18 avril 2026

Sujet N°182 de Mil et une


Le mot :Voyage
L'image

Salvador Dali


Le peintre

Du bout de son pinceau, sur la toile il voyage
En créant chaque fois un nouveau paysage.
Voici un coin de ciel entre le bleu et l'or
Et l'océan profond pour planter le décor...

Presque sur l'horizon, il a peint un oiseau
Puis pour mieux réfléchir a posé son pinceau.
Il aurait pu placer au milieu de sa toile
Un bateau rouge et vert avec sa blanche voile,

Mais il a préféré un soleil jaune pâle
Dont le reflet sur l'eau tranquillement s'étale.
L'oiseau à l'horizon, continue à voler
Sur la grise nuée qu'il vient de dessiner.

En deux tableaux Dali a planté le décor
Entre un coin de ciel bleu et un grand soleil d'or.
Le peintre voyageur avec lui nous emporte
Et de ses rêves fous il nous ouvre la porte.

©A-M Lejeune
pseudo blog An'Maï

Liste 110 +image 60 - Ma participation

 Liste 110 et image 60

Disponible, destination, basculer, planète, exceptionnellement, coupable, élément, dévaler, âme, confidences


Viser la lune 

Confidences pour confidences, je l'aime de toute mon âme notre planète bleue Je l'aime cette Terre qui abrite la vie sous ses milliards de formes. J'aime ses arbres, ses fleurs, ses fleuves, ses rivières, ses prairies, ses montagnes, ses océans aux mugissantes vagues, sa faune infiniment variée, ses humains dans toute leur diversité... J'aime jusqu'à ses éléments qui parfois se déchaînent: le vent, la pluie, la neige les tempêtes, les orages, le feu qui réchauffe autant qu'il peut détruire... J'aime chacune de ses saisons: le printemps quand tout revit, reverdit, refleurit.; l'été, le farniente sans se sentir coupable, destination la plage ou tout autre lieu propice à la détente; l'automne qui nous fait basculer dans le tableau d'un peintre inspiré; L'hiver quand la Nature enfile un manteau de froidure et qu'elle se repose pour mieux se régénérer... Oui, je l'aime notre planète, pourtant comme je voudrais pouvoir un toucher, ne serait ce que du bout du doigt ,mon rêve le plus ancien, cet astre qui éclaire tant de mes nuits, là-haut, au milieu d'une poussière d'étoiles, cette perle d'opale qui m'a si souvent inspirée : la Lune ! Exceptionnellement, je serais même disponible pour décoller, quitter l'attraction terrestre, alunir... Ahhhh ! Rejoindre fut ce une seule fois le berceau de mes rêves, me poser dans la Mer de la Tranquillité, dévaler les pentes escarpées des Monts Apenninis , explorer sa face cachée enfin dévoilée par la dernière mission spatiale...Viser la Lune, ça me fait pas peur comme dit la chanson d'une bien sympathique terrienne. Et ça ne me coûte rien !
***

Un vieux poème qui illustre mes propos d'aujourd'hui


Contemplation

Les yeux levés au ciel, le nez dans les étoiles
Je regarde la nuit s’étendre infiniment
Tandis qu’à mon regard peu à peu se dévoile
La Lune mon amie, ma muse si souvent.

Je les vois ces myriades d’astres scintillants
Autour de la géante perle opalescente
Dans l’écrin de velours sombre du firmament
Et mon âme éblouie s’élève, incandescente,

Minuscule étincelle vers l’immensité !
Ô comme je voudrais qu’elle y brille, éternelle,
Pure et fière lueur de mon humanité !
Peut-être qu’un beau soir, les yeux fixés sur elle,

Un doux contemplatif, le nez dans les étoiles
Regardera la nuit s’étendre infiniment,
S’éprenant pour toujours de la Lune sans voile,
Opalescente perle au milieu des diamants.

