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03 février 2026

Anagramme n°14 de Nanou + un thème ,quatre mots N°6

 Exceptionnellement, parce que les deux textes se font suite, je poste l'Anagramme n°14 de Nanou et mon  "Un thème , quatre mots" N°6
Voici donc l'histoire de Mina et de Rodolphe


Anagramme n°14  :Eboulement

Mina

J'ai porté trop longtemps l'énorme boulet de ma timidité, tout autant que celui très pesant lui aussi, de mon statut somme toute, peu enviable, de fille du patron". J'en ai assez d'être un meuble de prix qu'on admire sans jamais oser y toucher. J'en ai assez d'avoir toujours la boule au ventre lors des réceptions  de fin d'année de l'entreprise de mon cher père. J'en ai assez d'avoir le cœur embué de chagrin en regardant de loin le "noble Rodolphe", comme je l'ai baptisé in petto. Le beau, le merveilleux Rodolphe qui a obtenu sans même le savoir la note maximale dans mon journal intime de jeune fille un peu fleur bleue. Je voudrais tant être l'émule de Dorothée ma seule véritable amie qui elle, ne s'embête pas avec des préjugés d'un autre âge et drague sans complexe tout homme qui passe à sa portée, au grand dam de ma mère que son manque de tenue scandalise ! Je suis tellement intouchable aux yeux des collaborateurs de papa, que je ne risque pas de provoquer une émeute, alors que je rêverais d'en voir au moins un- Rodolphe pour ne pas le nommer - se jeter dans la mêlée pour me gagner, moi le gros lot que tous convoitent. Mais pas un ne s'est encore risqué à une petite montée au filet pour m'approcher ! Même ce grand benêt de Benoit avec sa tronche blême de mulot de bureau, qui se croit pourtant irrésistible ! Rodolphe, mon élu à moi ne m'invitera jamais à danser le menuet de la vie si je ne fais rien pour forcer le destin. C'est ce soir ou jamais ! Il y a un léger bémol avec cette décision ! Elle va provoquer un éboulement d'importance des valeurs ancestrales  de notre microcosme familial !

***


6/ Le coup de la panne
Rejoindre -Tournure - Propriétaire - Fragile

Rodolphe

Des aventures, ,j'en ai connu quelques unes. L'année dernière par exemple mes vacances ont failli prendre une très fâcheuse tournure quand je me suis perdu en pleine montagne. Mon portable ne passait pas ! Impossible d'appeler les secours ! Je n'ai pu rejoindre mon hôtel que le lendemain, après une nuit éprouvante dans un refuge abandonné ,ouvert au quatre vents. Heureusement, les trois copains avec lesquels j'étais parti, se sont inquiétés de ne pas me voir rentrer. Ils ont prévenu les autorités locales qui ont envoyé une équipe cynophile à ma recherche. J'en ai été quitte pour une bonne bronchite !
Pas plus tard que le mois précédent, j'ai dû déménager de mon appart'. Le propriétaire de l'immeuble voulait le démolir pour récupérer son terrain et faire construire à sa place une résidence de luxe ! J'aurais pu me retrouver à la rue vu l'augmentation du prix des loyers en ville , si un de mes meilleurs potes n'avait pas accepté de m'héberger gratos , le temps que je me retourne !
Mais la plus belle de mes aventures, c'est celle que j'ai vécue après la fête de fin d'année de mon entreprise. J'avais pas mal picolé alors pas question de conduire dans mon état. J'étais prêt à dormir sur place quand Mina, la fille de mon patron, m'a gentiment proposé de me ramener chez moi Mina.. Une jolie rouquine d'apparence fragile et qu'on disait d'une timidité quasi maladive. Il ne lui manquait qu'une pancarte "pas touche" accrochée au cou par son cher papa. Alors comme les autres, je la guignais de loin sans oser l'approcher. Je suis amoureux comme un collégien mais c'est la fille du boss !
Nous voilà donc partis, dans son luxueux coupé sport, moi à moitié somnolent sur le siège passager, elle muette, absorbée par sa conduite. Quand soudain, elle a ralenti et s'est arrêtée sans préavis sur un parking au bord de la route Le cerveau embrumé par l'alcool, j'ai senti une main hardie se poser sur ma cuisse, tandis qu'une voix sensuelle susurrait tout près de mon oreille. "Rodolphe, je suis à cours de carburant, je crains fort qu'on ne puisse aller plus loin."
Je n'osais y croire ! Ce n'était qu'un rêve ! La ravissante Mina me faisait elle le coup de la panne ? Ce genre de truc, ça ne pouvait arriver qu'à moi ! La jeune fille prétendument introvertie, avait-elle jeté la pancarte "Pas touche" aux orties et sa pudeur légendaire avec ? J'en ai été totalement sûr quand la caresse sur ma cuisse est devenue d'une précision diabolique.
La suite, je ne peux la raconter !



