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26 septembre 2025

Atelier N°258 de Ghislaine - Cold cases

Sujet 1 .Heure, tôt, tard, après, surtout, avant.
Sujet 2. Certaine, pourquoi, dans, autre, fois, selon.
Sujet 3. Texte avec mots commençants par "" ou "" :
***

Cold cases

Il y a un dicton populaire que Philomène Larivière s'est totalement approprié : «L'heure, c'est l'heure ! Avant l'heure, c'est pas l'heure, après l'heure, c'est plus l'heure !». Qu'il fasse froid ou chaud, que ce soit l'hiver ou l'été, qu'elle ait bien ou mal dormi et surtout quelle que soit l'heure à laquelle elle s'est couchée, elle se lève chaque matin à 5 heures tapantes et se met à l'ouvrageAujourd'hui elle est en repos mais pas question de déroger à ses sacro-saintes habitudes. Un à un, elle ouvre les dossiers des affaires non élucidées, dans l'ordre exact elle les a rangés la veille, chaque fois le même : du plus ancien au plus récent. Tous ces crimes qu'elle n'a pas encore résolus, sont des oursins dans le caviar de sa vie, des outrages à sa perspicacité reconnue autant par ses pairs que par ses ouailles, comme elle se plaît à nommer Xavier et Agathe. 
«Allez ouste, au boulot !» Se dit-elle en saisissant résolument le premier dossier de la pile. Elle est certaine que dans les pages rassemblées elle trouvera tôt ou tard un indice, un détail qu'elle aurait oublié  et qui lui permettrait de ré ouvrir l'enquête. Elle n'a pas l'outrecuidance de penser qu'elle est la seule capable de résoudre ces maudits cold cases, ce serait comme croire qu'elle peut vaincre seule un ouragan ! Voilà pourquoi, régulièrement elle fait appel à l'un ou à l'autre de ses fidèles lieutenants, selon leur disponibilité, pour l'aider dans sa recherche de la vérité. Jamais elle n'outrepasse les limites en profitant de sa position de cheffe incontestée pour les déranger à tout propos hors de leurs heures de service. Agathe et Xavier ne sont pour elle ni des ouvriers à sa disposition, ni des outils utilisables à volonté. Elle les considère plutôt comme d'excellents collègues de travail qu'elle respecte pour leur efficacité et pour leur pugnacité. Eux non plus ne renoncent pas facilement ! Mais il viennent de se marier et sont en voyage de noce à Ouarzazate. Si c'est moins loin que les montagnes de l'Oural ils rêvaient de se rendre, c'est encore trop loin pour Philomène qui s'avoue qu'elle poussera un ouf de soulagement quand les tourtereaux rentreront ! En attendant, elle doit se débrouiller sans eux ! 
Ouille ! Déjà 10 heures du mat' ! Il faut qu'elle se glisse dans ses draps blancs ourlés à la main, par sa défunte mère. Cinq heures de taf sans interruption, soutenue par des litres de café décaféiné, puis 3 heures de repos. Un repas sur le pouce à 13 heures et hop, elle se remettra au boulot jusqu'à 20 heures. Elle mangera vite fait avant de se replonger dans ses affaires classées jusqu'à minuit au mieux, jusqu'à 2 heures du mat' dernier carat ! C'est le rythme d'enfer qu'elle s'impose quand elle est en repos depuis....
«A l'ouest rien de nouveau, demain il fera jour !» Se dit-elle en refermant le mince dossier étiqueté: « Meurtre de Marc Demolin-28 septembre 2015» dont l'auteur n'a jamais été retrouvé. D'un pas pesant, recrue de fatigue et rejointe par ses souvenirs, la commissaire Philomène Larivière, veuve Demolin, monte dans sa chambre et s'allonge sans même se déshabiller, dans le lit froid où depuis 10 ans, plus personne ne l'attend.
 

