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04 avril 2026
Sujet 180 de Mil et une-Vieillir
***
Vieillir
Est ce un cadeau de vieillir ?
Avoir comme l'on dit
Avoir comme l'on dit
L'avenir dans le dos.
Marcher péniblement
En s'aidant d'une canne
Sans attendre des autres
Une aide ou un regard.
Est ce un cadeau de vieillir ?
Marcher, continuer
A aller de l'avant,
Portant à bout de bras
Sa vie, le poids des ans
Et tous ses souvenirs
Au fond d'un sac jetable.
Est ce un cadeau de vieillir ?
Se dit la vieille dame.
Chapeau noir sur la tête
Et long manteau ouvert,
Sans sourire elle avance,
Légèrement courbée
Sur le trottoir hostile.
Est ce un cadeau de vieillir?
©An'Maï
03 avril 2026
Proposition N°110 de Nanou
-
Phrases : pot d’échappement - un regard furieux - occasions
spéciales - une vie naturelle – le regard vide -
ses culottes courtes - une grande inspiration.
-
Mots ou expressions : s’anuiter – correspondance -
pardessus – douloureux – partiellement
-
et/ou Thème : TRISTESSE
s'anuiter
: s'obscurcir
avec la tombée de la nuit
se
laisser surprendre par la tombée de la nuit
***
Oleksandr
Dans
son vieux pardessus
gris,
le regard vide et
le cœur
douloureux,
ombre parmi les ombres de cette fin de journée,
Oleksandr
errait
dans
la rue qui s'anuitait
.
Déjà, il ne voyait plus que partiellement
le ciel, à la faveur d'une trouée dans les hauteurs,
entre
les
tours gigantesques de
la
nouvelle résidence
en
cours de construction
pour laquelle
il faisait partie de l'équipe des poseurs de fenêtres.
Il
avait raté la dernière correspondance
pour rentrer chez lui après de longues heures d'un travail épuisant
sur le chantier.
Il faisait encore froid. le printemps tardait à s'installer. Il
allait devoir se taper deux bonnes heures de marche
et supporter la
fumée des
pots
d'échappement
mal réglés,
avant de retrouver la maigre chaleur de son logement,
au dernier étage sans ascenseur d'une tour assez semblable à celles
sur lesquelles il travaillait.
Ça lui laissait le temps pour réfléchir avec tristesse
à tout ce qu'il avait laissé derrière lui, là-bas en Ukraine, la
terre de son enfance : une
vie naturelle
avec Olena sa femme bien aimée et Kostia, leur fils de 8 ans.
Il les revoyait
tous les deux le jour de son départ pour la France.
Sa jolie et courageuse Olena qui luttait pour retenir ses larmes et
Kostia, fier et droit dans son jean troué aux genoux, qui lui
promettait de prendre soin de sa maman. A cet âge-là, lui ne
portait pas de jeans. Il avait dû supporter ses
culottes courtes
jusqu'à 12 ans ! Le pantalon c'était uniquement pour les occasions spéciales.
Un
coup de klaxon rageur le tira brutalement de ses souvenirs heureux.
Il se retrouva confronté
à un
regard furieux, celui
du chauffeur
de taxi
qui avait pilé net pour éviter de le percuter de plein fouet !
-Tu
peux pas faire attention connard !
-Layno
!
(merde
!)
!
Vybach
mene! (excusez-moi !) Lâcha-t-il
cœur battant.
Aussitôt,
le regard de l'homme au volant s'adoucit.
-
Alors comme ça, tu es ukrainien
! Moi aussi ! Tu m'as l'air crevé mon pote ! Allez monte,
ça
gueule
derrière
!
Je
te ramène chez toi. On en profitera pour parler un peu du pays. Moi
c'est Nikolaï
et toi ?
-
Oleksandr.
-
Si je t'appelle Olek, ça te dérange ?
-Va
pour Olek, Nikolaï !
-Ben
moi, pour les amis c'est Niko, je préfère !
