Un vieux poème pour une réalité toujours d'actualité, hélas !
La complainte du sans-abri
« J’ai froid ! » dit l’homme seul, sur son bout de trottoir,
Tu vas pouvoir dormir bien au chaud sous ta couette…
Je n’ai pour me couvrir, qu’un carton sur ma tête,
Je ne veux pas mourir, comme un chien dans le noir,
J’ai froid…Je tends la main…Tu ne veux pas me voir
Ils sombrent dans l’oubli, les mots de l’Abbé pierre
Combien ferment les yeux, face à notre misère
Alors qu’un seul regard peut nous rendre l’espoir.
J’ai froid, j’ai faim j’ai mal… je quête un peu d’amour,
Pas juste une piécette au fond de ma sébile.
J’ai tout perdu tu sais, mon toit et ma famille…
Regarde-moi, veux-tu, un instant, sans détour.
Regarde-moi, j’ai froid, tu peux me réchauffer
En me tendant la main comme à l’un de tes frères
En m’offrant de tes yeux la radieuse lumière.
Je ne serai plus seul si tu sais t’arrêter.
Je ne veux pas des gens, charité ni pitié
Ce qui me fait souffrir, c’est leur indifférence
Ou qu’ils fassent semblant d’ignorer la souffrance
De tous les sans-abri qui peuplent leurs cités.
« J’ai froid ! » Dit l’homme seul sur son bout de trottoir…
Combien d’indifférents vont détourner la tête ?
Merci toi l’inconnu, pour cette cigarette,
Pour cette main tendue, pour ce regain d’espoir.
01-11-2019
©Anne-Marie Lejeune

Comme je fais mien ces mots !! Je les plains ces sans abri...Parfois même ils sont là en travaillant mais pas assez de revenus pour avoir un appartement c(est honteuc car tous n'ont pas de la famille ou des amis pour les aider !
RépondreSupprimerIl y a 5 ans, ON nous dit il n'y aura plus de sans abri dehors !! Mais ce ON ne doit pas souvent aller voir les rues de nos villes !!
C'est un très beau texte toujours d'actualité.
RépondreSupprimerQuand je repense à 2017 et aux mots de notre président, plus personne ne dormira dans la rue d'ici la fin de l'année. Nous sommes loin d'y être.
Bises
En profonde communion de pensées et prières,
RépondreSupprimerton magnifique poème est toujours d'actualité
chère An-Maï, des bisous lumineux, tendre amitié.
Emma-mfm.
On aimerait poser le mot fin sur cette situation qui est loin d'être rose en hiver, en prime... mais....... amitiés, jill
RépondreSupprimerChère Anne Marie,
RépondreSupprimerQuel texte bouleversant !
Ta " Complainte du sans-abri" saisit avec une grande justesse le contraste entre le confort de ceux qui sont "sous la couette" et la solitude glaciale du " bout de trottoir".
La répétition de ce cri " J'ai froid" agit comme un leitmotiv qui transperce le lecteur.
C'est un appel à l'humanité très puissant qui dénonce avec force l'indifférence, montrant que parfois un simple regard ou une main tendue valent plus qu'une pièce au fond d'une sébile.
Cette répétition nous rappelle que derrière les chiffres, il y a des visages et des vies brisées qui ne demandent qu'un peu d'humanité.
En ce début d'année 2026, alors que le plan " Grand Froid" est activé dans de nombreux départements et que les centres d'hébergements sont saturés, ton poème écrit en 2019 n'a malheureusement pas pris une ride.
C'est un hommage poignant qui nous rappelle que ce combat contre la misère et l'oubli est, hélas, toujours d'actualité.
Merci pour ces vers pleins d'empathie !
Bien amicalement, Marie Sylvie
Superbe poème, Anne-Marie !!!
RépondreSupprimerBon dimanche,
Gros bisous
Bonsoir Anne Marie, permettez moi tout d’abord de vous souhaiter une très belle année 2026, qu’elle vous apporte douceur, sérénité, inspiration et une santé solide pour accompagner chaque jour avec confiance, je viens de découvrir votre poème et c’est moi qui me suis invité dans votre univers sur votre liste d'amis, je tenais à vous remercier pour la force et la sensibilité de vos mots, votre écriture porte une humanité profonde, un regard juste et bouleversant sur une réalité trop souvent ignorée, vous donnez une voix à ceux que l’on ne voit plus et votre texte résonne longtemps après la lecture, je vous suivrai avec plaisir, et si le cœur vous en dit, je serais honoré de vous accueillir également dans mon propre espace d’écriture, j’y dépose mes mots avec sincérité et savoir qu’ils peuvent trouver un écho serait un véritable bonheur, je vous souhaite une très belle soirée, avec toute ma considération, Regan.
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