16 septembre 2025

Logorallye N°3 de Ghislaine - L'assassin de la Saint--Jean

Ma chère Gigi, ne pas faire un de tes ateliers, ce serait comme te faire faux bond alors que tu as toujours été là pour moi, du coup je m'y suis mise pour te faire plaisir  même si mon histoire est aussi noire que mes pensées.
Bisous à toi ma copine.
***
L'assassin de la Saint -Jean

Subtile et sagace, telle est Philomène Larivière, chacun s'accorde à le dire. A cela, on peut ajouter tenace et dotée d'une patience à toute épreuve pour dénouer les fils d'une enquête difficile. Ces qualités conjuguées à la sagesse avec laquelle elle sait maintenir la cohésion dans son équipe, font d'elle une adversaire redoutable pour les voleurs, violeurs et assassins de tous poils qui ont le malheur de se retrouver un jour entre ses griffes acérées. L'auteur du crime sauvage qui venait d'être commis dans la petite station balnéaire ou elle se reposait d'une année difficile, ne savait pas encore que sa pire ennemie était dans la place, alors il dormait heureux son horrible forfait accompli.
Il n'en était pas à son premier meurtre et comme pour les quatre autres femmes qu'il avait déjà froidement trucidées, il s'était montré très habile. Il ne tuait jamais sur un coup de tête. Sans honte ni aucun état d'âme qui puisse le gêner aux entournures, il choisissait méthodiquement sa proie puis, aussi méthodiquement, il programmait sa mise à mort, à la Saint Jean, jour de la foire annuelle qui rassemblait une cohorte de colporteurs susceptibles de diriger sur eux les soupçons de la police. A dessein, il ne s'attachait pas à un style particulier, ni à une tranche d'âge définie. De la jeune fille à peine nubile à la mamie au dos voûté, de la très belle à la très moche, pourvu que ce soit une femme, il décidait qui serait sa prochaine victime et il s'en tenait là ! Premier magistrat de la commune, il n'avait pas besoin de se cacher pour les observer à loisir tout en échafaudant le plan machiavélique qui lui permettrait de commettre son crime en toute impunité. Paul Baraton était un quinquagénaire sympathique, pas mal de sa personne, liant, très aimé de ses administrés parce que toujours à l'écoute de leurs difficultés. Voilà quinze ans qu'il était marié à Jeannine Montout, la fille unique de l'ancien maire auquel il avait succédé. Ils avaient quatre enfants très bien élevés, deux garçons et deux filles qui faisaient leur fierté de parents. Il avait tout pour être heureux alors pourquoi le besoin de tuer des femmes sans aucun mobile apparent, s'était il emparé de lui sans crier gare cinq ans auparavant ?
Quand il s'est fait arrêter pour le meurtre de Mélanie Durieux, célibataire de 40 ans et secrétaire de  la mairie, au terme des investigations poussées de Philomène et de son équipe, le lieutenant Xavier Baudry et sa coéquipière Agathe Clermont, il a été incapable de répondre à cette question. Pour le reste, son avocat a bien tenté de lui conseiller de se taire, il a tout déballé d'un coup comme on vomit un flot de bile : les quatre premiers féminicides et celui là, le dernier de la série, élucidé par une femme qui plus est. Un comble pour lui. 
Quand les gendarmes l'ont emmené pour le conduire en détention, il hurlait des injures ordurières à faire rougir la plus coriace des commissaires. 
Durant son procès, la défense a plaidé la folie. Les jurés ne l'ont pas suivi. Paul Baraton a écopé de la perpétuité.

20 août 2025

Atelier N°257 de Ghislaine-Qui a tué Claire Maugein ?(3)



Sujet 1 .Aise, confort, esprit, liberté, place, pose.
Sujet 2.. Bagnole, torgnole, Turbin, gamin, mandale, scandale
Sujet 3. Texte avec mots qui commence par "" S ""(Au moins 5)

Qui a tué Claire Maugein ? (3)