04 janvier 2026

1 thème-4 mots N°5 -Ma participation-Je veux mes vœux

5/Meilleurs vœux
Tiroir - Excentrique - Vadrouille - Bricolage
***
Je veux mes vœux

J'ai fouillé le tiroir où je range les vœux
Qu'en phrases bien tournées chaque année je formule,
Je n'ai rien retrouvé, pas même une virgule
Pas un mot, pas un verbe ! Où sont-ils ? Je les veux !

En vadrouille sont-ils partis sans m'avertir
Fatigués de servir, la même ritournelle ?
Bonheur, amour, santé, des sous dans l'escarcelle
Souhaits habituels pour l'an neuf à venir...

Rêvaient-ils d'exaucer d'excentriques envies ?
Par exemple un voyage aux confins de l'Arctique
Rejoindre les dauphins dans leur ballet nautique
Ou changer d'un seul coup d'univers et de vie ?

Qu'importe s'ils sont simples mes vœux je les veux !
A toi qui souffre tant, je souhaite du courage,
Plein de nouveaux outils pour l'as du bricolage
Pour toi qu'il a quittée, un nouvel amoureux..

J'ai retrouvé mes vœux qu'ils soient sages ou fous
Je vous les offre en vrac pour cette année nouvelle
Que selon vos désirs elle soit riche et belle
Que chaque jour qui passe à votre cœur soit doux.

Meilleurs vœux !
A-M Lejeune
 

04 décembre 2025

Un thème ,4 mots N°4- Ma participation-Mes 90 balais à l'EHPAD

 

4/ Soirée d'anniversaire
Légume - Évidemment - Veiller - Ancien

 

Mes 90 balais à l'EHPAD

 

Ah, je m'en souviendrai longtemps. Euhhh... Peut-être plus aussi longtemps que ça vu mon âge ! Évidemment, toute ma famille était là, du coup. Enfants encore vivants, petits enfants et arrière-petits enfants autour de moi, ça faisait du monde à la cantine. Et un barouf de tous les diables qui n'a pas dérangé madame Verdure qui est plus sourde qu'un pot ! Le personnel de l'EHPAD aux petits soins pour nous tous, s'est efforcé de veiller au bon déroulement de cette fête qui revêtait un caractère exceptionnel puisqu'elle se déroulait en soirée Quand on sait qu'ici c'est coucouche panier vers 19h30, 20 h au plus tard, c'était vraiment une soirée exceptionnelle ! Fernand Dugard, l'Ancien comme on l'appelle, parce qu'il a 102 ans, paradait comme un vieux coq de basse cour en claironnant : "Mon vieux Raymond, je te souhaite de vivre aussi longtemps que moi ! Mais rappelle toi que si je suis si bien conservé, je ne le dois pas à l'éternelle soupe aux légumes ultra mixés qu'on nous sert ici !"
Ça, je le sais ! S'il tient la forme, c'est plutôt grâce aux petits coups de jaja qu'il s'enfile en douce ! Il cache si bien ses bouteilles qu'aucun membre du personnel n'a jamais réussi à mettre la main dessus ! Moi, je sais où il les planque mais je la boucle parce qu'il partage avec moi ! Comme il dit, mourir de ça, c'est quand même mieux que de succomber au choléra. Aujourd'hui, ce serait plutôt au Coronavirus non ?
Mon gâteau, de belle taille - mes enfants avaient prévu grand -j' ai pu le partager avec tout le monde ! Même cette vieille grincheuse de Marguerite Antonin que nous surnommons tous "la mère Tintouin" parce qu'elle en fait pour tout et pour rien,, n'a pas craché dessus !
Une belle soirée d'anniversaire comme je n'aurais plus tant l'occasion d'en vivre, je pense ! Carpe diem !


