Un petit clin d'œil pour Ecridelle avec cette version un peu moins "à l'eau de rose" où l'on retrouve Philomène Larivière en pleine enquête avec ses deux coéquipiers
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Silencieux,
frisson, rosée, colère, voyage, éternité, amour, respect,
multitude, soupir
Le
crime de la Saint-Valentin
Le
cadavre étendu dans l'herbe humide de rosée de ce frais
matin du 14 février pose à Philomène Larivière et à ses
lieutenants, Xavier et Agathe, plus de questions qu'il ne leur
apporte le plus petit élément de réponse. La seule chose que la
réputée Philomène peut dire avec certitude, c'est que la victime,
un homme d'une quarantaine d'année, a entrepris son voyage
vers l'éternité la veille aux alentours de 16 h-17 h, vu la
rigidité cadavérique de son corps. Le jogger très matinal qui l'a
découvert, a aussitôt appelé la police. Il était exactement 7 heures du mat'.
Parmi
la multitude d'enquêtes qu'elle a menées, celle-là risque
d'être l'une des plus étranges. Elle pousse un soupir de
frustration en classant d'emblée cette affaire dans la catégorie
"ésotérisme", celle qu'elle déteste le plus au monde !
Le
corps, totalement nu, d'une pâleur extrême, git les bras en croix
au pied d'un pommier où finissent de pourrir quelques fruits. Une
mise en scène macabre soigneusement écrite par l'assassin, homme ou
femme, qui a commis ce crime horrible. La première chose qu'elle a
vue et qui a fait naître un frisson le long de son échine,
c'est le cœur, sanguinolent, posé sur la bouche de l'homme
exsangue. Puis, la poitrine soigneusement recousue après extraction
de l'organe. Agathe, enceinte de trois mois, est allée vomir dans un
buisson, soutenue par Xavier qui prend grand soin de sa femme. Les
détails qu'elle découvre au fur et à mesure, la confortent dans
sa première analyse. Ça ressemble fort à un crime rituel, ce qui
impliquerait qu'il a été méticuleusement préparé et non pas
perpétré sous le coup de la colère. Les mains du mort,
paumes en l'air, sont clouées au sol par des piquets de clôture
comme on en voit autour des prés de pâturage. On a posé sur ses
yeux et sur son sexe flasque, une rose rouge sans sa tige. Autour de
sa tête, sont disposées des roses blanches qui forment comme une
auréole.
Signes de respect ? D'amour peut-être...
Jusque
là silencieux le médecin légiste avance une hypothèse qui
a déjà fait son chemin dans l'esprit méthodique de Philomène :
-Des
points de couture soignés, le cœur posé sur la bouche, des roses
rouges sur les yeux et le sexe, des blanches autour de la tête. Ça
sent la femme trahie qui portait cet homme aux nues. C'est un saint
qu'elle vénérait, c'est un traître qu'elle a tué.
-Vous
avez raison Antoine ! Nous allons creuser dans ce sens et chercher la
femme.
-
On va creuser et trouver patronne ! Acquiescent en chœur Xavier et
Agathe, un peu pâle mais remise de ses émotions.

Avec une telle profession on doit en voir de toutes les couleurs, la preuve !!! Merci, amitiés, jill
RépondreSupprimerOh ma copine, j'espère ne pas t'avoir blessée avec mon commentaire sur le défi précédent de Nanou ! Si cela est le cas pardonne moi. Mais j'avoue que celui çi laisse planer une enquête mystérieuse dont je vais suivre les péripéties c'est sur !! Mon nouveau détective va être jaloux lol lol
RépondreSupprimerMais non, rassure toi ! Tu m'as titillé les neurones et ça, j'achète ! Et puis il semblerait que Philomène brûlait de reprendre du service ! C'est l la gamine un rien fleur bleue qui sommeille en moi ,qui me fait inventer de belles histoires d'amour comme j'en lisais beaucoup à l'époque. Ma nourrice vérifiait tous les livres que je prenais à la bibliothèque, il fallait que ce soit gentillet, rose bonbon. Un jour, j'ai eu en cadeau "Alice détective" qui a été mon premier policier. J'avoue que j'aime encore les histoires d'amour qui commencent mal et finissent bien ! Finalement, je reste une romantique impénitente !
SupprimerCoucou, et bien, à vous lire, je remarque aisément que vous ne manquez pas d'inspiration, l'imagination fleurit à vitesse grand V, j'admire cela, je n'arriverais pas à écrire des nouvelles comme les vôtres, d'autant que j'ai beau laisser reposer mes textes, mon œil du lendemain découvre toujours des redondances que je m'empresse de corriger mais comme il s'agit de poésie, j'ai moins de mal à suivre ma relecture...
RépondreSupprimerJ'ai souri en lisant "Philo qui mène La rivière" à la danse... de Xav' à l'gât' ne gâtant en rien Agathe... dans la nouvelle affaire qui leur incombe. Ghyzou n'y verra pas d'inconvénient. Belle journée mes amies.
PS à An-Maï : je t'envoie par courriel ma création concernant ton défi cadre-image 5 qui aurait dénoté un jour de la Saint-Valentin que je souhaite gai pour une majorité d'entre nous ! Bisous.
Je ne vois aucun inconvénient aux écrits de chacun d ailleurs Emma...
RépondreSupprimerUne enquête qui commence bien même si les circonstance ne plaisent pas trop à Philomène.
RépondreSupprimerBon week-end.