La légendaire sagacité de Philomène Larivière a encore fait ses preuves !
«Oui, l'enquête serrée concernant le crime commis à X sur la personne de Claire Maugein, directrice de la seule école du village, touche effectivement à sa fin !» Aurait elle pu répondre au journaliste qui a essayé de la cuisiner pour savoir où elle en était avec son équipe de choc. La liberté de la presse lui pose toujours autant de problème, surtout quand elle est sur le point de résoudre une affaire de meurtre aussi sordide que celle-ci. Bon sang de bois, elle lui aurait bien retourné une mandale à ce fouineur de m....! Un gamin, genre premier de la classe, dont l'essentiel du turbin est justement de fouiller la m.... histoire de déterrer le moindre scandale qui puisse le faire mousser et faire la une des infos ! A voir la grosse bagnole tout confort avec laquelle il s'est pointé à X, il est à l'aise le mec ! En tout cas, son taf paye mieux que le sien, c'est sûr ! Si elle ne lui a pas collé une torgnole comme ça la démangeait de le faire, elle l'a bien envoyé paître ce simple d'esprit, non mais ! Décidément, elle n'aime pas les journalistes ! Ni ceux de la presse écrite, ni eux des journaux télévisés qui fourrent partout leurs caméras et leurs micros indiscrets et qui s'appuient sur que dalle pour tirer des conclusions aussi hâtives qu'erronées !
-Vous soupçonnez quelqu'un ? Lui a demandé le gamin.
- Secret professionnel, vous connaissez ? Lui a t-elle rétorqué sans aménité avant de lui tourner le dos
Elle n'allait pas lui balancer que son principal suspect était ce si brave curé tellement aimé de ses paroissiens. Allez savoir pourquoi, c'est vers ce saint homme trop poli pour être honnête que se sont immédiatement portés ses soupçons.
Après un interrogatoire poussé, il a tout avoué. Il en pinçait pour Claire, elle en pinçait pour lui. Elle le rejoignait presque chaque soir à l'église dont il lui avait donné la clé. Jusqu'à cette fameuse nuit où elle l'a surpris en pleine action avec..le charpentier du village chargé de la réfection du clocher. Furieuse et blessée, elle les a menacés tous les deux de déballer ça sur la place publique. Et là- dessus, juré craché, elle s'est effondrée. Malaise vagal. Rien de mortel néanmoins. Alors paniqués à l'idée qu'on découvre leur liaison, les deux hommes, ont décidé de finir le travail pour s'assurer de son silence éternel. Le charpentier est sorti discrètement puis il est revenu fissa avec de la mort-aux-rats, un bon vieux truc à l'ancienne pour se débarrasser de ces nuisibles. Il en a mélangé une bonne dose à du vin de messe que le curé patelin a fait boire à Claire Maugein qui revenait péniblement à elle, soit disant pour l'aider à reprendre connaissance ! Radical ! Le remède censé la remettre sur pied l'a proprement achevée ! Quand il ont été sûrs qu'elle ne se réveillerait plus, les deux hommes ont hissé le cadavre encore chaud et malléable de la pauvre femme sur l'échafaudage dressé pour les travaux. Il leur a suffi de déplacer quelques tuiles, de faire passer le corps dans l'espace ainsi dégagé. Là, il l'ont accrochée solidement au coq avec une corde. L'idée c'était de faire croire à un crime rituel. Le curé est redescendu par le trou dans le toit, le charpentier a remis les tuiles en place et a rejoint le sol par la gouttière côté presbytère. Après quoi, chacun est rentré se coucher, ni vu ni connu.
La jalousie est un vilain défaut ! Claire Maugein l'a appris à ses dépens. Mais un crime ne reste jamais impuni quand Philomène s'en mêle et ça, c'est le curé et le charpentier qui l'ont appris à leurs dépens.