(Oraison, Alpes de Haute-Provence)

tiré de mon recueil "De la source à la mer"

16 avril 2026

Jeu 117 de Filigrane et atelier d'écriture créative N°316

- Atelier d'écriture pour le mois d'avril - 
A partir de cette photo 
et de ce livre : 
"L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau et autres récits cliniques"
d'Oliver Sachs
***

Rupture

L'homme l'a posée là comme on pose un chapeau
Ou comme un pardessus sur son porte-manteau.
Il l'a déposée là , l'aurait-il oubliée?
Depuis sa femme attend, la mine résignée.

Une tasse à la main, dans l'autre une revue
Qu'en le guettant, dix fois déjà elle a relue,
Elle fixe le vide, la belle élégante,
Cela lui donne en fait, une allure distante.

«Attends-moi, je reviens !» C'est ce qu'il a promis.
Mais son attente est vaine. Enfin elle a compris !
Sous son joli bibi, son étole de reine
La femme abandonnée à la mine lointaine,

Ne voit rien, n'entend rien, perdue dans ses tourments.
Son mari l'a quittée, d'un coup c'est évident !
Il a pris son chapeau, ses claques et ses cliques.
Voilà d'une rupture le récit clinique.

***
Proposition 316 : Quand e héros change de costume 

Pas si blanche 

Ma mère est morte quand j'étais bébé. Mon père s'est très vite remarié et m'a confiée à une nourrice à qui j'en ai fait voir de toutes les couleurs en grandissant. Petite fille modèle devant lui, je faisais les quatre cents coups dans son dos ! Ma belle-mère avait beau être adorable, je ne l'aimais pas. Elle m'avait volé l'amour exclusif de mon père et je rêvais de me venger d'elle ! Ma nounou satisfaisait le moindre de mes caprices. Je faisais tout ce que je voulais. Dormir jusqu'à pas d'heure, passer du temps à me pomponner devant mon miroir qui me disait toujours que j'étais la plus belle. Il faut avouer que j'avais menacé de le casser s'il osait me montrer une mauvaise image de moi. Capricieuse, coléreuse, égoïste, pas du tout blanche comme neige, voilà qui j'étais ! Et je poussais, comme poussait dans mon cœur une haine féroce contre ma belle-mère. Sitôt qu'elle tentait la moindre approche pour m'amadouer, je filais, dans les bois.
Un jour, j'y ai rencontré tout à fait par hasard sept copains dont le plus grand m'arrivait à la taille. Ils étaient tous à ma botte ces bonshommes ! Lors d'une visite chez eux, j'ai avalé de travers une pomme pourrie et j'en suis quasi morte ! Comme je ne rentrais pas, c'est ce qu'ils ont tous cru au château ! S'il n'y avait eu ce bécasson de Prince Charmant, j'en serais sûrement encore à subir les pleurs de mes copains nains au-dessus de mon cercueil de verre !
Le jour de mon mariage avec le Charmant nigaud, ma belle-mère et mon père ont été invités en tant que souverains du royaume voisin. Je ne vous dis pas leur stupéfaction quand ils ont découvert l'identité de la mariée ! Inénarrable ! Le mieux c'est que mon papounet a gobé les yeux fermés le conte que je lui ai servi en feignant de recouvrer la mémoire : une pomme empoisonnée apportée par la reine déguisée en sorcière ! Elle a eu beau jurer qu'elle n'y était pour rien, il ne l'a pas crue.
Jugée pour un crime qu'elle n'a pas commis, elle est condamnée à danser jusqu'à ce que mort s'ensuive dans des souliers de fer chauffés au rouge ! Et après ça on me dira que la vengeance est un plat qui se mange froid ! Je rigole !


