04 avril 2026

Défi créa d'Elle N°5

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Sujet 180 de Mil et une-Vieillir

Mot facultatif : cadeau
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Vieillir


Est ce un cadeau de vieillir ?
Avoir comme l'on dit
L'avenir dans le dos. 
Marcher péniblement
En s'aidant d'une canne
Sans attendre des autres
Une aide ou un regard.

Est ce un cadeau de vieillir ?
Marcher, continuer
A aller de l'avant,
Portant à bout de bras
Sa vie, le poids des ans
Et tous ses souvenirs
Au fond d'un sac jetable.

Est ce un cadeau de vieillir ?
Se dit la vieille dame.
Chapeau noir sur la tête
Et long manteau ouvert,
Sans sourire elle avance,
Légèrement courbée
Sur le trottoir hostile.

Est ce un cadeau de vieillir?

©An'Maï

03 avril 2026

Proposition N°110 de Nanou

- Phrases : pot d’échappement - un regard furieux - occasions spéciales - une vie naturelle – le regard vide - ses culottes courtes - une grande inspiration.
- Mots ou expressions : s’anuiter – correspondance - pardessus – douloureux – partiellement
- et/ou Thème : TRISTESSE

s'anuiter : s'obscurcir avec la tombée de la nuit
se laisser surprendre par la tombée de la nuit 
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Oleksandr

Dans son vieux pardessus gris, le regard vide et le cœur douloureux, ombre parmi les ombres de cette fin de journée,  Oleksandr errait dans la rue qui s'anuitait . Déjà, il ne voyait plus que partiellement le ciel, à la faveur d'une trouée dans les hauteurs, entre les tours gigantesques de la nouvelle résidence en cours de construction pour laquelle il faisait partie de l'équipe des poseurs de fenêtres. Il avait raté la dernière correspondance pour rentrer chez lui après de longues heures d'un travail épuisant sur le chantier. Il faisait encore froid. le printemps tardait à s'installer. Il allait devoir se taper deux bonnes heures de marche et supporter la fumée des pots d'échappement mal réglés, avant de retrouver la maigre chaleur de son logement, au dernier étage sans ascenseur d'une tour assez semblable à celles sur lesquelles il travaillait. Ça lui laissait le temps pour réfléchir avec tristesse à tout ce qu'il avait laissé derrière lui, là-bas en Ukraine, la terre de son enfance : une vie naturelle avec Olena sa femme bien aimée et Kostia, leur fils de 8 ans. Il les revoyait tous les deux le jour de son départ pour la France. Sa jolie et courageuse Olena qui luttait pour retenir ses larmes et Kostia, fier et droit dans son jean troué aux genoux, qui lui promettait de prendre soin de sa maman. A cet âge-là, lui ne portait pas de jeans. Il avait dû supporter ses culottes courtes jusqu'à 12 ans ! Le pantalon c'était uniquement pour les occasions spéciales.
Un coup de klaxon rageur le tira brutalement de ses souvenirs heureux. Il se retrouva confronté à un regard furieux, celui du chauffeur de taxi qui avait pilé net pour éviter de le percuter de plein fouet !
-Tu peux pas faire attention connard !
-Layno ! (merde !) ! Vybach mene! (excusez-moi !)  Lâcha-t-il cœur battant.
Aussitôt, le regard de l'homme au volant s'adoucit.
- Alors comme ça, tu es ukrainien ! Moi aussi ! Tu m'as l'air crevé mon pote ! Allez monte, ça gueule derrière ! Je te ramène chez toi. On en profitera pour parler un peu du pays. Moi c'est Nikolaï et toi ?
-  Oleksandr.
- Si je t'appelle Olek, ça te dérange ?
-Va pour Olek, Nikolaï !
-Ben moi, pour les amis c'est Niko, je préfère !
-Ok Niko ! Et merci répondit Oleksandr en prenant une grande inspiration. Il sentait la tristesse l'abandonner. Il n'était plus seul.
-De rien frère !
Ainsi débuta l'amitié entre deux exilés loin de leur patrie natale.
 