13 août 2025

Logorallye N°2 de Ghislaine - Qui a tué Claire Maugein ? (2)

 





Qui a tué Claire Maugein? (2)

Le mystère de la mort de la directrice de l'école communale de X bientôt élucidé ? A en croire les témoignages qu'a recueillis Paul Duchemin, notre correspondant sur place, tout tendrait à le prouver. Bien que la victime, une célibataire sans histoire- n'ait eu à subir aucune violence en apparence, son bol stomacal aurait révélé la présence d'une substance hautement toxique. Elle aurait donc été empoisonnée avant d'être hissée sur le toit de l'église et accrochée au clocher, on ne sait toujours pas comment ni par qui. Une information à prendre avec des pincettes ! A X en effet, les ragots vont bon train. On dit que la personnalité de Claire Maugein était plus sombre qu'il n'y paraissait de prime abord. On la voyait parfois sortir à la tombée de la nuit. Un soir, intrigué par son manège un villageois plus curieux que les autres l'a suivie à son insu, jusqu'à l'église où il l'a vue entrer, puis ressortir environ une heure plus tard. C'est d'autant plus bizarre, a-t-il dit à notre correspondant, que chaque soir l'église est fermée à double tour pour éviter toute intrusion malveillante. Une mesure de précaution nécessaire, pas mal d'édifices religieux du département ayant été visités et des objets de culte dérobés.
-Ça se vend bien y paraît ces trucs-là, a ajouté le paroissien !
Paul a interrogé le maire de X ! Comme tout le monde dans ce village paisible, il connaissait bien la victime. Elle y était venue comme simple institutrice avant de devenir la directrice de l'école.
-Je l'appréciais beaucoup lui a t-il confié. Elle était serviable, polie et gentille avec tout le monde. Les gamins l'adoraient ! Il faut vite retrouver le coupable, sinon il recommencera, c'est certain ! Plus personne ne dort tranquille depuis qu'on a retrouvé madame Maugein perchée là-haut ! Ça ressemble à un crime rituel et ça pue le satanisme à plein nez ! Notre bon curé, un saint homme soit dit en passant, ne s'en remet pas ! Il dit qu'on a souillé la maison de Dieu ! Il dit aussi qu'il n'éprouve aucune compassion pour ceux qui sont capables de commettre de telles atrocités ! Il a raison ! Nous souhaitons reprendre au plus vite notre vie d'avant, sans cette crainte que nous ressentons tous à l'idée qu'un assassin de la pire espèce, rôde dans les parages !
Face aux sollicitations répétées de Paul Duchemin, la célèbre Philomène Larivière réputée pour sa perspicacité, est restée muette comme une tombe mais les membres de son équipe, le lieutenant Xavier Baudry et sa coéquipière Agathe Clermont, ont laissé entendre que l'enquête suit son cours et que ça avance bien ! La question reste donc posée : qui a tué Claire Maugein ? Et pourquoi son assassin l'a-t-il accrochée au clocher de l'église de X ? Son ou ses assassins...

20 juillet 2025

Atelier N°256 de Ghislaine - Curiosité inassouvie

 

Sujet 1. Prendre, partir, sentir, chemin, suite, soucis.
Sujet 2. Texte avec des mots finissants par "" ie. ies. " :
Sujet 3. Texte thème ""humour.""

***
Curiosité inassouvie

Hello les amis et les amies 
J'étais censément partie pour prendre le chemin d'une suite à l'affaire Claire Maugein. Or, jamais je ne dissocie les sujets que nous propose Gigi et cette fois ci, l'une des règles définies est l'humour. Vous avouerez que la drôlerie ne rime pas vraiment avec la dramaturgie de cette histoire de crime pas encore totalement éclaircie par Philomène Larivière. Ce serait peut-être possible si mon imagination se livrait à quelques petites acrobaties mais je ne le sens pas. Non pas qu'elle soit endormie mais plutôt démunie face à ce challenge ! J'ai beau me dire « Allez Anne-Marie, concilie humour et criminologie, tu peux le faire !» Je n'y parviens pas ! Anéantie, Philomène est venue me voir. Elle était cramoisie, bouffie de colère, en furie Larivière. Pas loin de la crise d'apoplexie. Et vas -y que je m'énerve, et vas -y que je crie comme un putois à l'agonie !
-Tu me défies écrivaillonne de mes deux ! Arrête   immédiatement tes bouffonneries et remets toi au boulot. J'ai un cadavre sur les bras ! Tu veux qu'il se putréfie !
Je vous certifie que j'en suis restée abasourdie. Je lui ai répondu :
Du calme  ma jolie !  Tu as la tête rudement près du bonnet toi ! Tu l'as jeté aux orties ton sens de l'humour ? Tu oublies que je t'ai inventée et que je peux te gommer vite fait de ma page !
C'est que j'ai de la répartie moi ! Non mais ! Je sais que c'est pure folie et que je risque d'être punie. L'avenir me le dira ! En attendant pas de soucis,  vous pourrez bientôt découvrir la suite de cette affaire ! Et  désolée si pour l'heure, votre curiosité demeure inassouvie.

