18 août 2026

Liste 117 et image 64-Ma participation

La liste : Solidarité, hasard, frémissant, prince, instinct, se tromper(ou tromper), spectaculaire, reprendre, erreur, accessoire
L'image
Les aveux (suite et fin de "L'énucléateur")

       Comme prévu, l'habituel stratagème «flic gentil-flic méchant» a  fini par fonctionner même s'il a fallu attendre le lendemain pour reprendre les hostilités.
    Après plus de quatre heures sous le feu roulant des questions, proprement cuisiné par Fanny et Alexandre qui se relayaient aurpès de lui avec une solidarité exemplaire, le meutrier présumé des membres de deux  familles -le père, la mère et leurs trois enfants - n'était plus très loin de se mettre à table, Philomène en était convaincue !  Son instinct aiguisé de chasseuse de criminels le lui criait ! Elle ne s'était que très rarement fourvoyée et elle se rappelait  chacune de ses erreurs de jugement avec une douloureuse précision,.  Des erreurs qui l'avaient amenée à relâcher un suspect et qui lui avaient valu quelques remontrances  spectaculaires  de  la part de ses supérieurs ! Mais cette fois, elle ne se trompe pas !  Rodrigue Delavenne est coupable, elle en est sûre.. Il est celui qui a signé ses crimes en épinglant sur le corps du père de chaque famille assassinée,  le même petit mot  écrit en lettres gothiques noires :  «Le prince de la mort»,  et en glissant ente les mains jointes de la mère, une plume noire. Il faut être particulièrement retors pour se balader  avec des accesooires tels que des épingles de couturère et des plumes de corbeau ! Se dit-elle.
    Quand elle repense à son arrestation, elle doit reconnaître que le hasard fait parfois bien les choses et que les rêves prémonitoires, ce n'est pas toujours de la daube comme le lui affirmait  son défunt mari. en se moquant d'elle. La veille, fatiguée et énervée plus que de raison par cet interrogatoire qui ne menait à rien,  elle  a décidé de prolonger de 24 heures la garde à vue de Rodrigue Delavenne ! Lequel Rodrigue, qui l'eût cru, n'avait curieusement pas demandé l'assistance d'un avocat !
    - Je n'ai rien fait ! Vos accusations ne tiennent pas la route ! S'est il contenté de lâcher sans perdre une once de son flegme  tandis qu'on l'enfermait pour la nuit. 
    Un calme anormal pour Philomène qui a vu plus d'un suspect sortir de ses gonds lors de la mise en cellule ! 
    Alors que débute la deuxième phase de sa garde à vue, il semble un peu moins assuré et réclame la présence de son avocate. A peine arrivée la jeune femme s'insurge contre les méthodes arbitraires de la police. 
    -Vous n'avez rien contre mon client, je vous demande de le libérer immédiatement! Jette -t-elle d'un ton mordant.
    -Il est soupçonné de meurtre Maître et tant que  nous n'aurons pas élucidé les raisons de sa présence près de cette école, nous  continuerons à l'interroger. Plus vite il  nous donnera des explications plausibles, plus vite nous le libérerons De plus, il a insulté et menacé un agent de police,  ce fait à lui  seul justifie que nous le gardions encore un peu, le temps de vérifier qu'il n'était pas sous l'emprise de stupéfiants. Les analyses sont en cours.
    Pour ce qui est de son arrestation, il n'a été interpellé que  parce ce qu'il a insulté très grossièrement un agent qui venait de le verbaliser pour stationnement gênant devant l'école. Il aurait juste pu obtempérer et s'en aller mais il s'est brusquement mis à il vociférer en montrant  à l'agent un poing serré et menaçant. Ce qui ne collait pas du tout avec son apparence très classe.
    - J'attends ma femme et mes enfants espèce de connard ! Hurlait-il  en désigant  une  maman qui sortait de l'école avec une petite fille de pas plus de deux ans dans sa poussette, escortée  par un garçonnet boudeur  et une fillette rieuse.    
    C'est cette coïncidence  qui a fait naître les soupçons de Philomène, soudain intimement persuadée qu'elle tenait l'énucléateur.
    Quant au rêve qu'elle a fait la nuit d'avant, alors qu'elle ne fait plus que d'affreux cauchemars au cours desquels elle revit sans cesse la mort de son mari, cette fois ça a été différent, presque apaisant. Elle était devant une belle porte  ouvragée en chêne massif.. De la serrure  joliment travaillée où était fichée une clé dorée, jaillissait une chaude  lumière.. Par le trou, elle pouvait entrevoir une forêt illuminée par le soleil.. Derrière elle, elle sentait la présence rassurante de son mari. «Tourne la clé, ouvre la porte, la vérité se cache derrière ! Mais n'oublie jamais mon amour, que la beauté cache souvent la noirceur», Lui murmurait-il.
    Face au suspect, cet avertissement onirique lui revient. Elle a pris la relève, bien décidée à forcer la serrure mentale de ce bel homme  si sûr de lui qui la nargue du regard ! 
    -C'est étrange, attaque-t-elle d'emblée, qu'on vous ait interpellé alors que vous prétendiez attendre votre épouse et vos enfants. Laquelle, aux dires de l'agent qui a procédé à votre arrestation,  était en fait attendue par son mari dont la voiture était dûment  garée sur le parking en face de l'école ! Une  mère, un prère, trois enfants dont les âges respectifs correspondent exactement à ceux de vos victimes ! Pourquoi ce mensonge si vous n'avez rien à vous reprocher ?
    C'est alors que le masque hiératique de Rodrigue Delavenne a commencé à se craqueler avant de se dissoudre totalement.  Le souffle suspendu, Philomène n'avait plus qu'à attendre qu'il se libère.
    Avec une espèce de jubilation malsaine qui les a tous laissés frémissant d'horreur, il a raconté  sans jamais perdre son demi sourire ironique et sans omettre le moindre détail, chacun des crimes qu'il a commis. Les deux dont il était accusé plus  dix autres étalés sur  quinze ans. Des  massacres sanglants qu'on n'a pourtant jamais reliés à lui. Et pour cause ! S'il s'agisssait chaque fois de familles,  le sexe,l'âge et le nombre des enfants n'étaient pas déterminant. même s'il n'y en avait jamais plus de trois. De surcroit,  chaque fois le mode opératoire était différent !  Seules les deux dernières familles étaient composées de la même façon; tant pour l'âge  de chacun des membres que pour le sexe des enfants. Et surtout, ces deux derniers massacres  étaient  ostensiblement signés de la même facon, comme si Rodrigie Delavenne avait voulu se faire arrêter. Sa présence près de l'école,  sa réaction bruyante contre l'agent de police,  le fait qu'il désigne la jeune mère et ses troiis enfants, tout cela attestait qu'il était prêt à tuer à nouveau, qu'il avait déjà repéré ses furures victimes et qu'en même temps, il avait tout fait pour  qu'on l'en empêche..
. «Merci chéri !» Murmure Philomène 
- Affaire classée ma Philo  ? Pas si sûr ! Il te reste une porte à ouvrir  pour avoir la réponse à ta dernière question : pourquoi ? A-t-elle cru entendre.

2 commentaires:

  1. Quel C.V. criminel, et dire qu'il y en a.... amitiés jill

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  2. Je le prenais pour un pervers sexuel à la sortie des écoles, il est encore pire que ça.
    Ce ne sont pas des rêves prémonitoires, mais des cauchemars, pourquoi pas ?
    Bonne semaine

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J'aime vos petits mots et j'y réponds avec plaisir. Merci