15 avril 2026

Au choix : Liste 110 et /ou image 60

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La liste N°110

Disponible, destination, basculer, planète, exceptionnellement, coupable, élément, dévaler, âme, confidences
*
Image N°60

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12 avril 2026

Homonyme N°15 de Nanou

 
Les homonymes : saut, sceau, seau, sot
 Le mot : SAUVETAGE
Les homonymes et les mos inspirés par SAUVETAGE, sont en gras dans le texte
***


Sauvetage

Ceci est une histoire vraie ! Je ne brise pas le sceau d'un secret enfoui en la racontant même si ce nouveau saut dans le passé ne peut que rouvrir de vieilles blessures et me faire verser des seaux de larmes.
Je n'ai pas vécu moi-même ce jour tragique mais ma mère nous l'a raconté et son récit reste à jamais gravé dans ma mémoire.
C'était en juillet 1959, lors du voyage annuel des pompiers du village dont notre père était l'une des recrues volontaires. Il avait le droit d'y emmener une seule personne. Cette année là, c'était le tour de sa mère mais comme la destination était Le Crotoy et que le frère de maman vivait à Saint Valery sur Somme, notre grand-mère lui a cédé sa place.
Après le banquet, nos parents ont donc décidé de se rendre à Saint Valery pour que maman puisse voir son frère. Ils étaient censés prendre un taxi mais papa qui n'avait peur de rien, l'a convaincue de traverser la baie à pieds pendant la marée basse. Je peux le dire aujourd'hui, après tant et tant d'années, c'était sot et présomptueux de sa part de penser qu'il n'y avait aucun danger à le faire ! Chacun sait que c'est d'une folle imprudence quand on ne connait pas parfaitement les heures des marées. En Baie de Somme, la mer monte à la vitesse d'un cheval au galop ! C'est ce qu'on lui avait dit ! Il a pris le risque et l'a payé de sa vie. Ma mère n'a été sauvée de la noyade que grâce au courage exemplaire d'un jeune homme qui a plongé pour la secourir. Un sauvetage de justesse pour lequel il n'a reçu d'autre récompense qu'un article dans le journal. Il pensait d'ailleurs n'en mériter aucune, puisqu'il n'avait hélas pu sauver que notre maman. Je n'ai jamais su le nom de ce sauveteur qui au péril de sa propre vie, a évité à sept enfants de perdre le même jour leurs deux parents.
A-t- il su un jour, que ce sauvetage a pourtant été le prélude d'un naufrage familial ?

06 avril 2026

Croqueurs de mots-Défi 324

 Jazzy nous propose d’écrire une page d’un roman qui n’existe pas, comme si c’était une page arrachée à un livre perdu. Rédiger le texte qui est écrit dessus en s'inspirant au besoin de certains genres littéraires (fantasy, romance, policier…).
Inclure cette phrase : La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents.



