04 janvier 2026

Un thème-Quatre mots N°5 -Ma participation

5/Meilleurs vœux
Tiroir - Excentrique - Vadrouille - Bricolage
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Je veux mes vœux

J'ai fouillé le tiroir où je range les vœux
Qu'en phrases bien tournées chaque année je formule,
Je n'ai rien retrouvé, pas même une virgule
Pas un mot, pas un verbe ! Où sont-ils ? Je les veux !

En vadrouille sont-ils partis sans m'avertir
Fatigués de servir, la même ritournelle ?
Bonheur, amour, santé, des sous dans l'escarcelle
Souhaits habituels pour l'an neuf à venir...

Rêvaient-ils d'exaucer d'excentriques envies ?
Par exemple un voyage aux confins de l'Arctique
Rejoindre les dauphins dans leur ballet nautique
Ou changer d'un seul coup d'univers et de vie ?

Qu'importe s'ils sont simples mes vœux je les veux !
A toi qui souffre tant, je souhaite du courage,
Plein de nouveaux outils pour l'as du bricolage
Pour toi qu'il a quittée, un nouvel amoureux..

J'ai retrouvé mes vœux qu'ils soient sages ou fous
Je vous les offre en vrac pour cette année nouvelle
Que selon vos désirs elle soit riche et belle
Que chaque jour qui passe à votre cœur soit doux.

Meilleurs vœux !
A-M Lejeune
 

03 janvier 2026

L'hiver des sans-abri

Un vieux poème pour une réalité toujours d'actualité, hélas !

La complainte du sans-abri

« J’ai froid ! » dit l’homme seul, sur son bout de trottoir,
Tu vas pouvoir dormir bien au chaud sous ta couette…
Je n’ai pour me couvrir, qu’un carton sur ma tête,
Je ne veux pas mourir, comme un chien dans le noir,

J’ai froid…Je tends la main…Tu ne veux pas me voir
Ils sombrent dans l’oubli, les mots de l’Abbé pierre
Combien ferment les yeux, face à notre misère
Alors qu’un seul regard peut nous rendre l’espoir.

J’ai froid, j’ai faim j’ai mal… je quête un peu d’amour,
Pas juste une piécette au fond de ma sébile.
J’ai tout perdu tu sais, mon toit et ma famille…
Regarde-moi, veux-tu, un instant, sans détour.

Regarde-moi, j’ai froid, tu peux me réchauffer
En me tendant la main comme à l’un de tes frères
En m’offrant de tes yeux la radieuse lumière.
Je ne serai plus seul si tu sais t’arrêter.

Je ne veux pas des gens, charité ni pitié
Ce qui me fait souffrir, c’est leur indifférence
Ou qu’ils fassent semblant d’ignorer la souffrance
De tous les sans-abri qui peuplent leurs cités.

« J’ai froid ! » Dit l’homme seul sur son bout de trottoir…
Combien d’indifférents vont détourner la tête ?
Merci toi l’inconnu, pour cette cigarette,
Pour cette main tendue, pour ce regain d’espoir.

01-11-2019
©Anne-Marie Lejeune

31 décembre 2025

Un thème-Quatre mots N°5


 N°5

1Thème : Bonne année
4 mots : Tiroir, excentrique, bricolage, vadrouiller

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Posté exceptionnellement ce 31 décembre pour clore une belle année, vous avez néanmoins jusqu'au 15 janvier pour proposer vos participations.
Meilleurs vœux à toutes et tous
Bisous



27 décembre 2025

Valse des mots N°15 de Nanou


réciproquement – intégrer – grenouille – hiver – détacher – remerciements - imaginaire - éclater – ébrouer – criminelle.
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Cloup-Cloup

