle avait mis l'assurance à mon nom ! Juste retour de manivelle non ?
-Ouais mais c'est pas grave vu qu'on est mariés...
- Ben justement, la voilà la mauvaise nouvelle ! Pour toi ! Plus pour longtemps !
-Commença plus pour longtemps ?
-Dans le flacon que t'as bu, c'était pas du vin et sur ton steak, c'est pas du poivre que t'as mis ! Comment tu te sens ...chéri ?

20 octobre 2024

Atelier N°248 de Ghislaine

 


N°248

Sujet 1. Texte sur le thème "" attente ""

Sujet 2. Texte avec des mots finissant par "" dre ""

Sujet 3. Homme sur un banc


L'attente


Sur son banc, solitaire

Qu'est-il en train d'attendre?

Va-t-il perdre la guerre,

Son cœur va-t-il se fendre ?

Depuis qu'elle est partie

Il attend sans comprendre

Sa tendre, sa chérie !

Comme il aimait s'étendre

Entre ses bras si doux

Comme elle aimait lui rendre

Ses baisers les plus fous.

Sur son banc solitaire

En vain il va l'attendre

Il va perdre la guerre

Et son cœur va se fendre


20/10/2024


15 octobre 2024

Liste 89


A noter, le nouveau logo de mon atelier-listes
Récapitulatif pour la liste 88 : ICI

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Liste N°89  tirée du magazine Diverto
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A l'envers, incertitude, échanger, cynique, retourner, séduit(e), pagaille, quelque chose, temporaire, exposition
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"Le monde de l'incertitude" Chez Ghislaine 

 "Chapeaux" Chez Claudie

 "C'était un escroc" Chez François

"Tourne, tourne..." Chez moi





 

13 octobre 2024

Valse des mots N°6 de Nanou - Laura

Valse N°6

Nuage – bien – vérité – courage – ouvrir – rapidement – montagne – découverte.

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Laura

La vie n'est jamais sans nuage ! Cette vérité, Laura l'a rapidement découverte ! C'était il y a bien longtemps mais elle s'en souvient comme si ça datait d'hier. Elle était alors encore une petite fille heureuse, entre deux parents qui s'aimaient. Elle avait 12 ans. Ce dimanche là, tranquille dans sa chambre, elle était en train de recopier de vieilles expressions populaires dans un cahier. "La pluie ne fait pas le beau temps", "Les chiens ne font pas des chats", "Qui vole un œuf vole un bœuf !", l'habit ne fait pas le moine"... Il y en avait des tas, à ses yeux toutes plus amusantes les unes que les autres. Elle s'apprêtait à en noter une nouvelle :"La montagne accouche d'une souris", très drôle aussi celle-là, quand elle entendit du bruit en bas. Des gémissements et deux voix dans le bureau de son père., alors qu'il était à la pêche. La peur l'étreignait, pourtant, n'écoutant que son courage elle se précipita dans l'escalier. Devant la porte du bureau où les gémissements s'intensifiaient, elle n'hésita qu'une seconde.
"Ouvrir la porte, sauver maman !" Voilà tout ce qui lui importait. Elle joignit le geste à la pensée...
Allongée à moitié nue sur le canapé, sa mère s'agitait dans les bras de tonton Pierre. Elle faisait avec lui ce qu'elle n'était censée faire qu'avec papa.
Ce jour là, la vie de Laura s'était écroulée. Un mois après, ses parents divorçaient.


08 octobre 2024

Atelier N°247 de Ghislaine- Noémie


Atelier 247

Sujet 1. Tentation, mission, essai, test, obscure, savoir

Sujet 2. Maintenant, pourquoi, hélas, présent, agir, faire.