-Ok
Niko ! Et merci
répondit Oleksandr en prenant une
grande inspiration.
Il sentait la tristesse l'abandonner. Il n'était plus seul.
-De
rien frère !
Ainsi
débuta l'amitié entre deux exilés loin de leur patrie
natale.
01 avril 2026
31 mars 2026
28 mars 2026
Sujet N°179 de Mil et une-Souvenirs
***
Souvenirs
Passe, passe le temps.
Au fond d'un vieux carton
Mes souvenirs s'entassent.
Je crains que ne s'effacent
Les mots de la chanson
Et mes rêves d'antan.
Des livres poussiéreux
De dentelle entourés,
J'ai savouré les pages
Et ces blancs coquillages
Sagement alignés
Disent mes jours heureux.
Les aiguilles du Temps
De l'antique réveil
Ont cessé de tourner.
Allons ! Je dois ranger
Et remettre en sommeil
Ces restes émouvants.
Au fond d'un vieux carton
Des livres poussiéreux
Et cinq blancs coquillages,
Racontent d'un autre âge
Rêves et jours heureux.
Les mots
de la chanson
Me reviennent. Je pleure...
An'Maï
27 mars 2026
L'Arc en ciel poétique d'Elea-Mars
***
Printemps
Pièges de cristal
Aux branches accrochés
Pour capturer le printemps.
Entends tu les trilles
Des oiseaux qui reviennent ?
Ils célèbrent son retour.
©A-M Lejeune
***
Hors atelier, juste pour le plaisir du partage, parce que le printemps m'inspire depuis toujours, je poste ici un vieux, vieux poème qui chante le renouveau
Je l'ai écrit il y a 59 ans, c'est dire que j'étais une jeunette de tout juste 16 ans !
Printemps (1967)
Le soleil
Brille dans le ciel
Bleu et blanc,
La neige tombe en fleurs,
C’est le printemps !
Le froid se meurt,
L’oiseau s’éveille,
La feuille pointe,
Le pré fleurit sa courtepointe
De verdure
Et la ramure
Enfin s’égaie de chants nouveaux.
La nature lève ses rideaux,
C’est le printemps !
Et l’hirondelle
De son aile
Caressant les nuages,
Nous revient en clamant
Son merveilleux message :
« Réveillez-vous, gens qui dormez,
Ouvrez fenêtres et volets,
Laissez entrer la brise fraîche !
Et toi, Hiver trop triste et trop
revêche,
Va-t’en !
C’est le printemps !
En ce temps là, je signais A-M B
Pour Anne-Marie Brouard
26 mars 2026
23 mars 2026
Croqueurs de mots-Défi N°323
Le
monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les
10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde,
particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.
Il faut en utiliser au moins trois.
***
Dystopie
?
Je
suis plongée dans un roman d'anticipation, un récit
dystopique dont je ne parviens pas à m'extraire tant
la théorie qu'il développe, me semble moins farfelue qu'il
n'y paraît. Oui je sais, je suis moi même un brin farfelue ! l'histoire se déroule dans un futur pas si éloigné. Un
tyran humanoïde règne sur les survivants d'une Humanité
décimée par un terrible fléau : un nuage de particules
gazeuses délétères, venu de l'espace sidéral, qui
contraint hommes et femmes à vivre dans des bulles protectrices et
à ne sortir que revêtus de scaphandres. Dans ce monde où
vieillards et enfants en bas âge ont été les premiers à succomber
au gaz mortel, ce sont les robots qui sont chargés de programmer
le travail journalier des esclaves humains. Un cheptel stérilisé,
corvéable à merci, qu'une technologie extraterrestre maintient en
vie tant qu'on a besoin de lui. Tout manquement à la Loi, toute
incartade, toute velléité de rébellion est sévèrement puni.