C'est l'hiver au Pays imaginaire, le royaume de Cloup-Cloup la grenouille. Il faut bien intégrer que ce monde n'existe que si vous faites l'effort d'y croire. Et réciproquement. Pourquoi ? Parce que ces deux mondes ne peuvent coexister si l'un des deux décide de nier l'existence de l'autre. Si demain Cloup-Cloup, reine incontestée du Pays imaginaire, proclame du haut de son trône que seul est réel son royaume, pouf ! Nous disparaitrons illico presto. Et réciproquement ! En effet, il suffit que s'efface définitivement en chacun de nous ce qui subsiste de notre âme d'enfant pour faire éclater en une criminelle seconde, la bulle qui protège tous les pays imaginaires de la planète, là, juste derrière le miroir magique.
Pas d'inquiétude pour l'instant, tout va bien dans l'univers de Cloup-Cloup qui n'en finit pas de s'ébrouer comme un chien mouillé, pour détacher de sa robe verte toutes les gouttes givrées que son bain matinal y a laissé. Après s'être un peu séchée mais pas trop tout de même- n'oublions pas que c'est une grenouille - elle enfile sa robe de chambre rouge et s'installe devant son miroir afin de s'apprêter pour la journée qui commence. Maître Crapaudin, son valet de chambre attitré, frappe discrètement. "Entrez !" Coasse-t-elle joliment. Il entre, la salue avec un grand respect et dépose cérémonieusement sur le lit royal, la couronne sertie d'émeraudes et la robe d'apparat du même vert scintillant , rebrodée de perles de rosée, de sa bien aimée souveraine
Aujourd'hui, Sa Majesté Cloup-Cloup, reine du Pays imaginaire sorti tout droit de ma tête pour mes petites-filles, reçoit ses sujets en son palais de verdure. Assise sur son trône de jaspe et d'ambre, elle va écouter avec patience et compréhension, les doléances de son peuple pour l'année écoulée. Elle va également recevoir sous forme de menus présents choisis avec amour, ses remerciements pour ses bienfaits. Ce n'est pas pour rien que tous  ses sujets sans exception, l'appellent "La bonne reine".
Devant mon miroir, je m'apprête pour le réveillon du Nouvel an. Une touche de maquillage, deux gouttes de parfum...Je souris, heureuse au reflet de Cloup-Cloup qui me fait face, souriante, elle aussi. Je souffle un peu de buée sur la surface brillante. j'y dessine un cœur et j'écris : "Bonne année Cloup-Cloup". " Bonne année ! Merci à toi de m'avoir inventée, grâce à toi et à tes petites filles, j'existe !" Me répond-elle en coassant joyeusement.
C'est vrai ! Mes petites filles on grandi mais je sais que Cloup-Cloup la grenouille vit toujours dans leur mémoire.
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Bonne année à venir à toutes et tous
Que votre imaginaire continue à vibrer en vous.
Bisous du cœur.
                                                                
Anne-Marie
 

20 décembre 2025

Image N°56-Ma participation

Image N°56



Tiens ta lampe allumée

A l'approche des fêtes, à l'abri de mon foyer heureux et uni, je me souviens encore de ces mots d'autrefois, paroles d'un cantique que je chantais à la messe, le cœur tout illuminé par la ferveur de ma Foi. Tiens ta lampe allumée, pour tous ceux qui n'ont rien et cherchent la lumière, la chaleur d'un abri même provisoire, un regard qui comprend et ne juge pas, un sourire, une main tendue, un peu d'amitié et de réconfort... Tiens ta lampe allumée... Je n'ai pas oublié. Même si ma Foi en un Dieu hypothétique s'est éteinte au fil des années, même si le Monde d'aujourd'hui me fait de plus en plus peur à cause de la folie de certains mégalomanes au pouvoir ici et là, même si chaque jour qui passe tendrait à me prouver que j'ai tort de continuer à croire en la bonté humaine, je tiens ma lampe allumée, je garde le cœur ouvert et la main tendue pour celles et ceux qui ont besoin de moi. Si je perds ce don d'amour, je perds mon humanité alors oui, je tiens ma lampe allumée

Joyeux Noël et Joyeuses fêtes à toutes et tous

Anne-Marie


16 décembre 2025

Anagramme N°13 de Nanou

Anagramme n°13

ABANDONNER

Les mots trouvés sont en rouge dans le texte


Nicolas


Tous les sens aux aguets, Nicolas, garde forestier de son état, aborde sa ronde matinale quotidienne dans la forêt du village, à l'affût d'éventuelles traces d'incivilités laissées par les promeneurs de la veille. Il faut avouer que parmi eux, il y a ceux qui respectent la nature et ceux qui la prennent pour une poubelle. Il n'y a pas si longtemps, il a croisé une bande de jeunes désinvoltes qui avaient abandonné leurs canettes de bière vides sur le sentier bordé de fougères. Un abandon conscient, preuve de leur total irrespect de la nature. Et puis il y a les braconniers qui se servent sans scrupule au mépris des lois. Le gibier abonde alors pourquoi se priver, pas vrai ? Quand il en chope un qui rôde là où il ne faut pas, la gibecière pleine, je vous jure que ça barde pour lui. Nicolas est malheureusement abonné à ces infractions qui l'obligent à sévir même quand c'est un de ses vieux potes qui les commettent ! Ce qu'il a le plus de mal à maîtriser, c'est l'onde de colère qui s'empare de lui quand il tombe sur un mégot mal éteint, comme celui qu'il a encore ramassé hier au milieu du feuillage doré qui tapisse le sous-bois en cette fin de novembre très sèche pour la saison. Cette inconscience crasse a le don de le mettre en rage ! Un brandon jamais éteint dans son cœur. Il y a tellement d'abrutis qui n'ont rien dans le ciboulot ! Mais ce matin, tout est calme. Les lève-tôt qu'il croise d'habitude, ont préféré rester au chaud. Le frimas précoce brode ses festons givrés sur les dernières feuilles. L'automne donne son ultime spectacle avant que l'hiver n'entre en scène à son tour. Plus que tout, Nicolas aime s'abandonner à ces instants privilégiés où la forêt n'appartient encore qu'à lui.

