Ecrire un texte avec les homonymes :ceint, sain, saint, seing, sein
et/ou
Si je vous dis SINGULIER ,vous pensez à quoi. Écrire un texte avec ce mot et ceux qui vous sont venus à l’esprit.:(en bleu dans mon texte)
et/ou
Acrosticher le mot SINGULIER
***
.J'ai choisi les deux premières propositions.
Un suspect singulier
Ce suspect-là, 33 ans, très propre sur lui malgré ses cheveux noirs et longs,, est différent de ceux auxquels Philomène et son équipe ont déjà été confrontés. Sa personnalité surprend parce qu'elle ne cadre pas avec celle d'un assassin ! Il a grandi dans un environnement très sain. Fils unique, aimé et choyé au sein d'un foyer bourgeois aisé, outre une excellente éducation, il a reçu de ses parents tout l'amour dont peut rêver un enfant. Adulte, il a suivi la même voie qu'eux en devenant à son tour professeur des écoles, les rendant extrêmement fiers de lui. A ses petits élèves, il enseigne avec sérieux et compétence, les arcanes de la conjugaison à tous les temps ,de la première personne du singulier à la troisième du pluriel. Il leur inculque aussi la grammaire, les mathématiques et autres bases de connaissances à acquérir en CM2. Certes ce n'est pas un saint mais avec ses grands yeux innocents, on lui donnerait facilement le bon Dieu sans confession. Pour autant Philomène n'est pas prête à lui fournir un blanc seing et à le libérer sans autre forme de procès. Quelque chose détonne chez lui en dépit du calme remarquable dont il fait preuve. Un calme insolite même, au regard des circonstances particulières qui ont amené à son interpellation. C'est une paroissienne chargée de préparer l'église pour les offices dominicaux, qui a signalé son comportement très étrange à la gendarmerie locale.
- Il est là au dernier rang, chaque dimanche matin, une bonne heure avant la grand messe. Au début, je trouvais ça un peu curieux, puis je me suis habituée à sa présence. Il prie à genoux. Ça dure un bon moment, quasiment jusqu’à l'arrivée des premiers fidèles. Après quoi il s'en va sans jamais assister à la messe. Bizarre non ? Et puis il y a eu dimanche dernier ! Je savais qu'il serait là ! Pas manqué ! Mais je vous jure sur la Bible qu'en le voyant, le front ceint d'une couronne d'épines comme le Christ, j'ai failli avoir une attaque ! Il était allongé dans le chœur, face contre terre devant l'autel, seulement vêtu d'un caleçon et il hurlait «Mea culpa ! Mea culpa !» en se frappant la tête sur le sol ! Je me suis dit qu'il devait avoir fait quelque chose de très grave pour agir ainsi, alors je me suis enfuie et j'ai décidé de prévenir la police !
L'enquête a trouvé sa conclusion quand, suite aux aveux du jeune enseignant, on a découvert, là où il a enterré chacun d'eux, les corps soigneusement enveloppés d'un drap blanc, de quatre enfants disparus sans laisser de trace. Quatre villages, quatre disparitions inexpliquées, quatre écoles où il a été en poste. A-t-il tué avant ? Cela reste encore à élucider. Pour l'heure il n'a avoué que ces quatre crimes.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
J'aime vos petits mots et j'y réponds avec plaisir. Merci