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23 septembre 2026

Atelier N°3 ,d'Ecridelle

 



Sujet 1): Force, mission, crise, agir, sentir.
Sujet 2) : Un texte avec des mots finissant par ""ique""- Au moins 5. 
Sujet 3) :Texte sur le thème "Phobie" 
Sujet 4) :Un texte avec le prénom Boris (En hommage au jeu de notre Jill-Bill)
Sujet 5):Faire parler un objet de votre choix 
***
J'ai traité l'ensemble des sujets en un seul texte
Boris

Si je vous dis que je m'appelle Boris, vous allez peut-être penser que je suis d'origine russe ! Mais n'essayez pas de trouver la traduction de mon prénom dans la langue  cyrillique hein ! Ce serait-inutile parce qu'en réalité, je suis un classique  élastique !  Pas un  de mes gigantesques cousins auxquels s'accrochent, contre toute logique certains humains excentriques pour se jeter dans le vide du haut d'un pont comme celui sur l'Artuby par exemple.  J'ai cru comprendre qu'avant de sauter,  ils peuvent céder à la crise de  panique et renoncer. C'est qu'il faut tout de même une sacrée force de caractère  pour sentir le bon moment juste avant d'agir. Alors ils osent affronter et vaincre une des phobies les plus profondes des êtres humains : la peur du vide, qui va de pair avec son contraire, l'extraordinaire attraction qu'il exerce sur eux !  Si vous les trouvez héroïques, moi, je pense qu'ils sont un peu fous. Mais il faut  probablement l'être pour survivre dans ce monde loin d'âtre  idyllique.   Les humains, ces êtres fantasques et fantastiques, rejettent l'uniformité. Ils aiment pour la plupart, pimenter leur vie d'un zeste de folie !  
Pour en revenir à moi, Boris, que je m'explique  : je suis un basique élastique , pas unique en son genre mais pratique, ça c'est sûr !   Mes semblables et moi, tous de la même couleur marron-jaune -on ne fait pas dans le folklorique - on nous trouve dans n'importe quelle boutique,, bricolage ou grande surface, rangés  par taille ou en vrac dans des sachets en plastique.  Nous ne sommes pas chers donc très économiques ! Comme  c'est le cas pour chacun d'entre nous, la mission principale à laquelle je m'applique, c'est le maintien  de l'ordre en quelque sorte ! Et ça tombe bien parce que  personnellement, je suis phobique au dernier degré, du désordre sous toutes ses formes : papiers pas triés, cheveux longs négligés, billets, rouleaux entamés de papier cadeau, aiguilles à tricoter... Deux ou trois tours  et tic ! Quand je sers, je serre et  tout tient !  
Je suis Boris l Si  je casse, hélas, un autre prendra ma place ! C'est ça la vie d'un élastique ! Pour nous, ce ne sont pas les lois de la métaphysique qui régissent notre existence, mais plus simplement, celles de la physique.: si tu tires trop, ça pète !

22 juin 2026

Atelier N°2/2026 d'Ecridelle



 Atelier N° 2/2026

Sujet 1) Chaos, rumeur, recul, mur, absent.
Sujet 2)Un texte avec des mots commençants par AB, au moins 5 
Sujet 3) Texte sur le thème "Chaud, chaleur,"
Sujet 4) Un texte avec le prénom Alban 
Sujet 5)Un texte avec un personnage connu , vivant ou décédé

Alban

Loin du chaos et de la rumeur permanente de la ville,  Alban sent le chagrin qui l'abrutissait, abandonner peu à peu son corps et sa tête. Le sentier qui mène aux ruines de l'abbaye est abrupt. La chaleur  qui s'abat sur lui est accablante et  il n'y a pas le moindre petit arbre  où s'abriter du soleil qui tape dur ! Cela rend encore plus éprouvante la montée vers la  vieille bâtisse de pierres blanches. 
Voilà trois heures qu'il crapahute et il fait de plus en plus chaud ! En vérité depuis deux semaines maintenant, l'été est caniculaire même pour cette région habituée à des températures assez élevées en cette saison. Marcher dans ce cagnard est une aberration, il le sait, comme il sait qu'il est en train d'abuser de ses forces. Il sait aussi que tout recul est absolument impossible ! Il pourrait revenir sur ses pas bien sûr mais il s'est promis d'aller au bout de ce pélerinage. Grimper jusque là haut, sur cette vieille route Napoléon qui n'est désormais plus empruntée que par de rares connaisseurs de la topographie originelle des lieux, aboutir après des heures de marche épuisante, à l'endroit même où, lui a-t-on raconté, l'empereur s'est arrêté lors de son retour de l'île d'Elbe,  est le moyen qu'il a choisi non pas pour abolir son pire péché mais pour en demander l'absolution. Qu'importe que son idée soit absurde, Alban  est sûr qu'au terme de sa randonnée, il pourra aborder cette nouvelle étape de sa vie avec  un peu plus de sérénité. Voilà pouquoi il s'est mis aux abonnés absents de son boulot et a entrepris ce voyage, comme une forme de mea culpa douloureux pour avoir trompé Abigaïl, la femme de sa vie ! Que ne s'est il abstenu de plonger dans les abysses azur des yeux de sa secrétaire, avant de sombrer corps et biens dans ses draps et dans ses bras ? Un jour, alors qu'elle lui apportait à son bureau un dossier qu'il avait oublié, Abigaïl les a surpris en pleine action. Dabord abasourdie, elle est restée sans réaction, puis elle est sortie sans un mot et sans même claquer la porte derrière elle..  Pourquoi n'avait-il pas pensé à fermer à clé ? N'importe qui d'autre que sa femme aurait pu les surprendre. Quoi qu'il en soit,son incartade extra conjugale lui a coûté cher. Quand il est rentré, elle était partie.
Sur le bord du chemin, un mur de pierres sèches lui permet de se reposer quelques minutes et de s'abreuver à l'eau tiédasse de sa gourde.  Dans le village en contrebas  la cloche de l'église sonne et résonne dans son cœur telle un glas funèbre. Un chien aboie furieusement. Au bout du sentier caillouteux surchauffé par les rayons encore ardents du soleil de juillet, l'abbaye se profile.  Délabrée comme l'est sa vie sans Abigaïl.
A bout de souffle, recru de fatigue,trempé de sueur,  endolori de partout, Alban laisse alors les souvenirs heureux le submerger.
Et il pleure...