Trois frères

...en regardant sans cesse derrière lui dans la rue trop éclairée à son goût. Pourquoi ce foutu maire a t-il décrété de rallumer les lampadaires la nuit ? Cela risque de rendre ses petites occupations nocturnes illicites beaucoup plus périlleuses. Il peste intérieurement. La sécurité, la sécurité... Et sa propre sécurité alors ! Que le foutu maire en question soit Arnaud l'un de ses chers frères jumeaux, le fout encore plus en rogne ! Si totalement vêtu de noir dans une rue sombre, il devient presque invisible, en pleine lumière, autant s'accrocher direct dans le dos une pancarte avec en grosses lettres rouges le mot cambrioleur ! Le pire dans tout ça, c'est qu' Aristide, leur aîné de seulement quelques minutes, a eu l'idée géniale d'intégrer la gendarmerie ! Le pompon pour Anthony qui n'en mène pas large à l'idée de se retrouver un jour, ou plutôt une nuit, nez à nez avec son flic de frère.
Des trois, il est le seul à avoir comme qui dirait «mal tourné» ! Ah ça, pour sûr, il est loin, très loin d'être une copie conforme des deux autres ! Il a pourtant fini par dégoter un emploi stable et décent dans cette supérette de quartier mais ce n'est pas assez bien payé pour permettre à sa meuf de mener la vie de luxe dont elle rêve. Le jour, garnir des rayons et la nuit dégarnir des maisons momentanément vides, voilà à quoi il est condamné ! Heureusement, ses dignes frères et ses braves parents ignorent cette partie obscure de sa vie ! Sa mère et son père mourraient de honte s'ils savaient!
«La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents»
Il se rappelle fort à propos ce sujet de philo du bac qu'il avait su parfaitement développer à l'époque. Ça lui avait même valu un très honorable 13,5 ! Grâce à cette note, il avait été reçu avec la mention bien ! Il ne se doutait pas alors, à quel point l'avenir allait lui démontrer la justesse de cette assertion.
Trois frères jumeaux, élevés pareillement par des parents tout ce qu'il y a de bien, gentils, aimants, courageux, honnêtes comme on dit. Résultat des courses de cette éducation exemplaire : deux rejetons rangés, respectables et respectés, bons maris, bons pères, rien à redire ! Et lui le troisième larron, devenu voleur à la petite semaine pour satisfaire les gouts dispendieux d'une épouse aussi vénale qu'exigeante. On se pose des questions hein !
Il sursaute. Des pas résonnent dans son dos. Une voix l'interpelle. Cette fois...


 

05 avril 2026

Ma liste 109-Oscar

Klaxon, louper, manigances, nerveux oscar, patin, quelquefois, ruminer, saltimbanque, trépidant

Oscar

Les manigances de son patron pour le virer, juste parce qu'il l'a surpris en train de rouler un patin à sa secrétaire particulière, ça le met hors de lui ! Mais fois d'Oscar, il ne va pas se laisser faire ! Pas question de perdre son boulot maintenant ! Il ne veut pas retourner à son existence de saltimbanque ! Non pas qu'il ait vécu comme les gens du voyage dont on croise parfois les longs convois sur les routes, mais avant de décrocher cet emploi peinard, il a pas mal roulé sa bosse et galéré un max avant de se poser. Un rythme trépidant qui lui convenait très bien jusqu'à ce que son père décède brutalement, laissant seule et perdue sa pauvre mère. Pour la soutenir, il a renoncé à ses errances. Quelquefois la vie vous rattrape, vous secoue les puces et vous remet la tête à l'endroit, heureusement ! Puis il a rencontré Émilie. L'amour a parachevé sa transformation.
A ruminer son parcours chaotique d'avant et l'avenir sombre qui se profile, il a failli louper sa sortie. Imprudemment, il recule sur l'embranchement pour reprendre la bonne voie. Un concert de klaxons nerveux, salue cette manœuvre à haut risque. Il se retient à grand peine de baisser sa vitre pour faire un doigt d'honneur à tous ces automobilistes furax à juste titre, il le sait parfaitement !
Ne pas perdre son flegme... Pas maintenant. A la maison Émilie l'attend. Et leur adorable Maëlys de tout juste 2 mois ! Devenir papa a fini de muer l'espèce de vagabond qu'il a été en un homme calme, posé, responsable. Il s'est bien tenu jusqu'à ce minable faux pas. Il aime sa femme alors pourquoi a-t-il fallu qu'il se laisse piéger par cette allumeuse de Magali? Les explications allaient être rudes avec sa chérie.

04 avril 2026

Sujet 180 de Mil et une-Vieillir

Mot facultatif : cadeau
***

Vieillir


Est ce un cadeau de vieillir ?
Avoir comme l'on dit
L'avenir dans le dos. 
Marcher péniblement
En s'aidant d'une canne
Sans attendre des autres
Une aide ou un regard.

Est ce un cadeau de vieillir ?
Marcher, continuer
A aller de l'avant,
Portant à bout de bras
Sa vie, le poids des ans
Et tous ses souvenirs
Au fond d'un sac jetable.

