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Atelier d'écriture pour le mois d'avril -
A partir de cette photo
et de ce livre :
"L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau et autres récits cliniques"
d'Oliver Sachs
***
Rupture
L'homme
l'a posée là comme on pose un chapeau
Ou
comme un pardessus sur son porte-manteau.
Il
l'a déposée là , l'aurait-il oubliée?
Depuis
sa femme attend, la mine résignée.
Une
tasse à la main, dans l'autre une revue
Qu'en
le guettant, dix fois déjà elle a relue,
Elle
fixe le vide, la belle élégante,
Cela
lui donne en fait, une allure distante.
«Attends-moi,
je reviens !» C'est ce qu'il a promis.
Mais
son attente est vaine. Enfin elle a compris !
Sous
son joli bibi, son étole de reine
La
femme abandonnée à la mine lointaine,
Ne
voit rien, n'entend rien, perdue dans ses tourments.
Son
mari l'a quittée, d'un coup c'est évident !
Il
a pris son chapeau, ses claques et ses cliques.
Voilà
d'une rupture le récit clinique.
***
Proposition 316 : Quand e héros change de costume
Pas si blanche
Ma mère est morte quand j'étais
bébé. Mon père s'est très vite remarié et m'a confiée à une
nourrice à qui j'en ai fait voir de toutes les couleurs en
grandissant. Petite fille modèle devant lui, je faisais les
quatre cents coups dans son dos ! Ma belle-mère avait beau être
adorable, je ne l'aimais pas. Elle m'avait volé l'amour exclusif de
mon père et je rêvais de me venger d'elle ! Ma nounou satisfaisait
le moindre de mes caprices. Je faisais tout ce que je voulais. Dormir
jusqu'à pas d'heure, passer du temps à me pomponner devant mon
miroir qui me disait toujours que j'étais la plus belle. Il faut
avouer que j'avais menacé de le casser s'il osait me montrer une
mauvaise image de moi. Capricieuse, coléreuse, égoïste, pas du
tout blanche comme neige, voilà qui j'étais ! Et je poussais, comme
poussait dans mon cœur une haine féroce contre ma belle-mère.
Sitôt qu'elle tentait la moindre approche pour m'amadouer, je
filais, dans les bois.
Un
jour, j'y ai rencontré tout à fait par hasard sept copains dont le
plus grand m'arrivait à la taille. Ils étaient tous à ma botte ces
bonshommes ! Lors d'une visite chez eux, j'ai avalé de travers une
pomme pourrie et j'en suis quasi morte ! Comme je ne rentrais
pas, c'est ce qu'ils ont tous cru au château ! S'il n'y avait eu
ce bécasson de Prince Charmant, j'en serais sûrement encore à
subir les pleurs de mes copains nains au-dessus de mon cercueil de
verre !
Le
jour de mon mariage avec le Charmant nigaud, ma belle-mère et mon
père ont été invités en tant que souverains du royaume voisin. Je
ne vous dis pas leur stupéfaction quand ils ont découvert
l'identité de la mariée ! Inénarrable ! Le mieux c'est que mon
papounet a gobé les yeux fermés le conte que je lui ai servi en
feignant de recouvrer la mémoire : une pomme empoisonnée apportée
par la reine déguisée en sorcière ! Elle a eu beau jurer qu'elle
n'y était pour rien, il ne l'a pas crue.
Jugée
pour un crime qu'elle n'a pas commis, elle est condamnée à danser
jusqu'à ce que mort s'ensuive dans des souliers de fer chauffés au
rouge ! Et après ça on me dira que la vengeance est un plat qui se
mange froid ! Je rigole !
Coucou, bravo pour tes quatrains, j'aime beaucoup la photo qui m'inspirerait une autre histoire... quant à ton conte noir, cela pourrait transparaître dans beaucoup de familles recomposées, où d'un côté comme de l'autre, cela ne doit pas être simple, pourtant il suffirait de faire des efforts pour être pleinement heureux, mais là n'était pas le but de l'histoire, quant à la pomme empoisonnée, bah, elle n'en est pas morte, continuant malheureusement de sévir ! le papounet est tout autant fautif que sa fille. Bonne continuation dans tes écrits, bisous lumineux.
RépondreSupprimerIl est peut-être parti cherché des cigarettes le monsieur.
RépondreSupprimerquant à Blanche-Neige, excuse le terme, mais c'est une sale garce.
J'ai beaucoup aimé te lire.
bon week-end.
On voit que tu aimes te plonger dans l'écriture ;-) bien joué encore, douce soirée, bises jill
RépondreSupprimerComme c'est bon en tout, Anne-Marie !!! Bisous
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