04 décembre 2025

Un thème ,4 mots N°4- Ma participation

 

4/ Soirée d'anniversaire
Légume - Évidemment - Veiller - Ancien

 

Mes 90 balais à l'EHPAD

 

Ah, je m'en souviendrai longtemps. Euhhh... Peut-être plus aussi longtemps que ça vu mon âge ! Évidemment, toute ma famille était là, du coup. Enfants encore vivants, petits enfants et arrière-petits enfants autour de moi, ça faisait du monde à la cantine. Et un barouf de tous les diables qui n'a pas dérangé madame Verdure qui est plus sourde qu'un pot ! Le personnel de l'EHPAD aux petits soins pour nous tous, s'est efforcé de veiller au bon déroulement de cette fête qui revêtait un caractère exceptionnel puisqu'elle se déroulait en soirée Quand on sait qu'ici c'est coucouche panier vers 19h30, 20 h au plus tard, c'était vraiment une soirée exceptionnelle ! Fernand Dugard, l'Ancien comme on l'appelle, parce qu'il a 102 ans, paradait comme un vieux coq de basse cour en claironnant : "Mon vieux Raymond, je te souhaite de vivre aussi longtemps que moi ! Mais rappelle toi que si je suis si bien conservé, je ne le dois pas à l'éternelle soupe aux légumes ultra mixés qu'on nous sert ici !"
Ça, je le sais ! S'il tient la forme, c'est plutôt grâce aux petits coups de jaja qu'il s'enfile en douce ! Il cache si bien ses bouteilles qu'aucun membre du personnel n'a jamais réussi à mettre la main dessus ! Moi, je sais où il les planque mais je la boucle parce qu'il partage avec moi ! Comme il dit, mourir de ça, c'est quand même mieux que de succomber au choléra. Aujourd'hui, ce serait plutôt au Coronavirus non ?
Mon gâteau, de belle taille - mes enfants avaient prévu grand -j' ai pu le partager avec tout le monde ! Même cette vieille grincheuse de Marguerite Antonin que nous surnommons tous "la mère Tintouin" parce qu'elle en fait pour tout et pour rien,, n'a pas craché dessus !
Une belle soirée d'anniversaire comme je n'aurais plus tant l'occasion d'en vivre, je pense ! Carpe diem !


01 décembre 2025

N° 316 des Crôqueurs de Môts :la panne d'électricité


Défi 316 : Proposé par Josette 
Plus d'électricité. Face à l'inattendu. Suite à un phénomène imprévisible, l'électricité: vient à manquer pour une durée indéterminée. Il vous reste une bougie et des allumettes... Vous nous racontez cette expérience. Avec 4 mots imposés ;Atourneuse - Marsouinage - Tranche montagne.
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Une soirée tranquille.
19 heures, un début de soirée tout ce qu'il y a de plus tranquille un 1er décembre pluvieux de chez nous dans le Noooord ! Pluvieux et un peu frais il faut bien le dire ! Mais rien de grave, pas de quoi s'en faire ! Nous sommes bien au chaud dans notre logement où les radiateurs fonctionnent impeccable grâce à la fée Électricité. Comme tous nos appareils ménagers au demeurant. Sur la plaque de cuisson mijote notre dîner, une bonne soupe aux châtaignes ramassées cet automne, une petite atourneuse à ma façon comme dit mon mari en parlant de mes recettes. Je ne sais pas où il est allé pêcher ce drôle de mot. Ça lui vient de sa grand-mère maternelle à ce qu'il paraît. Une vieille bretonne opiniâtre qui détestait qu'on la contredise et qui avait un vocabulaire bien à elle. Quand elle parlait de marsouinage, ça n'avait rien à voir avec la pêche au marsouin. Pour elle, le marsouinage, c'était les  éternelles querelles des "bonnes femmes" du quartier qui passent leur vie à s'embarbotter pour des riens. Le genre à faire un tranche-montagne d'un  d'une crotte de souris
Pour en revenir à notre soirée pépère, notre soupe avalée, nous nous installons dans la canapé devant la télé pour regarder la fin de notre série préférée du lundi "Menace imminente", avec Patrick Bruel ! Soudain tout devient noir. Une panne intempestive et générale comme le constate vite fait mon mari en allant jeter un coup d’œil dehors. Plus qu'à attendre que le courant se rétablisse ! Le problème c'est que ça dure et que nous n'avons même pas une lampe de poche. Pour moi, être dans le noir complet, c'est l'angoisse absolue. Je panique tandis que mon mari tâtonne à la recherche de la boîte d'allumette et de l'unique bougie que nous gardons pour ce genre d'imprévu rarissime. Je l'entends se cogner à la table de la cuisine. Il lâche un "merde !" retentissant avant de me rejoindre, victorieux, à peine éclairé par la maigre lueur de la flamme vacillante de la bougie. Une soucoupe, un peu de cire fondue et notre petite chandelle miraculeuse tient debout. Côte à côte sur le canapé, une couverture sur les genoux, nous la regardons se consumer en évoquant d'autres jours comme celui-ci dans notre enfance. Des soirées de panne à la lueur d'une bougie, rassemblés près du poêle à charbon, à une époque où l'électricité n'avait pas encore pris toute la place dans les foyers. La lumière revenue nous trouve endormis, pelotonnés l'un contre l'autre sous la couverture..

Un thème, quatre mots - N°4


N°4

Soirée d'anniversaire
Légume - Évidemment - Veiller - Ancien

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