Sujet 3. Texte avec des mots commençant par "" N ""



Noémie

    Noémie ne pouvait nier l'évidence, elle avait failli à sa mission, hélas ! Allez savoir pour quelle obscure raison elle avait succombé à la tentation ! Qu'allait elle bien pouvoir faire maintenant, pour noyer le poisson devant son supérieur naturellement suspicieux envers les néophytes de son acabit ?
    Elle savait bien pourtant, que cette première filature était un test, qu'elle n'était là qu'à l'essai, juste parce que son père dont la notoriété au sein du service faisait poids, avait fortement appuyé sa candidature. Nulle idée ne naissait dans son cerveau encombré de lourds nuages noirs. Son présent était sombre et son avenir dans la police plus que compromis ! Si elle avait encore eu le pouvoir d'agir, serait elle revenue en arrière ? Non se disait- elle en attendant le verdict !
    - Pourquoi pauvre nigaude, as-tu laissé notre suspect te filer entre les doigts ? Martelait Norbert furax
    Comment lui avouer sans nuire plus encore à sa triste réputation de nouvelle, qu'en ce fameux suspect, elle avait reconnu Nicolas, son amour d'adolescente ? N'était-elle pas déjà considérée comme une nunuche notoire ? Pas la peine d'en rajouter ! L'excuse était nase, elle en avait conscience alors ne lui restait plus qu'a partir sans accorder la moindre explication à son irascible patron. Il n'aurait pas le plaisir de la virer !

07 octobre 2024

Défi des croqueurs de mots N°294 -Ô temps...

 

N°294

Pour "Les croqueurs de môts" , proposé par Jeanne Fadosi

Illustrer à votre manière (prose, vers, dessins, images)un monde où le temps serait aboli.
(Celui de l'Histoire ou celui de la météo ou les deux)


Ô temps...

Assise en haut de la dune, Julia regardait les vagues lécher paresseusement la grève. Une brise légère et iodée courbait doucement les oyats. Quelques rares promeneurs arpentaient encore la plage abandonnée par les baigneurs. Des escadrilles de mouettes criardes survolaient les derniers bateaux de pêche. L'océan turquoise commençait à se teinter de rouge et d'or. Le soleil entamait sa descente à l'horizon. Julia ne se lassait pas de ce spectacle somptueux. Elle allait en contempler chaque minute, jusqu'à l'ultime instant, quand l'astre éteindrait ses derniers feux dans le flot miroitant. Tandis qu'elle laissait glisser une poignée de sable entre ses doigts, quelque chose l'interpella. Plusieurs même à dire vrai. Les promeneurs en contrebas, paraissaient figés dans leur marche tranquille. Là-bas, à la limite des vagues, le jogger avait été stoppé en plein élan. La paisible rumeur de la marée descendante s'était tue et le mouvement du ressac avait cessé, tout comme s'était tu le criaillement des mouettes arrêtées en plein vol. Le soleil flamboyant avait d'un seul coup interrompu sa course au ras des flots. Au loin, les bateaux qui rentraient au port, ne voguaient plus. A présent, dans le scintillement désormais figé de l'océan rougeoyant, leur sillage écumant semblait peint.. Sur la dune, le vent ne soulevait plus le sable dont les dernières envolées étaient comme suspendues dans l'air immobile. Les oyats ployés ne relevaient plus la tête. Même ses longs cheveux blonds dénoués, ne voletaient plus autour de son visage Le plus étrange était qu'entre ses doigts, les grains dorés ne s'écoulaient plus, bloqués entre sa main et le sol. Inquiète, elle tenta de se lever sans y parvenir. De la même stupéfiante façon que tout le reste autour d'elle, elle était figée dans le tableau d'un sublime soleil couchant. Prisonnière, condamnée à l'immobilité éternelle. Le temps s'était arrêté. Seul son cerveau fonctionnait encore à plein régime. Alors elle se souvint que juste avant que ne débute l'étrange phénomène, les vers d'un poème de Lamartine appris au collège, avaient résonné dans sa tête :"Ô temps, suspends ton vol ! Et vous, heures propices, suspendez votre cours ! Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours ! "
Vite, vite, retourner en arrière et effacer ces mots de son esprit avant que ses pensées elles aussi ne se figent !
Autour d'elle, le tableau s'anima, la vie reprit son cours et le temps sa course folle. Ouf ! Il était moins une !