01 avril 2026

Liste 109

Klaxon, louper, manigances, nerveux, oscar, patin, quelquefois, ruminer, saltimbanque, trépidant

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28 mars 2026

Sujet N°179 de Mil et une-Souvenirs

Mot facultatif : carton

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Souvenirs

Passe, passe le temps.
Au fond d'un vieux carton
Mes souvenirs s'entassent.
Je crains que ne s'effacent
Les mots de la chanson
Et mes rêves d'antan.

Des livres poussiéreux
De dentelle entourés,
J'ai savouré les pages
Et ces blancs coquillages
Sagement alignés
Disent mes jours heureux.

Les aiguilles du Temps
De l'antique réveil
Ont cessé de tourner.
Allons ! Je dois ranger
Et remettre en sommeil
Ces restes émouvants.

Au fond d'un vieux carton
Des livres poussiéreux
Et cinq blancs coquillages,
Racontent d'un autre âge
Rêves et jours heureux.
Les mots de la chanson
Me reviennent. Je pleure...

An'Maï

27 mars 2026

L'Arc en ciel poétique d'Elea-Mars

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Printemps

Pièges de cristal
Aux branches accrochés
Pour capturer le printemps.

Entends tu les trilles
Des oiseaux qui reviennent ?
Ils célèbrent son retour.

©A-M Lejeune

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Hors atelier, juste pour le plaisir du partage, parce que le printemps m'inspire depuis toujours, je poste ici un vieux, vieux poème qui chante le renouveau

Je l'ai écrit il y a 59 ans, c'est dire que j'étais une jeunette de tout juste 16 ans !


Printemps (1967)

Le soleil
Brille dans le ciel
Bleu et blanc,
La neige tombe en fleurs,
C’est le printemps !
Le froid se meurt,
L’oiseau s’éveille,
La feuille pointe,
Le pré fleurit sa courtepointe
De verdure
Et la ramure
Enfin s’égaie de chants nouveaux.
La nature lève ses rideaux,
C’est le printemps !
Et l’hirondelle
De son aile
Caressant les nuages,
Nous revient en clamant
Son merveilleux message :
« Réveillez-vous, gens qui dormez,
Ouvrez fenêtres et volets,
Laissez entrer la brise fraîche !
Et toi, Hiver trop triste et trop revêche,
Va-t’en !
C’est le printemps !

 En ce temps là, je signais A-M B
Pour Anne-Marie Brouard

26 mars 2026

23 mars 2026

Croqueurs de mots-Défi N°323

Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le ! 
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.
Il faut en utiliser au moins trois.
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Dystopie ?

Je suis plongée dans un roman d'anticipation, un récit dystopique dont je ne parviens pas à m'extraire tant la théorie qu'il développe, me semble moins farfelue qu'il n'y paraît. Oui je sais, je suis moi même un brin farfelue ! l'histoire se déroule dans un futur pas si éloigné. Un tyran humanoïde règne sur les survivants d'une Humanité décimée par un terrible fléau : un nuage de particules gazeuses délétères, venu de l'espace sidéral, qui contraint hommes et femmes à vivre dans des bulles protectrices et à ne sortir que revêtus de scaphandres. Dans ce monde où vieillards et enfants en bas âge ont été les premiers à succomber au gaz mortel, ce sont les robots qui sont chargés de programmer le travail journalier des esclaves humains. Un cheptel stérilisé, corvéable à merci, qu'une technologie extraterrestre maintient en vie tant qu'on a besoin de lui. Tout manquement à la Loi, toute incartade, toute velléité de rébellion est sévèrement puni.
L'unique tâche des rares survivants est de maintenir ouvert le continuum espace-temps qui permet au Tyran de transmuter sur Terre le reste de son peuple, avant l'extinction de sa propre planète, brûlée par les radiations solaires dont elle se rapproche dangereusement. Pour ce faire et par roulement à travers le monde, ses soldats robots entassent les équipes hebdomadaires dans des vaisseaux à propulsion subluminique qu'ils font alunir sur la face cachée de notre satellite. Ils y déposent les esclaves humains qu'ils obligent alors à chanter, chanter, chanter jusqu'à épuisement. Que ce soit une cacophonie importe peu, c'est ce chœur de voix humaines qui garde ouverte la porte spatiotemporelle. Quand le dernier habitant de la planète en péril aura franchi le passage, qu'adviendra-t-il de l'Humanité ? 
Protégée par mon scaphandre, je chante, chante, chante avec les autres. Soudain, remplie d'une terreur sans nom, je réalise que j'ai intégré la dystopie que je suis en train de lire. 
Vite, vite, refermer le livre, revenir  à mon présent ! Ce monde n'est pas utopique mais c'est le mien !
Trop tard !