Est ce un cadeau de vieillir ?
Se dit la vieille dame.
Chapeau noir sur la tête
Et long manteau ouvert,
Sans sourire elle avance,
Légèrement courbée
Sur le trottoir hostile.

Est ce un cadeau de vieillir?

©An'Maï

03 avril 2026

Proposition N°110 de Nanou

- Phrases : pot d’échappement - un regard furieux - occasions spéciales - une vie naturelle – le regard vide - ses culottes courtes - une grande inspiration.
- Mots ou expressions : s’anuiter – correspondance - pardessus – douloureux – partiellement
- et/ou Thème : TRISTESSE

s'anuiter : s'obscurcir avec la tombée de la nuit
se laisser surprendre par la tombée de la nuit 
***

Oleksandr

Dans son vieux pardessus gris, le regard vide et le cœur douloureux, ombre parmi les ombres de cette fin de journée,  Oleksandr errait dans la rue qui s'anuitait . Déjà, il ne voyait plus que partiellement le ciel, à la faveur d'une trouée dans les hauteurs, entre les tours gigantesques de la nouvelle résidence en cours de construction pour laquelle il faisait partie de l'équipe des poseurs de fenêtres. Il avait raté la dernière correspondance pour rentrer chez lui après de longues heures d'un travail épuisant sur le chantier. Il faisait encore froid. le printemps tardait à s'installer. Il allait devoir se taper deux bonnes heures de marche et supporter la fumée des pots d'échappement mal réglés, avant de retrouver la maigre chaleur de son logement, au dernier étage sans ascenseur d'une tour assez semblable à celles sur lesquelles il travaillait. Ça lui laissait le temps pour réfléchir avec tristesse à tout ce qu'il avait laissé derrière lui, là-bas en Ukraine, la terre de son enfance : une vie naturelle avec Olena sa femme bien aimée et Kostia, leur fils de 8 ans. Il les revoyait tous les deux le jour de son départ pour la France. Sa jolie et courageuse Olena qui luttait pour retenir ses larmes et Kostia, fier et droit dans son jean troué aux genoux, qui lui promettait de prendre soin de sa maman. A cet âge-là, lui ne portait pas de jeans. Il avait dû supporter ses culottes courtes jusqu'à 12 ans ! Le pantalon c'était uniquement pour les occasions spéciales.
Un coup de klaxon rageur le tira brutalement de ses souvenirs heureux. Il se retrouva confronté à un regard furieux, celui du chauffeur de taxi qui avait pilé net pour éviter de le percuter de plein fouet !
-Tu peux pas faire attention connard !
-Layno ! (merde !) ! Vybach mene! (excusez-moi !)  Lâcha-t-il cœur battant.
Aussitôt, le regard de l'homme au volant s'adoucit.
- Alors comme ça, tu es ukrainien ! Moi aussi ! Tu m'as l'air crevé mon pote ! Allez monte, ça gueule derrière ! Je te ramène chez toi. On en profitera pour parler un peu du pays. Moi c'est Nikolaï et toi ?
-  Oleksandr.
- Si je t'appelle Olek, ça te dérange ?
-Va pour Olek, Nikolaï !
-Ben moi, pour les amis c'est Niko, je préfère !
-Ok Niko ! Et merci répondit Oleksandr en prenant une grande inspiration. Il sentait la tristesse l'abandonner. Il n'était plus seul.
-De rien frère !
Ainsi débuta l'amitié entre deux exilés loin de leur patrie natale.
 

01 avril 2026

Liste 109

Klaxon, louper, manigances, nerveux, oscar, patin, quelquefois, ruminer, saltimbanque, trépidant

***

"Affaire à suivre" Chez Ecridelle
*
"Arrête toi!" Chez Nanou
*
"Nerveux au volant" Chez François
*
"Oscar et Suzette" Chez Claudie
*
"Oscar" Chez moi