Les mots
Coulisses,enchanter, intensité, apparences, visiblement, subtilité, maintenir, décalé, ambiguïté, enthousiasme
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L'image
Coulisses,enchanter, intensité, apparences, visiblement, subtilité, maintenir, décalé, ambiguïté, enthousiasme
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L'image
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Leila
Comme
les autres, Leila fixe avec intensité
l'écran de son portable, comme les autres, elle est visiblement
captivée
par ce qu'elle regarde.
Comme les autres ce qui capte toute son attention, ne provoque chez
elle aucun enthousiasme.
Ses mains selon toute apparence,
ne semblent avoir d'autre fonction que de maintenir
ce petit objet à portée de sa vision. Si encore ce qu'elle voit
avait un tant soit peu le pouvoir de l'enchanter
!
Mais non ! La subtilité
machiavélique de cet appareil du quotidien,
c'est cette faculté qu'il a de vous faire croire que vous êtes
connecté aux autres alors qu'en réalité et sans ambiguïté,
il vous en isole irrémédiablement !
J'en veux pour preuve la scène muette que j'ai vu se jouer hier.
Leila était assise
sur un banc public près
de Carmen, sa meilleure amie. Non loin d'elles, en coulisses,
je les ai observées. Tristement, je l'avoue, j'ai assisté à un
dialogue totalement décalé,
pour moi en tout cas ! Les deux jeunes femmes se parlaient à coups
de pouces ultrarapides sur leur portable. Elles faisaient preuve
d'une incroyable dextérité, j'en conviens,
mais là, et pourtant côte à côte, elles auraient tout aussi bien
pu être chacune sur une planète différente !
Nous
sommes la multitude des esclaves de nos portables. Nous sommes les
hyper connectés,seuls au milieu des autres. Nous ne les regardons
plus, nous ne leur parlons plus comme nous le faisions avant
l'apparition de ce Dieu minuscule mais omniprésent. Bientôt, nos
pouces hypertrophiés remplacerons définitivement cette lanque,
cette bouche, indispensables outils de chair qui nous servaient à
communiquer entre êtres humains.
Demain,
nous serons tous des robots asservis à nos portables. Ne le sommes
nous pas déjà?
-Allo,
Carmen ? Pourquoi ne me réponds-tu pas ?
Silence
radio....
-
Allo ! Allo ! Répètait Leila passablement énervée
Sur
le banc, à côté d'elle, ne restait que le portable.
Silencieux...
Un trait de notre société d'aujourd'hui, et ce portable devenu vital, sans qui.... comment revenir en arrière.... Merci, amitiés jill
RépondreSupprimerCher portable oui, en effet, hélas ! Bonne journée Anne-Marie. Bisous
RépondreSupprimerTu as bien décrite cette maladie du portble qui envahit notre jeunesse.
RépondreSupprimerFrnçois
Bonjour ma Copine
RépondreSupprimerAlors là c'est vraiment ça !! Le nouveau monde que j'ai envie d'appeler souvent ""Les invisibles "" car c'est ce que nous sommes devenus chacun les uns pour les autres bien que ce ne soit pas encore tout à fait une généralité mais on on en est pas loin ! Ce à quoi je me refuse totalement ! Mon portable me sert beaucoup certes mais quand je me balade il n'est là que pour surveillance de mon capteur glycémique ! En voiture je ne réponds pas, quand des amis sont à la amsion il est en sourdine ! Sinon c'est la dépendance totale et j'en vois beaucoup autour de moi. C'est désolant !!!
C'est malheureusement la réalité.
RépondreSupprimerQuand mes petits-fils viennent, il n'y en a que pour le portable.
Bonne journée.
https://ecrisdelle.blogspot.com/2026/06/vous-netes-pas-seuls-le-savez-vous.html
RépondreSupprimerVoilà ma participation ! Pour ton retour j'ai concocté quelque chose fururiste quoique !!!!
Et si...Mais ça fait peur quand même. Merci ma copine pour cette histoire fantastique ! Bisous
SupprimerC'est publié, bonne journée.
RépondreSupprimerhttps://claudielapicarde.blogspot.com/2026/06/ecriture-partagee-mai.html
Merci pour ce texte qui rejoint ma propre réflection. Lors des repas en famille, je bataille pour que les portables ne soient pas invités à table ! Bisous
SupprimerChère Anne-Marie
RépondreSupprimerJ'ai été touchée par ton texte :
Tu y dévoiles avec beaucoup de sensibilité cette fausse proximité que créent les écrans et la solitude qu'ils installent en silence.
La scène de Leila et Carmen est poignante, presque symbolique.
Une très belle interprétation !
Bien amicalement, Marie Sylvie