04 septembre 2025

Un thème-Quatre mots N°2-Ma participation - Un amour éternel

2/Déclaration d'amour
Survivre - Errances - Trempé - Cachette


Un amour éternel

Je t'aime vieille branche. Tes cheveux sont blancs tout comme les miens mais je t'aime autant qu'au premier jour. Ce que notre amour a perdu en fougue, il l'a gagné en profondeur. Sans toi, je ne ferais que survivre. Tu m'as sauvée de mes errances à une époque où je n'étais pas si loin de me perdre.
Je te revois encore le jour de notre premier rendez-vous. Tu m'attendais, trempé de pluie à la sortie de l'école où, toute jeune institutrice, j'enseignais l'orthographe, la conjugaison, le calcul et les bonnes manières à une bande de gamins pour lesquels le futur, ça semblait si lointain ! Nous nous étions à peine reconnus comme des âmes sœurs à jamais liées, que nous avons dû nous séparer. Une maudite guerre t'a emmené loin de moi. Nous nous écrivions au moins une fois par semaine. Je tremblais pour toi et toi pour moi quand tu as appris que j'étais enceinte. Nous n'étions pas mariés. Mes parents voulaient que je le fasse "passer" cet enfant de toi qui pour eux, était synonyme de honte pour notre famille. J'ai tenu bon, devant eux et à la face de tout le village qui me montrait du doigt. Ce petit dans mon ventre, était tout ce qu'il me resterait de toi si par malheur tu ne revenais pas. Je vivais chez mes parents en attendant ton retour. Chaque lettre que je recevais de toi rejoignait sa cachette : un coffret où j'avais mis la bague de pacotille que tu m'avais donnée avant de partir, en me promettant de m'en offrir une vraie dès que tu serais rentré. Et tu as fini par revenir mon Charles adoré. Notre Louis avait déjà trois ans. Nous nous sommes mariés. Marguerite, puis Marie et Guillaume, les jumeaux, ont suivi Louis. Nous sommes devenus grands-parents, et arrière-grands-parents. Le bonheur quoi !
Je t'aime vieille branche et je sais que pour toi, c'est pareil, même si ta pudeur légendaire t'empêche souvent de me le dire.


 

01 août 2025

Un thème-quatre mots N°1-Ma participation - On fait les valises


1/ Départ en vacances
Emprisonner -Recours - Cueillette - Semblable

On fait les valises

Ça y est, voilà le maudit moment arrivé, celui du départ en vacances ! Eux et leurs gosses ils adorent ça, mais pour nous c'est la galère habituelle. Ils vont encore nous emprisonner pendant des heures et des heures ! Nous serons dans le noir, serrés les uns contre les autres comme des sardines dans leur boîte, sans aucun autre recours que d'attendre l'arrivée pour être libérés.  Eux frémissent d'impatience, nous c'est d'angoisse que nous tremblons ! Les parents vont faire la cueillette dans les armoires et empiler ce qu'ils auront récolté sur le lit de chacun, près de chaque valise ouverte en attente d'être remplie.
Ça va râler tous azimuts, comme d'hab'! 
Mattéo voudra emmener trois jeans alors qu'un seul suffit.
- Il fait toujours beau !  Tu vas passer ton temps en bermuda ou en maillot de bain ! Braillera la mère excédée.
Tatiana voudra à tout prix caser ses trois poupées mannequins avec toute leur panoplie, quitte à se taper la grosse crise d'hystérie pour convaincre sa maman au bord de l'explosion. Mais le papa  dira d'accord ! Il lui passe tous ses caprices à la petite dernière. Il ira même jusqu'à l'aider à ranger tout son fourbi !
Charly, l'aîné, s'en fout royalement lui, du nombre de jeans ou de pulls qu'il va fourrer dans sa valise. La seule chose qui l'intéresse ce sont ses livres et il leur trouvera une place, ça c'est sûr !
Les parents eux, sont très raisonnables, heureusement. Ils  ne prennent que ce dont ils ont absolument besoin pour leur séjour à la mer. Ils font leurs bagages au carré, comme à l'armée !
Et nous,  bien ou mal rangés, il va falloir qu'on fasse avec !
Bien sûr, vous ne pouvez pas comprendre  la torture que nous endurons chaque année, sauf si vous êtes un de nos semblables : shorts, pulls, robes, pantalons, maillots de bain, chaussettes et tutti quanti !
Moi, la p'tite robe à fleurs, je vais me coltiner les poupées mannequins et le fouillis de la valise de Tatiana. J'étouffe déjà rien que d'y penser ! Vive les vacances !