11 juillet 2025

Logorallye N°1 de Ghislaine - Qui a tué Claire Maugein ?


Clic sur l'image

Qui a tué Claire Maugein?

C'est la première fois depuis que cette étrange histoire de meurtre a été confiée à son équipe, que Philomène Larivière voit enfin une ouverture se dessiner dans cette affaire compliquée : un ensemble d'indices concordants susceptibles de les aider à résoudre enfin cette énigme : comment le corps sans vie de Claire Maugein a-t-il été accroché au coq de bronze sur le clocher de l'église ? Une espèce de crime rituel mais par qui et pourquoi ?
Claire est directrice de l'école communale. Elle a cinquante ans, elle est célibataire,  assez solitaire et mène une existence très tranquille dans le petit logement de fonction attenant à l'école. On ne lui connait aucun ennemi. Pas d'amis non plus ! Elle n'est ni belle ni moche, banale quoi ! Elle n'a rien pour plaire ni susciter la jalousie de la gente féminine du village. Pas plus celle des mariées ou casées que celle des autres célibataires à la recherche de l'amour ou d'une simple aventure sans lendemain.
C'est sous l'averse que les policiers ont dû aller la décrocher avant que toute la population du village, gamins compris, ne puisse assister à ce macabre spectacle. Prévenus au petit matin par le curé choqué, ils ont fait fissa ! Un sacré fardeau, trempé qui plus est, pour ces hommes pourtant aguerris ! C'est qu'elle devait peser son poids à les voir ahaner sous l'effort pour la descendre de là !
Ils l'ont transportée à la petite morgue derrière la mairie. C'est là que le lieutenant ,Xavier Baudry et sa coéquipière Agathe Clermont, ont effectué les premières constatations : elle n'avait apparemment aucune blessure ni aucune trace de violence ou d'agression sexuelle. Qui l'avait tuée, comment et surtout pourquoi ? Un mystère absolu ! Mais ils étaient persuadés que leur cheffe, si perspicace et qui ne s'arrêtait jamais aux apparences, mettrait tout en œuvre pour l'élucider.
(Suite au prochain atelier de Ghislaine)


 

20 juin 2025

Atelier N°155 de Ghislaine - Roméo et Juliette

Atelier N°255

Sujet 1 : Chaos, dissiper, craquer, sombre, eau, sur.
Sujet 2 : Inconnu, blessure, étrange, songe, fou, souffrir
Sujet 3 : Texte avec des mots commençant par "" R""
***