22 mars 2026

Valse des mots N°17 pour Nanou

Merci, sortilège, justice, fragile, passage, joie, intelligence, aussi, lointain, courir

Sara

Merci la vie ! Aujourd'hui, Serge et moi nous allons nous marier ! C'est un grand jour pour nous deux et c'est aussi le plus beau ! Mon cœur est rempli de joie tandis que je m'apprête. Je veux être la plus belle pour lui. 
Jusqu'à notre rencontre, j'étais certaine de n'être que de passage dans ce lointain petit village montagnard, une espèce de bout du bout du monde auquel je pensais être incapable de m'adapter. Avant d'atterrir ici, j'enseignais à des gamins de CM2 dans une école de quartier en banlieue parisienne. Je ne cessai de courir. J'étais une vraie de vraie citadine, toujours pressée, toujours en mouvement. En dépit de mes diplômes, je n'avais ni l'intelligence ni assez de recul pour me rendre compte que cette existence me bouffait toute crue ! Je ne suis pas fragile, pourtant cette course effrénée a fini par avoir ma peau. Je suis tombée dans le trou noir de la dépression, victime d'un burn out sévère dont je croyais ne jamais sortir ! Quand j'ai enfin émergé de ce sombre tunnel, j'ai demandé ma mutation. Voilà pourquoi je me suis retrouvée en poste dans ce coin perdu en pleine montagne, seule professeure des écoles d'une classe à plusieurs niveaux, 17 élèves du CP au CM2. 
C'est en me baladant sur les sentiers rocailleux et pentus que j'ai croisé Serge, son chien Baga et son troupeau de moutons. J'ai aussitôt succombé au sortilège de l'amour ! Un coup de foudre réciproque.  Voilà pourquoi je vais épouser un ancien repris de justice doublé d'un ancien alcoolique à ce que m'en ont dit quelques mauvaises langues du village. Pas besoin de ces clabaudages, il m'a tout avoué tout de suite. Moi non plus, je ne lui ai rien caché de mes anciennes galères.  C'est donc en toute connaissance de cause que je vais unir ma vie à celle de  Serge, mon beau berger aux yeux verts. Serge, un homme assagi, repenti, qui tout comme moi a décidé un jour de fuir une existence qui le détruisait.
 

21 mars 2026

Rendez-vous...

 Vite vite, une petite info ! 
Ce matin et après des dizaines d'appels, j'ai obtenu mon rendez-vous pour l'IRM du dos ! C'est  le 17 avril à 13 h à Amiens.
J'entends encore la voix de la charmante hôtesse (faut le dire vite hein !)  qui  après plusieurs nouvelles tentatives,  nous a  enfin répondu sur un ton que j'ai trouvé assez sec, qu'il fallait appeler quoi !
Comme j'étais occupée, c'est mon mari qui a pris l'appel. Il n'a pas jugé  utile de  lui signaler que c'est ce que nous tentions de faire depuis deux jours ! 
GRRRRRRR !!!!!!!