19 mai 2026

Atelier N°1/2026 d'Ecridelle


Atelier n° 1/2026

J'ai choisi les sujets : 1 et 2 :

Sujet 1) 6 mots; Alerte, peur, ressentir, agir, calmer, tranquille.

Sujet 2)Un texte avec des mots qui finissent par "Aille, Ail " Au moins 5

Jojo


Tous les sens en alerte dans la rue en apparence tranquille, Jojo fait le guet comme  le patron le lui a demandé.  
- Ton unique travail sera de nous avertir si la volaille se pointe, c'est compris ? A commandé Bébert d'un ton aussi glacial que l'air qu'il respire, tapi dans l'encoignure du  haut portail  où il  est posté, totalement immobile et tout de noir vêtu pour se fondre dans l'ombre.
Bébert, c'est le chef ! Un dur de dur, dans le métier depuis un bail !  Il ne perd jamais son sang froid ! Sa devise c'est «agir et réagir au quart de tour» sans jamais se départir de son flegme légendaire. Tout le contraire de Paulo. Lui c'est un énervé de première, toujours le doigt sur la gachette de son calibre. Le genre qui défouraille et tiraille à tout va au moindre bruit suspect ! Paulo, c'est la faille dans le système, voilà pourquoi Bébert préfère l'avoir près le lui pour le calmer en cas de besoin. Pas pour rien que Bébert l'appelle «la Pagaille». Il connaît bien son frère le patron !
Jojo lui, est la dernière recrue de la petite bande. Il doit encore faire ses preuves et s'acquitter vaille que vaille  du rôle de guetteur qui lui est imparti. Quoi qu'il puisse ressentir, froid, peur, fatigue, faim, il est prêt à tout  pour réussir sa mission. 
«Il y a de la maille à l'arrivée ! A  juré Bébert ! Fais bien ton taf et tu en auras ta part !  Fini  pour toi d'être sur la paille  mon pote ! 
En attendant, pour ressentir, il ressent ! Ça caille sous ce porche imposant , du coup il se les pèle sous son chandail noir trop léger ! Ses entrailles gargouillent tellement il crève la dalle !  La préparation du cambriolage a duré trois semaines au cours desquelles il n'a que très peu dormi, alors il baille à s'en décrocher la machoire ! Pour couronner le tout, il tremble et il défaille autant d'appréhension que de froid ! Et si ça n'allait pas marcher !
«Faut que ça aille, faut que ça aille...» Se répète-t-il comme un mantra en serrant si fortement sa pièce fétiche qu'elle va sûrement finir par s'imprimer dans sa paume.
« Tu me fais marrer avec ton bout de ferraille ! » S'est moqué Paulo avant de s'engouffrer avec Bébert dans la luxueuse demeure. 
Qu'importe ce que pense ce demeuré ! Cette pièce d'un franc, une trouvaille de l'ancienne époque récupérée dans la maison de sa grand-mère maternelle, a le pouvoir de le rassurer !
La seule chose que Bébert  et Paulo n'ont pas prévue, c'est la présence de Philomène Larivière  et de son équipe qui les attendaient à la sortie. Une véritable souricière tendue pour arrêter les malfaiteurs dans le colimateur de la police depuis des mois! Un détail d'importance auquel le patron n'a pas pensé !  Comment aurait-il pu savoir ?
Un flag de toute beauté pour la flicaille comme dit Paulo avec mépris et une infiltration parfaitement réussie pour Jojo !
Menottes aux poignets,  Bébert le mitraille du regard. Quant à Paulo, il braille comme un putois. Mais ses injures et ses menaces de mort n'on aucun effet sur Jojo ! Mission accomplie ! Philo jubile et lui le jeune flic frais émoulu de son école de police, il va pouvoir enfin se reposer après ces trois longues semaines à jouer la taupe !
- Bravo Joël ! Tu as de l'avenir dans nos rangs !  Le félicite Philomène en le gratifiant d'une solide poignée de main.
- Merci Patron ! Répond il, plus fier qu'un paon !
Un compliment de Philomène Larivière, c'est la plus belle des récompenses !