Roméo et Juliette

        C'est de nouveau le chaos dans la vie de Roméo Ferrari. Les nuages accumulés au-dessus de sa tête ne sont pas prêts de se dissiper. Le voici revenu à la case prison sur ce maudit Monopoly de la vie alors que cette fois, aussi étrange que ça paraisse quand on le connaît, il n'a vraiment rien fait pour mériter ça ! Cambrioleur, oui, assassin, non ! Pourtant, quand le corps de Juliette a été retrouvé dans l'eau sombre du canal avec une profonde blessure par arme blanche au niveau de l'abdomen, c'est vers lui que se sont portés les regards des enquêteurs. Ça l'a rendu fou qu'on puisse le soupçonner d'avoir tué celle qui l'a aidé à se ranger des voitures après sa troisième sortie de taule ! Elle était visiteuse de prison. C'est comme ça qu'ils s'étaient connus. Il avait craqué pour elle dès sa première visite au parloir. Elle ne lui avait avoué que trois mois plus tard que le coup de foudre avait été réciproque.
            Quand il repense à ce doux moment de son aveu, il se souvient lui avoir dit que c'était un songe trop beau pour être vrai.
    «Pince-moi, je rêve !» Avait il ajouté le cœur battant, totalement retourné par ce sentiment inconnu
        Elle l'avait pincé et ils avaient éclaté de rire avant de s'embrasser. Un gardien revêche était venu les séparer. Interdite de parloir pour s'être trop rapprochée de son "visité", Juliette avait été remplacée par un un prêtre  sympathique et rondouillard mais elle ne l'avait pas oublié. 
        Il s'étaient écrit puis retrouvés dès sa libération.« Je ne te ferai jamais souffrir !» Lui avait il promis. «Je sais !» Avait-elle répondu. Trois mois plus tard, ils se mariaient, déménageaient en région PACA où Roméo entamait une nouvelle vie comme mécano dans un garage. Ce qui lui aurait paru routinier auparavant, le rendait à présent plus heureux qu'il ne l'avait jamais été. Et voilà qu'elle était morte et que c'est lui qu'on accusait de l'avoir tuée et balancée dans le canal ! Cette fois, il allait payer pour un autre. De quoi devenir dingue, sans parler de la douleur terrible d'avoir perdu son seul amour.
        Philomène Larivière ne s'arrête jamais aux évidences. Même si tout porte à croire que Roméo Ferrari a tué sa femme -un crime passionnel classique quoi - elle connaît ce mec et elle est sûre que ce n'est pas lui le coupable ! C'est un multi récidiviste de la cambriole qu'elle a par trois fois fait incarcérer mais il n'a pas le profil d'un tueur. En apprenant son arrestation dans le sud, elle a contacté son ancien pote de promo, Pierrick Mandal, chargé de l'enquête. «Je sais que tout l'accuse mais ce n'est pas lui, tu risques l'erreur judiciaire Pierrick! » A-t-elle affirmé avec véhémence. Il l'a prise au sérieux et repris ses investigations. Enquêteur et flic hors pair, Pierrick a reconnu être allé un peu vite en besogne dans cette affaire. Il a mis toute son équipe au boulot, rassemblé de nouveaux indices et déniché le vrai coupable, Robert Lesueur, un autre détenu visité par Juliette. Comme elle ne venait plus, il s'est mis en tête de la revoir après sa libération. Apprendre qu'elle s'était mariée l'a rempli d'une rage meurtrière.
        Innocenté, Roméo a été remis en liberté mais sans sa Juliette, il reste à jamais prisonnier du souvenir de ce bonheur trop éphémère.


27 avril 2025

Quand j'écrivais pour Cricket - La poussière des souvenirs

1 - Des homonymes (au moins 3) à utiliser dans un texte de votre cru !
Ce mois-ci : PAR/(la)PART/PARS ou PART(partir)/PARE (parer ou se parer)
ou/et
2 - Un mot pour lequel vous donnerez d'autres mots (au moins 4) auxquels ce mot vous fera penser, dans un texte également !
Ce mois-ci : poussière :  étoiles ; grenier, malle, souvenirs

La poussière des souvenirs…

Tombe, tombe la nuit et comme par magie
Le ciel se pare d’or et vibre de lumière.
C’est l’heure où quand tout dort s’éveille le mystère
Où dans le noir grenier tapissé de poussière
La lourde et vieille malle revient à la vie.

Il suffit de l’ouvrir et d’un seul coup je pars
Au ciel des souvenirs, au milieu des étoiles,
Donner sa part au rêve que l’ombre dévoile,
Capitaine au long-cours, je hisse la grand-voile,
Je navigue ravie, guidée par le hasard.

Un album de photos, Un nounours éventré
Et j’aborde soudain aux rives de l’enfance…
Cette malle de bois, contient mon existence,
Je me perds volontiers dans cette folle errance
Qui me ramène au port d’un doux monde oublié.