L'unique
tâche des rares survivants est de maintenir ouvert le continuum
espace-temps qui permet au Tyran de transmuter sur Terre le
reste de son peuple, avant l'extinction de sa propre planète, brûlée par les radiations solaires dont elle se rapproche
dangereusement. Pour ce faire et par roulement à travers le monde, ses soldats robots entassent les équipes hebdomadaires dans des vaisseaux à propulsion subluminique qu'ils font alunir sur
la face cachée de notre satellite. Ils y déposent les esclaves
humains qu'ils obligent alors à chanter, chanter, chanter jusqu'à
épuisement. Que ce soit une cacophonie importe peu, c'est ce chœur
de voix humaines qui garde ouverte la porte spatiotemporelle. Quand
le dernier habitant de la planète en péril aura franchi le
passage, qu'adviendra-t-il de l'Humanité ?
Protégée par mon
scaphandre, je chante, chante, chante avec les autres. Soudain,
remplie d'une terreur sans nom, je réalise que j'ai intégré la
dystopie que je suis en train de lire.
Vite,
vite, refermer le livre, revenir à mon présent ! Ce monde n'est pas utopique mais c'est le mien !
Trop
tard !
22 mars 2026
Valse des mots N°17 pour Nanou
Merci,
sortilège, justice, fragile, passage, joie, intelligence, aussi,
lointain, courir
Sara
Merci
la vie ! Aujourd'hui, Serge et moi nous allons nous marier !
C'est un grand jour pour nous deux et c'est aussi le plus beau
! Mon cœur est rempli de joie tandis que je m'apprête.
Je veux être la plus belle pour lui.
Jusqu'à notre rencontre,
j'étais certaine de n'être que de passage dans ce lointain
petit village montagnard, une espèce de bout du bout du monde auquel
je pensais être incapable de m'adapter. Avant d'atterrir ici,
j'enseignais à des gamins de CM2 dans une école de quartier en
banlieue parisienne. Je ne cessai de courir. J'étais une
vraie de vraie citadine, toujours pressée, toujours en mouvement. En
dépit de mes diplômes, je n'avais ni l'intelligence ni assez de recul pour me rendre compte que cette existence me bouffait
toute crue ! Je ne suis pas fragile, pourtant cette course
effrénée a fini par avoir ma peau. Je suis tombée dans le trou
noir de la dépression, victime d'un burn out sévère dont je
croyais ne jamais sortir ! Quand j'ai enfin émergé de ce sombre
tunnel, j'ai demandé ma mutation. Voilà pourquoi je me suis
retrouvée en poste dans ce coin perdu en pleine montagne, seule
professeure des écoles d'une classe à plusieurs niveaux, 17 élèves
du CP au CM2.
C'est en me baladant sur les sentiers rocailleux et
pentus que j'ai croisé Serge, son chien Baga et son troupeau de
moutons. J'ai aussitôt succombé au sortilège de
l'amour ! Un coup de foudre réciproque. Voilà pourquoi je vais épouser un
ancien repris de justice doublé d'un ancien alcoolique à ce
que m'en ont dit quelques mauvaises langues du village. Pas besoin de
ces clabaudages, il m'a tout avoué tout de suite. Moi non plus, je ne lui ai rien caché de mes anciennes galères. C'est donc en toute connaissance de cause
que je vais unir ma vie à celle de Serge, mon beau berger aux yeux verts. Serge, un homme assagi, repenti, qui tout comme moi a décidé
un jour de fuir une existence qui le détruisait.
21 mars 2026
Rendez-vous...
Vite vite, une petite info !
Ce matin et après des dizaines d'appels, j'ai obtenu mon rendez-vous pour l'IRM du dos ! C'est le 17 avril à 13 h à Amiens.
J'entends encore la voix de la charmante hôtesse (faut le dire vite hein !) qui après plusieurs nouvelles tentatives, nous a enfin répondu sur un ton que j'ai trouvé assez sec, qu'il fallait appeler quoi !
Comme j'étais occupée, c'est mon mari qui a pris l'appel. Il n'a pas jugé utile de lui signaler que c'est ce que nous tentions de faire depuis deux jours !
GRRRRRRR !!!!!!!
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