20-10-2021

©A-M Lejeune

26 avril 2025

Quand j'écrivais pour Evy(2) - Le bonheur, simplement

 C'était pour l'atelier N ° 306  dont le thème était: " Simple bonheur" avec ces 10 mots : jolie, cœur, jouer, parade, peine, jaloux, branche, regarder, simple ,admirer.

Le bonheur, simplement.(02/03/2021

Le plus grand des bonheurs mais le plus simple aussi,
Tient en fait pour qui veut, en de petites choses,
Un coucher de soleil, le parfum d’une rose,
Les baisers d’une mère, un enfant qui sourit…

Nul besoin de parade ou de fêtes grandioses,
De palais fastueux ou de bijoux de prix…
Un repas de famille, l’appel d’un ami,
Parfois cela suffit pour que la joie explose.

Le bonheur le plus simple ne fait pas de bruit
Quand il vient doucement et dans le cœur se pose.
Pour soulager les peines et les ecchymoses,
Chassant d’un coup, d’un seul, les ombres de la nuit.

Écoute sur la branche l’oiseau virtuose,
Regarde ce bourgeon ! C’est l’hiver qui s’enfuit !
Bientôt nous reviendra le joli temps des fruits
Admire en ton jardin, la fleur à peine éclose !.

Ne joue pas les jaloux ! Dis-toi que ce qui luit
Souvent n’est qu’un veau d’or qu’à tes yeux on expose.
L’envie, ça ronge l’âme jusqu’à la nécrose.
Qui de peu se contente, d’un rien s’enrichit 
©A-M Lejeune

22 avril 2025

Atelier N°254 de Ghislaine - Philomène


Sujet 1 : Texte avec des mots finissant par "aire"

Sujet 2. Texte sur le thème du "temps"

Sujet 3. Soupçon, indices, coïncidence, présumer, constater, sembler.

Sujet 1, 2 et 3

Philomène

Plus le temps passait, plus les soupçons de Philomène s'intensifiaient. Et du temps, elle en avait dépensé plus que son salaire à faire et à refaire l'inventaire des indices qui s'accumulaient au fur et à mesure que son équipe progressait dans l'enquête en cours; Ce n'était pas une coïncidence si son itinéraire dans la police l'avait menée au prestigieux statut de commissaire. Quand elle était sur une affaire compliquée, des préliminaires jusqu'à la conclusion, elle mettait en batterie tout ce qu'elle avait appris à l'école de police. Loin du côté formulaire et paperasserie, Philomène Larivière était une femme d'action, dotée qui plus est d'une rigueur toute militaire !. Ses mots d'ordre étaient :« Flaire, présume, constate, analyse et tu trouveras les coupables..» Les hommes de sa promo avaient toujours dit d'elle qu'elle avait une sacrée paire de c..... pour une nana ! A la fois solaire et téméraire, elle suscitait leur admiration autant que leur envie de lui plaire ! Mais elle leur semblait intouchable !

Philomène vient de résoudre le mystère de la mort de Claire Beauchamps, soigneuse titulaire du parc animalier dont le corps a été retrouvé dans l'enclos du pensionnaire le plus âgé : Clothaire le dromadaire. La petite amie du maire avait découvert que son amant trempait dans des affaires louches, fraude, corruption, délit d'initié., détournement des fonds de la commune... Et pour enfoncer le clou, il la trompait avec la secrétaire de mairie. Elle avait menacé de le dénoncer alors, il l'avait fait taire.

***

Sujet 2



Passe, passe le Temps

Passe, passe le Temps qui nous rouille les os
Nous mange la mémoire et nous casse le dos
Fait fuir notre passé, nous vole la jeunesse…
Faut-il se contenter des miettes qu’il nous laisse ?

Passe, passe le Temps, l’ennemi éternel.
Tandis que nous mourrons, il demeure immortel,
Tandis que nous dansons notre éphémère ronde
Il impose sa Loi, seconde après seconde.

Passe, passe le Temps du printemps à l’hiver
Qui nous ronge la vie comme il ronge le fer
Qui blanchit nos cheveux et fait tomber les feuilles
Éphéméride vain que notre main effeuille…

Passe, passe le Temps, implacable tyran
Qui empile les heures, les jours et les ans..
Le Temps se moque bien de notre course folle
Lui qui passe, impassible, coule et puis s’envole…

26/11/2018
© Anne-Marie Lejeune

28 mars 2025

Quand j'écrivais pour Evy

 C'était son défi N ° 309 qui avait pour thème " Nos moments de bonheur "
 et 10 mots imposés : vent, glisser, obscurité, effacer, appeler, ligne, âme, endormir, instant, vol...
*
Nuit (23/03/2021)

Á pattes de velours, voici venir la nuit
Bientôt bêtes et gens se seront endormis.
Il suffit d’un instant pour que tout s’évanouisse
Sous le voile assombri que l’obscurité tisse.

Les ombres alentours, effacent le décor
Dans le ciel noir s’allument les étoiles d’or.
Les yeux au firmament, des rimes plein la tête,
Je sens se réveiller ma fibre de poète.

Que j’aime quand la lune apparaît à son tour
Opalescente fée en ses plus beaux atours !
J’aime la contempler, jamais je ne m’en lasse !
Au point d’en oublier souvent que le temps passe.

Nul besoin de dormir pour l’imagination
Et pour voyager loin, nul besoin d’un avion !
Déjà, j’ai pris mon vol sur la ligne du rêve
Vers le ciel étoilé, apaisée je m’élève…

Sur les ailes du vent, mon âme est un oiseau
Qui glisse doucement, dans l’espace, là-haut !
Rêver les yeux ouverts est ma pire faiblesse
Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.

Je le sais bien pourtant qu’il me faudra céder
Á ce corps qui me dit « Je veux me reposer »
Je sens que très bientôt, le poids de la fatigue
De mon esprit rebelle brisera la digue.

Á pattes de velours, s’est installée la nuit..
Complice elle m’appelle, vaincue je la suis.
Entre ses bras soyeux, enfin je m’abandonne
Aux moments de bonheur que le rêve me donne…

©A-M Lejeune

22 mars 2025

Atelier N°253 de Ghislaine - Petite prise de bec d'amoureux ?



Sujet 1. Parfait, traces, errance, divaguer, allure, vent
Sujet 2. Elégance, oiseau, libre, vol, ciel, orage.
Sujet 3. Texte avec des mots commençant par "" p ""
***

Petite prise de bec d'amoureux ?

-Je ne te savais pas aussi pusillanime Paméla !
- Pfttt ! Tu m'agaces Phil avec tes mots savants ! Ça veut dire quoi pusi...lanime d'abord ?
-Peureuse, poltronne, trouillarde ! Deux nuages, un poil de vent, un vol d'oiseaux dans le ciel et tu y vois le présage d'une tempête !
- Tu fais de moi un portrait peu flatteur. je ne mérite pas ça je pense !
- Oh que si ! Pour te préparer à une simple promenade, tu m'as fait poireauter pendant deux plombes ! Tout ça pour des prunes ! Juste parce que la météo prévoit un petit orage en fin d'après midi ! Parka dernier cri à la pointe de l'élégance, parapluie, pompes chicos. Tout ça c'est parfait pour une balade sur les pavés de la ville ma chérie ! Pas pour crapahuter dans la forêt de Paimpont ! On dirait une gravure de mode !
-Parce que tu as de l'allure toi, pauvre péquenot avec tes grosses grolles crottées et ton K Way de plouc ? Remarque, si tu te perds, on n'aura pas besoin de chercher tes traces ! On te verra de loin Ton errance prendra vite fin ! En rouge comme ça, tu ressembles au Père Noël ! Ha ha ha !
-Tu divagues là Paméla ! Je suis habillé comme il faut pour ce genre de sortie ! C'est toi qui dénotes mais bon, si tu préfères te ridiculiser...
- Exactement ! Tu fais ce que tu veux, moi aussi ! Je suis libre non ? Et si ça ne te plait pas, on reste à la maison !
- Tu as gagné petite peste ! On reste à la maison. De toute façon, ça y est, il pleut !